Traité de Joinville, 31 décembre 1584

Traité de Joinville, 31 décembre 1584

Traité de Joinville, 31 décembre 1584

Le traité de Joinville (31 décembre 1584) était un accord entre Philippe II d'Espagne et les catholiques français les plus radicaux, dirigés par Henri, duc de Guise, visant à empêcher le protestant Henri de Navarre de monter sur le trône de France.

Le 10 juin 1584, François, duc d'Anjou, frère cadet et héritier d'Henri III, décède, laissant la Navarre héritière du trône de France. C'était inacceptable pour Guise et ses partisans, et pour Philippe II (qui avait également intérêt à maintenir la France instable). Philip était prêt à soutenir le côté catholique dans les guerres civiles françaises en cours et a envoyé un envoyé au château de Guise à Joinville pour négocier un traité.

Philippe II était représenté par Juan Baptista de Tassis, jusqu'à récemment ambassadeur d'Espagne à la cour de France, et Juan Moreo, commandeur des Chevaliers Hospitaliers de Malte.

Les catholiques français étaient représentés par Henri, duc de Guise et Charles, duc de Mayenne. Guise représentait également son frère, le cardinal Louis de Guise et ses cousins, Charles, duc d'Aumale et Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf

Enfin, les catholiques avaient leur propre candidat au trône, le cardinal Charles de Bourbon, représenté par François de Bourbon.

Les clauses les plus importantes du traité voyaient les deux parties reconnaître le cardinal de Bourbon comme héritier du trône de France, excluant tous les prétendants hérétiques. La Ligue a accepté d'éliminer le protestantisme en France. En retour, Philippe II a promis de payer à la Ligue 50 000 couronnes-or par mois, bien qu'il s'agisse d'un prêt à rembourser par le cardinal après son accession au trône.

Le Cardinal devait également ratifier le traité du Cateau Cambrésis, qui avait mis fin à la cinquième guerre Habsbourg-Valois (1551-1559), s'engager à une alliance éternelle avec Philippe II et ses successeurs, de ne gêner en aucune façon le commerce espagnol avec les Indes et d'accepter les décrets du Concile de Trente.

Le traité de Joinville a été une étape clé vers le déclenchement de la huitième guerre de religion (1585-1589), ou la guerre des Trois Henries, le début de 15 ans de guerre civile en France. La Ligue catholique de Guise a rapidement pris le contrôle de grandes parties de la France, et finalement Henri III a été contraint de se réconcilier avec la Ligue, se rangeant contre les Huguenots.


23 décembre – Duc de Guise

Prince de Joinville, et en 1563 troisième duc de Guise, né le 31 décembre 1550, fils de François de Guise et d'Anne d'Este décédé à Blois, le 23 décembre 1588.

Portrait d'Henri Ier de Lorraine, 3e duc de Guise

Les rumeurs qui attribuaient à Coligny une part dans le meurtre de François de Guise saluaient en le jeune Henri de Guise, alors âgé de treize ans, le vengeur de son père et le chef du parti catholique. Alors que le cardinal de Lorraine conserve l'ascendant et les nombreux adeptes de sa famille, le jeune Henri, quittant la France, n'a aucune part à la réconciliation rafistolée à Moulins entre sa mère et Coligny. En juillet 1556, il se rend en Hongrie pour combattre au service de l'empereur contre les Turcs. De retour en France, il participa aux deuxième et troisième guerres huguenotes, se distinguant aux batailles de Saint-Denis (1567), Jarnac, Moncontour, et à la défense de Portiers (1569) contre Coligny. Sa prétention (1570) à la main de Marguerite de Valois, sœur de Charles IX, offensa gravement le roi, mais il fut remis en grâce en épousant en hâte Catherine de Clèves (1548-1633), veuve du prince de Porcien et filleule de Catherine de Médicis, remarquée pour la frivolité de sa jeunesse et pour l'étrange liberté avec laquelle elle avait fait peindre ses amants dans son livre d'heures comme crucifiés.

Entre 1570 et 1572 Henri de Guise est très troublé par l'ascendant de Coligny et des protestants dans les conseils de Charles IX. A des craintes suspectes similaires, partagées par Catherine de Médicis, il faut faire remonter le massacre de la Saint-Barthélemy. Guise fut accusé d'avoir donné l'impulsion en stationnant Maurevers (22 août 1572) sur la route empruntée par Coligny, et lorsque le lendemain Catherine de Médicis insista pour que, pour prévenir une explosion de vengeance protestante, Charles IX devrait ordonner la mort de plusieurs de leurs chefs, Guise a été appelé au palais pour arranger l'exécution du plan. Pour le massacre et les proportions déplorables qu'il a pris, voir la Saint-Barthélemy. Dans la nuit du 24 août, Henri de Guise, avec un corps d'hommes armés, se rend à la demeure de Coligny, et tandis que ses serviteurs tuent Coligny, il attend à cheval dans la cour et s'écrie : « Est-il bien mort ? #8221 En repoussant les attaques répétées des huguenots à la bataille de Dormans (10 oct. 1575) pendant la guerre des huguenots, Henri reçut une blessure à la joue qui lui valut désormais d'être connu, comme son père, comme Le Balafré. Son pouvoir augmenta et il fut considéré comme un second Judas Machabeus. Sa popularité était maintenant si grande qu'un contemporain écrivit : "C'est trop peu pour dire que la France était amoureuse de cet homme qu'elle avait envoûté par lui."

Henri III en tant que duc d'Anjou

Le roi Henri III commençait à sentir que sa propre sécurité était menacée, la puissante famille commençait à aspirer au trône. En 1576, la Sainte Ligue s'organise, centrée à la fois sur le héros populaire Henri de Guise, et dispose en quelques mois de 26 000 fantassins et 5 000 cavaliers. Le but de la Ligue était de défendre la religion catholique en France. Plus tôt encore à Toulouse (1563), Angers (1565), Dijon (1567), Bourges et Troyes (1568), des ligues catholiques s'étaient constituées, composées de bourgeois fidèles et pieux. En 1576, cependant, la Sainte Ligue s'établit parmi la noblesse et, selon une déclaration répandue dans toute la France par Guise, cette association de princes, seigneurs et gentilshommes avait un double but : 1° établir dans sa plénitude la loi de Dieu pour restaurer et maintenir le service saint de Dieu selon la forme et la manière de l'église sainte, catholique, apostolique et romaine pour préserver le roi Henri III dans l'état de splendeur, d'autorité, de devoir et d'obéissance qui lui sont dus par ses sujets , mais à condition que rien ne soit fait au préjudice de ce qui pourra être enjoint par les États généraux. (2) Restituer aux provinces et états du royaume, sous la protection de la Ligue, leurs anciens droits, prééminence, franchises et libertés tels qu'ils étaient depuis Clovis, le premier roi chrétien, et comme bien mieux et plus rentables, si des améliorations étaient possibles, car elles pourraient être faites sous la protection de la Ligue. Dès le début, donc, une tendance à la fois décentralisée et catholique caractérise la Ligue.

Les huguenots prétendirent bientôt avoir découvert dans les papiers d'un certain Jean David que les Guise avaient fait parvenir à Rome un mémoire prétendant qu'en raison de leur descendance de Charlemagne, Henri III leur céderait le trône de France.

Henri de Lorraine, troisième duc de Guise.

La Ligue s'est d'abord organisée en Picardie, sous la direction du maréchal de Humières, gouverneur de Péronne, de Roye et de Montdider, puis dans d'autres provinces, et enfin à Paris, sous la direction du avocat, Pierre Henequin, et les Labruyère, père et fils. Henri III, craignant de devenir prisonnier des forces catholiques, signa aussitôt avec les protestants la paix de Beaulieu, par laquelle il leur accorda d'importantes concessions, mais aux États généraux (novembre-décembre 1576, l'influence de la Ligue fut prépondérante. Par l'édit du 1er janvier 1577, la Cour annula la paix de Beaulieu, et Henri III se joignit même à la Ligue.Ce fut le signal de deux nouvelles guerres de religion, au cours desquelles les talents militaires et le zèle catholique d'Henri de Guise naturellement contraste avec la lâcheté et la politique hésitante du roi : le premier s'impose de plus en plus nettement comme le chef du parti catholique, tandis qu'Henri de Navarre, le futur Henri IV, se pose désormais en champion des protestants.

Entre-temps survient la mort de François de Valois (10 juin 1584), frère d'Henri III et héritier présomptif du trône. Il était tout de suite évident que la dynastie des Valois s'éteindrait avec Henri III, et qu'Henri de Navarre, chef des protestants, serait l'héritier naturel du trône. Henri de Guise et la Ligue résolurent aussitôt de parer à l'éventualité d'un tel événement. D'une part, pamphlétaires et généalogistes, tournés vers l'avenir, écrivirent d'innombrables brochures pour prouver que les Guise étaient les vrais descendants de Charlemagne, et que, comme Pépin le Bref, ils pourraient, avec l'aide du Saint-Siège, monter le trône de France. D'autre part, Henri de Guise conclut le traité de Joinville (31 déc. 1584) avec Philippe II d'Espagne et le fit ratifier par Sixte V. Celui-ci stipulait qu'à la mort d'Henri III, le cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen (1520-1590), troisième fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, doit être reconnu comme héritier de la couronne, « à l'exclusion de tous les princes du sang français actuellement hérétiques et rechuteurs ». Le cardinal de Bourbon publia un manifeste à cet effet (1er avril 1585). Philippe II d'Espagne accorde à la Ligue une subvention de 50 000 écus par mois en plus du clergé et de la petite bourgeoisie de Paris organisés pour la défense catholique, bien que la municipalité soit hostile à la Ligue.

La guerre civile éclate alors, et par le traité de Namours, Henri III prend parti pour la Ligue et révoque tous les édits qui accordaient la liberté aux protestants (18 juillet 1585). Lorsque Sixte V fut assuré qu'Henri III et Henri de Guise s'étaient mis d'accord, il lança une Bulle d'excommunication contre le futur Henri IV. Tant qu'il avait été sollicité pour soutenir les Guise contre Henri III, le pape avait temporisé, mais maintenant que la Ligue opérait sous l'autorité royale, il s'immisça en faveur du mouvement. Les Guise cependant soulevèrent toute la Champagne et la Picardie, et prirent Toul et Verdun. Leur lieutenant, Anne de Joyeuse, est battue à Coutras par Henri de Navarre, mais les victoires d'Henri de Guise à Vimory (26 octobre 1587) obligent le retrait des troupes protestantes allemandes. Un comité secret organisa la Ligue à Paris. En province, il était soutenu par la noblesse, mais à Paris, il tirait sa force du petit peuple et des ordres religieux. Le comité secret, d'abord cinq membres, puis seize, divisa Paris en quartiers, et dans chaque quartier préparait la guerre. Bientôt trente mille Parisiens se déclarent prêts à servir Guise, tandis qu'en chaire les prédicateurs de la Ligue défendent dans un langage passionné les droits du peuple et du pape. De plus, d'accord avec Philippe II, Guise envoya le duc d'Aumale renverser les places fortes de Picardie, afin d'assurer par ce moyen une voie de retraite vers l'Invincible Armada, qui était envoyée en Angleterre pour venger Marie Stuart, nièce de François de Guise, exécuté sur ordre d'Élisabeth (8 février 1587).

Henri III prit alors peur et ordonna à Henri de Guise de rester dans son gouvernement de Champagne, il entra néanmoins à Paris, au mépris du roi (9 mai 1588), et fut accueilli avec enthousiasme par les masses. Se rendant au Louvre, accompagné de 400 gentilshommes, il fit appel à Henri III pour établir l'Inquisition et promulguer en France les décrets du Concile de Trente. Le roi protesta et chercha à faire venir à Paris des troupes sur lesquelles il pourrait compter. Une émeute éclate alors, et le peuple est sur le point de marcher sur le Louvre (Jour des Barricades, 12 mai 1588), mais Guise, à cheval et sans armes, parcourt Paris en le calmant. Il se sentait assuré que le roi, qui lui avait fait de belles promesses, était désormais entre ses mains. Le premier, cependant, pour échapper à la tutelle de Guise, se retira le lendemain à Chartres.

Assassinat d'Henri I, duc de Guise, par Henri III, en 1588.

Guise était maintenant le maître absolu de Paris, et pendant quelques jours était tout-puissant. L'éclat de sa victoire encouragea cependant l'extrémiste de la Ligue. Les Seize, maintenant en possession des municipalités, commettaient de nombreux excès, tandis que des prédicateurs tels que Boucher, Guincestre et Pighenat criaient haut et fort la guerre civile. Se sentant renversé, Guise offrit alors de traiter avec le roi, et ce dernier signa l'édit d'Union à Rouen (10 juillet 1588), par lequel il ratifiait la Ligue, confiait à Guise divers postes de confiance et le nommait lieutenant. -général du royaume en opposition aux protestants, interdit à Henri de Navarre la succession au trône, et promit la convocation immédiate des États généraux. Ainsi Henri III gagnait du temps.

Les États généraux se sont réunis à Blois (sept.-déc. 1588), les ligueurs étant aux commandes. Des discours furent prononcés, les uns aristocratiques dans le sentiment, les autres démocrates, mais tous contre l'absolutisme royal et Guise était désormais le chef, non seulement d'un mouvement religieux, mais aussi d'un mouvement politique. Les membres de l'assemblée traitèrent Henri II de roi fainéant, le rôle de Guise ressemblait à celui des ancêtres de Charlemagne sous les derniers Mérovingiens.

A cette jonction, Henri III résolut de se débarrasser de Guise, et sa mort fut décidée. En prenant place à table (22 décembre 1588), Guise trouva sous sa serviette une note qui l'avertissait qu'un complot se tramait contre lui. Au-dessous de l'avertissement qu'il a écrit, "Personne n'oserait" et l'a jeté. Le lendemain matin, il a été convoqué à Henri III, et a été tué par les gardes. Un tapis a été jeté sur son corps et les courtisans ont fait des discours sarcastiques au passage, l'appelant le "beau roi de Paris". Henri III a quitté ses appartements pour frapper le mort au visage. Cette même nuit, Louis, cardinal de Guise (1555-1588), frère d'Henri, est assassiné par quatre archers du roi, qui craignent moins que le cardinal ne devienne un péril pour l'État. Les corps des deux chefs de la Ligue sont brûlés et jetés dans la Loire. Ce double assassinat fit aussitôt l'objet d'une multitude de pamphlets.

De Catherine de Clèves, Henri de Guise eut sept filles et sept fils, dont l'un, François-Alexandre (1589-1614), fils posthume, les enthousiastes parisiens donnèrent un troisième nom, Paris.

Documents contemporains : Mémoires-journaux du duc François de Guise in Collection Michaud et Poujoulat Correspondance de François de Lorraine avec Christophe, duc de Würtemberg, in Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, XXIV (1875) Mémoires de la Ligue ( Amsterdam, 1758) Aubigné, Histoire universelle, éd. Ruble, I-IX (Paris, 1886-97) de Thou, Histoire universelle (Londres, 1773) Mémoires journaux de l'Estoile Mathieu, Histoire des derniers troubles de France depuis les premiers mouvements de la Ligue jusqu'à la clôture des États à Blois (Lyon, 1597) Journal de siège de Paris, éd. Franklin (Paris, 1876) Palma Cayet, Chronologie novénaire (1589-98) journal d'un curé liguer, éd. Barthélémy (Paris, 1886).Oeuvres historiques : de Bouiullé, Histoire des ducs de Guise (4 vol., Paris, 1849) de Croze, Les Guise, les Valois et Philippe II (2 vol., Paris, 1866) Forneron, Les ducs du Guise et leur époque (2 vol., Paris, 1878) de Lacombe, Catherine de Médicis entre Guise et Condé (Paris, 1899) Romier, Le maréchal de Saint-André (Paris, 1909) Chalambert, Histoire de la Ligue ( 2 vols, Paris, 1854) de l’Epinois, La Ligue et les Papes (Paris, 1886) Labitte, De la démocratie chez les prédicateurs de la Ligue (Paris, 1841) Zeller, Le mouvement Guisard en 1588 dans Revue historique, XLI (1889). Pour un traitement spécial du lien du cardinal de Lorraine avec le Concile de Trente, consultez Dupuy, Instructions et lettres des rois très chrétiens et des leurs ambassadeurs concernant le concile de Trente (Paris, 1654) Hanotaux, Instructions données aux ambassadeurs et ministres de France à Rome (Paris, 1888), préface. lxvi-lxxiii.


  • Les Pays-Bas perdus contre la France dans les soi-disant hérétiques seront rendus à l'Espagne.
  • Philippe II d'Espagne a accepté de financer la Ligue catholique 50.000 CZK par membre et reconnu par le cardinal Charles de Bourbon, comme l'héritier d'Henri III de France.
  • Le catholicisme est la seule religion autorisée en France. Ceux qui ne voulaient pas passer au catholicisme, ont été exterminés.
  • Les décrets du Concile de Trente seront appliqués.
  • Après l'accession de Charles de Bourbon au trône de France, il reconfirmera le contrat Cateau-Cambrésis.
  • L'Alliance franco-ottomane et les voyages français aux Antilles et aux Açores s'arrêtent.

En 1585, le traité est devenu connu en Angleterre. A été considéré, quoique à tort, le but du traité est de former une Alliance catholique contre les protestants dans toute l'Europe.

Cependant, Elizabeth était terrifiée par le scénario cauchemardesque d'une Alliance catholique entre la France et l'Espagne contre l'Angleterre, même si la perspective était lointaine en raison du long conflit Habsbourg-Valois. D'abord, elle approuve l'intervention militaire directe dans les Pays-Bas espagnols, pendant la rébellion contre la domination espagnole. La réponse espagnole a été une répression sous la direction d'un gouverneur militaire dur, le duc de Parme.

La décision d'Elizabeth était tout le contraire de sa politique précédente de ne pas soutenir les rebelles, se rebellant contre les autorités légitimes, car elle craignait d'être vulnérable aux révoltes des catholiques anglais. La nouvelle politique illustre à quel point le traité de Joinville l'a alarmée.

En conséquence directe, Elizabeth a signé le traité de nonsuch avec les provinces unies en 1585 et a financé des expéditions aux Pays-Bas, dirigées par Robert Dudley, 1er comte de Leicester, de 7.000 à 8.000 soldats. Quel est le catalyseur de la guerre entre l'Angleterre et l'Espagne et a commencé l'Armada espagnole en 1588.

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En décembre 1584, la nouvelle que toute la France catholique redoute se répand dans le royaume. Le duc d'Anjou, le plus jeune fils d'Henri II et héritier du trône, était mort. Étant donné que son frère aîné, Henri III avait l'air de mourir sans enfant, le prochain en ligne pour le trône était l'hérétique, Henri de Navarre. Voyant l'inévitable, Henri III envoya le duc d'Épernon en Navarre pour le supplier et le cajoler pour qu'il se convertisse au catholicisme.

La Navarre refuse de se convertir et Philippe II passe à l'action. Don Bernardino de Mendo za, encore énervé d'avoir été expulsé d'Angleterre, se dirigea vers le siège de Guise à Joinville pour forcer leurs alliés catholiques en France à s'engager dans une alliance. Au mois de janvier suivant, Guise et son frère corpulent, le duc de Mayenne, s'engagent, leur frère le cardinal de Guise et leurs cousins ​​les ducs d'Aumale et d'Elbeuf, dans ce qui deviendra une « union perpétuelle ».

L e Guise voulait désespérément inclure des étrangers, le beau-frère du notable duc Henry, le duc de Nevers. Marié à Henriette, sœur aînée de la duchesse de Guise, Louis de Nevers oscille entre rejoindre la nouvelle Ligue catholique issue du traité et rester fidèle à Henri III. Alors que le cœur de Nevers restait avec la Ligue, il décida de rester au moins extérieurement fidèle à Henri III.

Les relations Guise se sont engagées à éradiquer toute hérésie et secte au sein du royaume et des Pays-Bas. Non seulement les Guise s'engageaient dans la guerre dans leur propre pays, mais ils permettaient à Phillip de les utiliser comme mercenaires pour mener ses batailles protestantes aux Pays-Bas. Faisant étalage des lois successorales françaises, les Guise s'engagent à empêcher tout prince « hérétique » du sang de monter sur le trône de France. Agissant en tant qu'agents de la couronne française, les Guise acceptèrent en outre de cesser tout projet de commerce dans le Nouveau Monde. Entre les deux, le Guise aiderait Phillip à récupérer Cambri.

Phillip a promis de donner aux Guise un montant initial de 600 000 couronnes pour financer leurs guerres contre les prétendants protestants, avec 50 000 couronnes par mois jusqu'à la fin des hostilités. Une fois que le prétendant catholique, le cardinal de Bourbon, aurait accédé au trône, les Guise rembourseraient à Philippe tout l'argent.

Quand Henri III apprit que les Guise avaient conclu un traité avec un souverain étranger, il devint furieux. La nouvelle Ligue catholique avait agi en tant que gouvernement officiel de la France, et l'a fait sous son nez royal. Une fois les termes du traité devenus publics, la rivalité d'Henri avec la nouvelle Ligue est devenue publique et sa monarchie est menacée.


Dernières années

Après le massacre de la Saint-Barthélemy, Catherine était plus préoccupée par l'élection d'Anjou au trône de Pologne (mai 1573) que par la poursuite de la quatrième guerre civile. À la mort de Charles IX un an plus tard, elle assume la régence avec l'appui du Parlement jusqu'au retour de Pologne d'Henri III en août. Catherine plaçait en son favori Henri de grands espoirs pour la régénération de la France qu'elle désirait, mais non sans inquiétudes simultanées, connaissant sa faiblesse de caractère et sa précédente sujétion aux catholiques. Pour ces raisons, Catherine n'a cherché ni à dominer Henri ni à régner à sa place, mais elle l'a plutôt laissé l'exploiter et s'est efforcée sans relâche de combler ses lacunes. Jusqu'à la mort d'Alençon en 1584, une grande partie de son attention a été consacrée à contenir ses ambitions dangereuses, qui menaçaient à nouveau d'impliquer la France dans les hostilités avec l'Espagne. Après le traité de Joinville (décembre 1584) entre les Guise et l'Espagne, sur ordre d'Henri, Catherine, bien que gravement malade, revient sur cette double menace. Mais après trois mois d'efforts continus, afin d'éviter une brèche publique entre la couronne et les Guise, elle fut obligée, par le traité de Nemours (juillet 1585), d'engager le roi à faire la guerre aux huguenots. Ayant échoué avec les Guise, la couronne se tourna vers Navarre, le chef protestant qui, en tant qu'héritier présomptif, avait intérêt à la conservation du trône. En juillet 1586, Catherine entreprend le voyage pénible pour le voir à Saint-Brice près de Cognac. Mais il n'y avait rien à quoi Navarre pût s'engager en toute sécurité. Ainsi, malgré les efforts héroïques de la vieillesse de Catherine, la France sombrait dans le chaos lorsqu'elle mourut à Blois huit mois avant le meurtre d'Henri III. Néanmoins, son ultime exploit fut d'avoir sauvé le royaume juste le temps d'assurer la succession du Bourbon Henri IV, par qui l'autorité royale fut restaurée.


7 réflexions sur & ldquo la politique étrangère élisabéthaine & rdquo

Rationaliser en politique, ex post facto, ce qui n'était en réalité qu'une succession de glissements et d'embrouilles dans lesquelles la reine trébuchait tant elle était obsédée par des peurs compréhensibles mais irrationnelles - la peur des rébellions, la peur de la France surtout - ou l'avers de ces craintes - la déférence envers Philippe II [d'Espagne], le désir de récupérer Calais - le professeur Charles Wilson dans son livre La reine Elizabeth et la révolte des Pays-Bas.
Je suis d'accord avec l'interprétation dans une certaine mesure car il y a eu de graves bévues au cours de la politique étrangère d'Elizabeth, cependant, je pense qu'elle a finalement réussi à équilibrer le pouvoir entre la France et l'Espagne afin d'empêcher l'une ou l'autre des nations de devenir une superpuissance qui pourrait conquérir L'Europe . Alors que les dépenses du règne ont augmenté à la suite des guerres, il est possible de soutenir que ces guerres étaient inévitables car l'Espagne cherchait à vaincre les nations hérétiques (protestantes). De plus, l'Angleterre n'a jamais été envahie lors de ses rencontres avec l'Armada espagnole et, bien que sa politique étrangère n'ait pas été entièrement couronnée de succès, elle a assuré l'indépendance de l'Angleterre en tant que nation souveraine.

« Le nœud du problème est certainement que la politique étrangère de tout gouvernement consistera essentiellement en des réponses au jour le jour, des réactions au jour le jour face aux actions de tous les autres États avec lesquels il entretient des relations quelconques. relation amoureuse. Ces réponses, ces réactions, sont normalement déterminées principalement par ce qu'un gouvernement pense ou, non moins souvent, par ce qu'il ressent instinctivement comme étant ses intérêts essentiels et ceux de la nation. à partir d'une appréciation claire et équilibrée des véritables intérêts du gouvernement et de la nation, ils se transformeront avec le temps en quelque chose que nous pouvons appeler une politique même si ses réponses initiales n'étaient ni planifiées à l'avance ni considérées comme faisant partie d'un schéma systématique. (Richard Brice Wernham, The Making of Elizabethan Foreign Policy, 1558 – 1603).
Cela veut dire que sa "politique étrangère" est mieux décrite comme Elizabeth réagissant à la situation dans laquelle se trouvent les relations étrangères, ce qui, avec le recul, peut être considéré comme une "politique" car elle agit constamment dans l'intérêt d'Angleterre. Je suis d'accord avec cela, surtout si l'on considère son intention d'équilibrer le pouvoir entre la France et l'Espagne, ce qui impliquait de réagir à n'importe quelle façon de faire pencher la balance. Cependant, ne pouvait-on pas en dire autant de la politique étrangère des autres monarques (par exemple Henri VIII et la question Habsbourg/Valois) ?

Son succès se mesure au trafic d'exportation de draps vers l'Europe centrale et au maintien du crédit royal sur les changes ainsi qu'à la défaite de l'Armada en 1588. Sa politique, quelles que soient ses lacunes dans l'exécution, avait fonctionné. Au moment de sa mort, le royaume avait résisté à la menace d'une invasion. G.D. Ramsay, édité par Christopher Haigh en 1996.
Je suis d'accord que l'importance de l'Armada et le commerce des tissus doivent tous deux être évalués en examinant la politique étrangère car il était essentiel pour la couronne que le commerce ait survécu pendant le conflit avec les Espagnols et l'Armada était important dans son succès comme si les Anglais Si les abeilles avaient vaincu, les dépenses de la couronne auraient été inutiles et l'invasion espagnole vraisemblablement imminente. D'un autre côté, l'historien n'évalue pas les relations françaises ou le danger réprimé des Écossais en raison de la mort de M.Q.o.S. et Jacques prenant le trône. Ils disent également que la politique avait des "insuffisances" Je ne suis pas d'accord car elle répondait aux normes, bien que similaire à différents monarques avant elle et à l'époque, son objectif était de sécuriser une Angleterre protestante et de ne pas augmenter les chances d'invasion ou de créer une menace pour le personnes.

“Les années intermédiaires des années 1590 ont apporté un changement radical dans l'orientation de la politique anglaise dans la guerre contre l'Espagne. Les cinq ou six années qui ont suivi la défaite de l'Armada de 588 avaient vu les inquiétudes anglaises se concentrer encore principalement sur l'armée espagnole aux Pays-Bas, comme elles l'avaient été depuis que le duc d'Albe avait amené cette armée dans ces pays en 1567. En 1588 Les marins anglais avaient certainement été surpris, et impressionnés, par la force de l'"Invincible" Armada". Mais les désastres qui s'abattaient sur elle signifiaient qu'il fallait encore six ou sept ans avant que l'Espagne ne puisse jamais rassembler des forces navales capables de menacer l'Angleterre. De plus, même lorsque l'Armada était dans les eaux anglaises, les inquiétudes anglaises les plus profondes se sont toujours concentrées sur l'armée de Parme en Flandre. Car c'était cette armée qui devait être la force d'invasion. L'Armada, bien qu'elle ait apporté quelques renforts, n'était que son escorte, pour lui assurer une traversée sûre vers l'Angleterre en battant ou du moins en retenant la flotte anglaise (RB Wernham, The Return of the Armadas: The Last Years of the Elizabethan Guerre contre l'Espagne 1595-1603) Je suis d'accord pour dire que l'Armada de 1588 et les autres armadas par la suite ont été perçues comme moins menaçantes que l'armée des Pays-Bas par Elizabeth, en raison du montant relativement mineur fait pour arrêter la construction de la Armadas par rapport aux efforts, notamment monétaires, pour vaincre l'armée de Parme. Les efforts pour vaincre l'Espagne étaient le principal objectif de la politique étrangère d'Elizabeth, en particulier dans ses dernières années, et rien ne semblait avoir plus de poids que l'arrêt de l'armée espagnole aux Pays-Bas.

‘The Elizabethan Settlement of Religion…montre comment la formulation et la mise en œuvre de la politique intérieure étaient analogues à la première politique étrangère d'Elizabeth.’ (Les relations anglo-allemandes et la cause protestante, David S Gehring) la religion a en effet eu un effet important sur la politique étrangère d'Elizabeth au début, comme en témoigne l'interférence avec les rebelles protestants en Écosse et en France, car on peut voir qu'elle contribue à créer un équilibre des pouvoirs au sein des pays qui l'aident à se positionner tout comme elle l'a fait avec le règlement religieux. Cependant, l'intervention dans les deux pays était le résultat de la pression du conseil privé, un autre exemple des troubles factionnels entre des membres tels que Cecil et Dudley, ce qui signifie que la politique étrangère n'est peut-être pas analogue à la politique intérieure.Mais il est également clair que la politique intérieure élisabéthaine a été en grande partie effectuée par le conseil privé et des conseillers tels que Cecil et Dudley, et il est donc clair que les deux étaient analogues, car la politique étrangère initiale était très clairement manipulée par le gouvernement.

“La politique en 1580-88 est devenue le facteur le plus important dans le déclin de l'anglo-espagnol
rapports. C'est parce que les Pays-Bas sont devenus le lieu d'une action militaire pour l'Angleterre
comme il est devenu central à la politique étrangère d'Elizabeth. C'est aussi l'emplacement qui a retenu l'attention
de la France et de l'Espagne. 1580-1 fut un tournant dans les relations anglo-espagnoles alors que Philippe II
a déménagé pour acquérir le Royaume du Portugal” (Doran). Je suis d'accord dans une certaine mesure pour dire que la politique a été le facteur le plus important dans le déclin des relations anglo-espagnoles, car la ligne principale de la maison royale au Portugal est morte en 1580, ce qui a conduit au tournant que Philippe revendiquait l'empire portugais en 1580, ce qui a donné Philip accède à 10 autres navires de guerre permettant à la force navale conjointe de l'Espagne et du Portugal d'être similaire à l'Angleterre, donnant à l'Espagne des chances plus favorables de battre l'Angleterre sur la mer. Cependant, la religion pourrait être considérée comme le facteur le plus important du déclin des relations puisque le traité de Joinville en décembre 1584 a été secrètement signé afin d'écraser les hérétiques, c'est-à-dire l'Angleterre à l'époque qui avait financé cela par Philippe II. Par conséquent, la navigation anglaise a été saisie dans les ports espagnols et Parme sur le point d'attaquer à Anvers qui est sous domination protestante a abouti au traité de Nonsuch 1585 où Elizabeth a soutenu les Hollandais contre les Espagnols, détériorant davantage les relations. Ce qui est évident puisque quelques années plus tard, Philippe II envoya l'armada en 1588 comme un acte de guerre contre l'Angleterre soulignant la détérioration des relations anglo-espagnoles. En outre, Elizabeth a refusé l'opportunité d'avoir le trône néerlandais avec le traité de Nonsuch, suggérant que cela avait été fait politiquement afin d'essayer d'éviter une guerre avec l'Espagne, de sorte que la politique n'était pas le principal facteur de déclin.

L'armada espagnole. Par Colin Martin et Jeffrey Parker.
Des années modérées offrent une occasion bienvenue de jeter un nouveau regard sur Elizabeth en politique étrangère. Les événements dramatiques d'il y a des centaines d'années ont envoyé aux chats l'ombre longue d'où l'étude de la politique étrangère du thon a eu du mal à émerger il y a des centaines d'années ont certainement jeté l'ombre longue d'où l'étude de la politique étrangère du thon n'a pas eu de mal à émerger. ce n'est peut-être pas surprenant : 1588 a représenté le plus grand danger pour Elizabeth et le régime, le succès ou l'échec des Espagnols dans le sort de non seulement l'Angleterre avec le ce n'est peut-être pas surprenant : 1588 a représenté le plus grand danger pour Elizabeth et le régime .


1577-80

Francis Drake fait le tour du monde

Drake a été le premier Anglais à y parvenir (et le deuxième de l'histoire à l'époque). Il a été estimé que Drake est revenu avec environ 400 000 £ de trésor espagnol des raids réguliers des ports espagnols en Amérique du Sud.

Francis Drake est fait chevalier sur le Golden Hind

C'était un geste symbolique important, qui irrita Philippe II. Il considérait Drake comme un pirate et considérait donc l'acte d'Elizabeth comme délibérément provocateur.

Le complot de Throckmorton

Marie, cousine de la reine d'Écosse (le duc français de Guise) avait l'intention d'envahir l'Angleterre, de libérer Marie, de renverser Elizabeth et de restaurer le catholicisme. Le catholique anglais Francis Throckmorton était le lien de communication au sein de ce plan. Spymaster et secrétaire d'État de 1573 Francis Walsingham a découvert le complot. Throckmorton a été torturé et bien qu'il ait avoué, il a ensuite été tué. Par la suite, jusqu'à 11 000 catholiques anglais ont été arrêtés ou placés sous surveillance.

La Ligue catholique française a signé ce traité avec Philippe II d'Espagne. Le but était de débarrasser la France de l'hérésie (le protestantisme). Cela signifiait que deux des nations européennes les plus puissantes étaient désormais unies contre le protestantisme, plaçant Elizabeth dans une position précaire.

Cela engagea de manière significative Elizabeth à soutenir les rebelles néerlandais directement contre les Espagnols. Elle s'est engagée à financer une armée de 7 400 soldats anglais et a placé Robert Dudley, comte de Leicester, à sa tête. Essentiellement, cela signifiait que l'Angleterre et l'Espagne étaient maintenant en guerre.

Tous les prêtres catholiques reçoivent l'ordre de quitter le pays

La guerre apparemment imminente entre l'Espagne n'étant qu'une question de temps, Elizabeth était déterminée à débarrasser l'Angleterre de "l'ennemi intérieur". Les prêtres catholiques ont reçu l'ordre de partir afin de ne pas influencer les catholiques anglais aux loyautés divisées.

Création de la première colonie anglaise en Virginie

Cela était considéré comme important car il était considéré comme un moyen d'augmenter le commerce, d'étendre le protestantisme et d'utiliser la région comme base pour des attaques contre les colonies espagnoles du Nouveau Monde. En ce sens, la colonisation de la Virginie doit être comprise en relation avec le conflit plus large avec l'Espagne.

Elizabeth et Jacques VI ont convenu de maintenir le protestantisme comme religion de leurs pays respectifs. James s'est également engagé à aider Elizabeth en cas d'invasion. Le traité a essentiellement permis à Elizabeth de se concentrer sur le développement des événements aux Pays-Bas et de ne pas se soucier de protéger sa frontière nord.

Les colons survivants abandonnent la Virginie et retournent en Angleterre

L'échec de la colonisation était dû à : la résistance du conflit amérindiens parmi les colons anglais (qui avaient collectivement le mauvais dosage de compétences pour faire de l'implantation un véritable succès) la perte de ravitaillement via les dommages subis sur Le tigre et le fait que le voyage a commencé trop tard pour que les cultures soient plantées (causant une dépendance vis-à-vis des Amérindiens légitimement méfiants).

Philippe II et le pape ont soutenu le complot qui impliquerait l'invasion de l'Angleterre par le duc de Guise. L'invasion comprendrait le meurtre d'Elizabeth et la mise sur le trône de Marie, reine d'Écosse. Anthony Babington, un catholique anglais, a écrit à Mary au sujet du complot. Le complot a été découvert par Sir Francis Walsingham, qui a intercepté et lu les lettres de Babington à Mary.

Marie, reine d'Écosse, est exécutée

La prise de conscience claire et le soutien de Mary au complot de Babington ont conduit à sa condamnation à mort en octobre 1586. Elizabeth, cependant, n'a signé l'arrêt de mort qu'en février 1587.

Babington et d'autres comploteurs connus ont été pendus, tirés et écartelés.

La colonie est établie à Roanoke

Malgré l'échec de 1585, une autre tentative de colonisation de la Virginie eut lieu. De nombreux colons cette fois étaient des Londoniens frappés par la pauvreté (on pensait qu'ils seraient habitués à travailler dur et seraient donc heureux de travailler pour une nouvelle vie dans le Nouveau Monde). Travaillant pour les Britanniques, l'Amérindien Manteo a été chargé de l'expédition par Sir Walter Raleigh. Cependant, l'hostilité des Amérindiens s'est manifestée dès le début. John White (un autre colon important) retourna en Angleterre pour faire rapport sur les problèmes rencontrés.

Le « chant de la barbe du roi »

Francis Drake a mené une attaque à Cadix contre la flotte espagnole, qui se préparait à une invasion des Anglais. L'attaque a été un succès. 30 navires ont été détruits, ainsi que de nombreuses fournitures. Cela a retardé l'attaque espagnole et a donné aux Anglais plus de temps pour se préparer (d'où la tentative d'invasion de l'Armada un an plus tard en 1588).

Philippe II d'Espagne lance l'Armada

Le plan était que 130 navires (équipés de 2431 canons) navigueraient le long de la Manche jusqu'aux Pays-Bas, où ils ramasseraient 27 000 soldats, dirigés par le duc de Parme. L'invasion échoua cependant.

L'échec de l'Armada

31 juillet : Bataille de Plymouth – deux navires espagnols sont capturés.

3 - 4 août : les navires espagnols sont dépassés et contraints de se déplacer vers Calais en France.

8 août : Bataille de Gravelines – les brûlots dispersent la flotte espagnole. Ils n'ont jamais rencontré le duc de Parme et ont été contraints de naviguer autour des îles britanniques. La majeure partie de la flotte a ensuite été détruite par les tempêtes.

Des marins anglais débarquent à Roanoke pour le retrouver abandonné

John White a conduit un autre groupe à Roanoke, 3 ans après la tentative de colonisation. Cependant, le règlement a été abandonné et aucune trace des colons n'a jamais été trouvée.


Fin d'une époque

Cortège funèbre de Guillaume d'Orange. Hendrick Goltzius, 1584

La mort de Guillaume d'Orange a coupé le souffle aux voiles rebelles, bien que le prince ait perdu une grande partie de son pouvoir au cours des dernières années et ait cherché des dirigeants étrangers à se battre aux Pays-Bas.

Le prince Guillaume d'Orange a été enterré à la Nieuwe Kerk de Delft, où il a été placé dans une tombe plutôt sobre. Après sa mort, le pouvoir passa au Grand Pensionnaire Johan van Oldenbarnevelt et au Prince Maurice, qui prirent le commandement militaire.


HISTOIRE DE NEWCASTLE SUR TYNE.

ÉVÉNEMENTS HISTORIQUES.

L'origine de cette ancienne ville est un sujet entièrement ouvert aux conjectures du curieux : et bien qu'aucune instruction ne puisse être transmise en créant une fable là où les faits manquent. pourtant la tristesse de nos premières annales peut être éclairée, et le manque d'informations légitimes dans une certaine mesure fourni, par l'inspection locale et les déductions probables.

À la date de l'invasion romaine, la Grande-Bretagne était habitée par les Celtes, le peuple aborigène d'Europe occidentale, mais les quartiers sud de l'île étaient occupés par les Belges, qui étaient manifestement des Celtes gaéliques. (fn. 1) Le pays tout entier était divisé en de nombreux petits États, ce qui produisait des luttes continuelles, et rendait indispensable l'habileté dans la science de l'attaque et de la défense. Le pays s'étendant de la rive nord de la Tyne à l'extrémité du Lothian appartenait à la Ottadini, dont la ville principale, nommée Bréménium, après Reichester, était assis sur l'eau de Reed. Le district au sud de la Tyne était occupé par la tribu peuplée et guerrière des Brigantes. Maintenant, comme le Ottadini seraient nécessairement obligés de fortifier et de protéger leur frontière méridionale contre les incursions de voisins si puissants, le site de cette ville serait très probablement choisi comme l'un de leurs postes militaires. Les anciens Britanniques construisaient généralement leurs forteresses ou leurs villes sur de hauts sommets de collines précipitées et le sommet de la haute élévation qui s'élève brusquement de l'extrémité nord du pont de Tyne, semble avoir offert de nombreux avantages désirables aux ingénieurs militaires des temps anciens. La conjecture qu'il s'agissait d'une place de défense britannique est renforcée par le fait que les Romains ont ensuite formé une station à cet endroit même pour ce peuple judicieux, il est bien connu, rarement négligé d'occuper les forteresses des indigènes.

Julius Cæsar a fait un débarquement hostile en Grande-Bretagne dans les 55e et 54e années avant l'ère chrétienne, et de nombreuses tribus du sud sont restées nominalement tributaires de Rome pendant quatre-vingt-dix-sept ans, mais en 43 après JC, les armées romaines ont de nouveau débarqué, en pour achever l'assujettissement de l'île. Les Britanniques firent une résistance courageuse et obstinée, quoique inefficace, et en l'an 80, Agricola marcha de Manchester le long de la côte ouest, pénétra dans les recoins de la Calédonie et battit Galgacus au pied des monts Grampian. A son retour en 84, il traverse les territoires de la Ottadini, et de leurs voisins les Gadeni, et, il est supposé, a pris des quartiers d'hiver sur les rives de la Tyne. Il est aussi généralement admis que ce général actif et politique, afin d'assurer ses conquêtes, a construit une chaîne de forts depuis près de l'embouchure de la Tyne jusqu'à Solway Firth.

En 120, l'empereur Hadrien visita en personne la Bretagne, et fit élever un rempart de terre, afin de rejoindre les forts d'Agricola, qui constituaient évidemment les véritables défenses de la frontière. Que Newcastle ait été choisi comme site d'un fort romain par Agricola est hautement probable, parce que l'empereur romain a commencé sa grande barrière ici, qu'il considérait clairement comme un poste d'importance. Ici commençait l'une des grandes routes militaires des Romains, qui, passant Gateshead Fell, se dirigeait vers Chester in the Street, et rejoignait la Watling Street près de Binchester. Ici aussi, il semble que l'empereur ait construit un pont, à partir duquel la gare a été appelée Pons Ælii, après l'empereur, qui était de la famille lian. Sous son règne, deux médailles ont été frappées, l'une portant un pont à cinq arches et l'autre à sept. Comme le pont lian à Rome a cinq arches, il a été correctement déduit que l'autre médaille était destinée à commémorer la construction du pont sur la Tyne. Il est certain que le pont de Newcastle était d'origine romaine, car en dégageant les piles du vieux pont, après la grande inondation de 1771, on trouva une des monnaies d'Hadrien, ainsi que les monnaies des empereurs antérieurs. Ceux d'une date ultérieure y ont probablement été déposés lors de quelques réparations ultérieures. En creusant les fondations des nouvelles cours de comté, les antiquités romaines qui ont été découvertes prouvent, hors de tout doute, que c'est là le véritable scite de la gare. Ces circonstances attestent la haute antiquité de Newcastle et la désignent comme un des lieux de prédilection où, en Angleterre, furent enseignés pour la première fois les arts qui civilisent et honorent l'existence humaine.

Les stations romaines étaient de grandes, fortes et magnifiques forteresses, la plus petite pouvant contenir une cohorte, soit six cents hommes. Dix-huit stations, à l'exclusion de quatre-vingt-un châteaux, et trois cent vingt-quatre tourelles, et reliées par un mur de douze pieds de haut et huit pieds de large, renforcé par un fossé de vingt et un pieds de large et quinze pieds de profondeur, formaient cette formidable armée. barrière. (fn. 2) Dix mille soldats étaient nécessaires pour sa défense et la division la plus forte de l'armée romaine en Angleterre était constamment en garnison ici, pour s'opposer aux attaques audacieuses et audacieuses des Britanniques courageux et indépendants. Le flanc oriental de cette grande barrière, et qui commandait la communication par mer, semble avoir été défendu avec un soin particulier, les stations étant placées les unes à côté des autres. On peut en déduire que Pons Ælii, de sa situation heureuse, devint très tôt le théâtre de la vie polie. Partout où les Romains ont conquis, ils ont habité et l'obéissance des tribus tributaires de cette région était assurée, même au temps d'Agricola, par une sympathie de goût et une unité d'intérêts. Le savoir, les coutumes et les modes des Romains s'exhibèrent d'abord dans leurs stations et le Britannique curieux, sortant de sa retraite sylvestre, entra bientôt dans les joies et la confiance d'une communauté active. Le sens dégradant de l'assujettissement se perdait dans l'admiration des conquêtes et de la générosité des conquérants et les habitants de nos montagnes escarpées, dressés pour endurer les privations les plus sévères, prenaient volontiers le goût de l'élégante paresse du portique et du bain. (fn. 3) Bref, les Bretons romanisés, sans subir le processus fastidieux des étapes graduelles, semblent être passés d'un coup des ténèbres de la vie barbare à la familiarité avec les arts et la philosophie de l'Italie.

La partie orientale de la célèbre barrière nord était garnie par les Legio Secunda Augusta, l'une des quatre légions qui sont entrées en Grande-Bretagne sous le règne de Clau dius. Selon le Notitia Impérii, qui a été écrit après le règne de Théodose Ier, Pons Ælii était occupé par le Cohors Cornoviorum. Les troupes qui défendaient cette importante frontière occupèrent leurs divers postes depuis leur première arrivée jusqu'à leur abandon définitif de l'île, et étaient donc presque en état de colonisation. Cela les rendait particulièrement opposés aux projets d'ambition, de turbulence et d'effusion de sang tandis que les Britanniques romanisés conservaient régulièrement leur allégeance à la Rome impériale, qu'ils considéraient comme le point d'or de la promesse et du plaisir. Enfin, alors que la puissance romaine tombait en ruine, les armées s'impatientaient de contrôle, les aventuriers se succédèrent rapidement et prirent la pourpre, et la fleur et la force de la jeunesse britannique périrent sur le continent dans les luttes oiseuses qu'elles suscitèrent.

A la mort de Constantin, le dernier usurpateur, en 411, les tribus barbares du nord recommençaient leurs ravages incursifs avec une vigueur et une audace nouvelles. Sachant que les troupes romaines étaient retirées des garnisons du Mur, et que les affluents indigènes avaient été pour la plupart détruits à l'étranger, ils s'attendaient à rencontrer une proie facile. Mais les Britanniques romanisés, aidés par les Romains domiciliés, repoussèrent courageusement les envahisseurs, dans laquelle guerre ils furent aidés par les Britanniques du Sud. Conséquence des sollicitations, l'empereur Honorius envoya à deux reprises une légion pour les aider à les refouler dans leurs bois et leurs montagnes. La légion qui vint en dernier, sous Gallio, resta ici deux ans, en aidant les Britanniques à construire un mur de pierre solide parallèle au Vallum de Severus, et en leur donnant des instructions utiles. Le départ définitif des Romains de Grande-Bretagne eut lieu vers l'an 446.

A la sécession des Romains, l'Angleterre fut divisée en de nombreuses républiques et petits royaumes, parmi lesquels régnait l'hostilité la plus invétérée. Au milieu de cette guerre civile, les Pictes et les Écossais pénétrèrent dans les régions les plus reculées et les plus riches du pays, jusqu'à ce qu'ils soient repoussés en 449 par Hengist et Horsa, deux pirates saxons, qui devinrent les auxiliaires de Vortigern, un prince britannique. Vers cette époque, les édifices publics de Pons Ælii probablement tombé sous la hache de guerre et les tisons des Saxons barbares et féroces car en 454, Octa, le frère de Hengist, s'installa sur le Nord côté de la Tyne, et expulsa les Britanniques de la côte orientale jusqu'à la Humber. Les indigènes éclairés et indignés de Northumbrie firent une résistance vaillante mais inefficace et une mélancolique série de conflits se poursuivit pendant près de cent ans. En 547, Ida débarqua avec un fort corps d'Angles, et érigea la forteresse de Bambrough. (fn. 5) Cet événement sembla éveiller et unir les Britanniques jaloux du nord, qui combattirent noblement pour leur pays, et, une fois finalement vaincus, se retirèrent vers l'ouest, où ils maintinrent leur indépendance. Avec eux, les arts de la vie civilisée disparurent un temps des bords de la Tyne. (note 6)

Après que les Anglo-Saxons eurent assuré leurs conquêtes et furent épuisés par la guerre intérieure, leur caractère subit de grandes modifications. Leur férocité barbare se transforma en un courage ferme, et à leurs habitudes prédatrices succédèrent celles d'une industrie patiente. Cette révolution mentale fut accélérée et complétée dans le Northumberland par l'introduction du christianisme, sous les auspices du célèbre roi Edwin. (fn. 7) Au cours de la période de deux cents ans, l'histoire de Pons Ælii est enveloppé d'une brume profonde.Mais la force de ses fortifications, sa proximité de la côte, où des déprédations pirates pouvaient être appréhendées, son port sûr et son pont, qui offraient une communication facile avec le sud, étaient des circonstances qui en feraient probablement un lieu d'armes favori pour les Saxons guerriers. Cela semble bien avoir été le cas, car il est d'abord mentionné comme résidence royale, sous la nouvelle appellation Ad Murum (le mur). Gray dit: "Après le départ des Romains, les rois de Northumberland ont gardé leur résidence et ont eu leur maison, maintenant appelée Pandon Hall. C'était un rempart sûr, ayant le mur des Pictes sur le côté nord, et la rivière de Tyne au sud." (note de bas de page 8)

En l'an 653, Ad Murum (fn. 9) a été le théâtre d'événements de la plus haute importance. Peada, roi des Merciens, étant ici en visite à la cour de Northumbrie, fut baptisé avec sa suite par Finan, évêque de Lindisfarn. À la suite de sa conversion à la foi chrétienne, son généreux conquérant, le roi Oswy, lui donna en mariage sa fille Alcfleda. Le royal converti est accompagné dans son propre royaume par quatre prêtres, qui se chargent d'enseigner et de baptiser les Merciens. Vers la même époque, le zélé Oswy recouvra la foi du Christ apostat Sigebert, roi des Angles orientaux, qui, après avoir été baptisé avec ses serviteurs, retourna dans son propre royaume, avec deux prêtres, qui furent chargés de prêcher l'Évangile. à ses sujets. Sigebert fit ériger de véritables lieux d'instruction, et le christianisme s'épanouit bientôt dans son royaume. (note de bas de page 10)

Cet ancien lieu, après avoir été pendant quelque temps appelé Ad Murum, a acquis l'appellation de Monkchester, ce qui est généralement interprété comme « la résidence fortifiée des moines ». On ne sait pas à quelle époque ce nouveau titre a été adopté. Il est probablement né des moines voisins qui s'y retiraient pour une protection occasionnelle en cas de danger et de dévastation. Il peut aussi, pour avoir été le théâtre de grands événements religieux, avoir été considéré comme un lieu d'une sainteté extraordinaire. C'était certainement la résidence préférée des anciens dévots. Mais ni sa sainteté ni ses travaux militaires ne purent la préserver des ravages destructeurs des terribles rois de la mer. En 876, Halfden, un chef danois, entra dans la Tyne et détruisit les édifices sacrés de Tynemouth, Jarrow, Lindisfarn et Wearmouth. Les monastères et églises de Monkchester furent également rasés, les moines et les nonnes massacrés sans pitié, et tout le district oriental de Northumberland fut complètement désolé.

Après les monastères et les religieux de Monkchester détruite par les féroces Danois, elle est restée inaperçue jusqu'au milieu du XIe siècle environ. A cette époque, Aldwine, moine et prieur du monastère de Winchelsea, ayant appris, par l'étude des monuments anciens, que le Northumberland s'était distingué par ses édifices sacrés, prit la résolution de visiter leurs restes. Accompagné de deux moines d'Evesham, il vint à York en 1074, et désira de Hugh, le fils de Baldric, qui était alors shérif, un guide de Monkchester. Les saints voyageurs continuèrent leur périlleux voyage à pied, conduisant un petit âne, portant des livres et des vêtements sacrés. Arrivés à cet endroit, ils ne trouvèrent aucun vestige de l'ancienne congrégation du Christ. Après y être restés peu de temps, ils se rendirent à Jarrow, sous la protection de Walcher, alors évêque de Durham. Ici, au milieu des cendres de ce monastère célèbre, ils ranimèrent ce zèle pour la vie monastique qui s'était éteint depuis deux cents ans dans ces parages. (note 11)

Depuis l'année 826, lorsque le Northumberland cessa d'être un royaume indépendant, jusqu'au règne de Guillaume le Conquérant, Monkchester est resté en possession des comtes de Northumberland, et était probablement l'un de leurs principaux lieux de résidence. En 1068, Edgar Ethling, Malcom roi d'Écosse, et de nombreuses bandes d'auxiliaires étrangers, ont marché hors de Monkchester, et a rejoint la bataille avec le roi William sur Gateshead Fell. Le farouche Normand l'emporta, et, entrant dans la ville, la posa presque à ras du sol, pour l'empêcher de devenir à l'avenir un asile pour ses ennemis. Dans sa fureur, il a presque exterminé les habitants du pays entre cette ville et York et cette vaste étendue est devenue, pendant près d'un siècle, le refuge des voleurs et des bêtes sauvages. En 1070, le conquérant normand visita à nouveau Monkchester, sur sa route vers l'Ecosse. Deux ans plus tard, il passa pour la troisième fois dans cette ville, en route pour rencontrer son humble ennemi, le roi Malcom, à Berwick upon Tweed. C'est à cette effroyable période d'effusion de sang, de dévastation et de famine, que les pieux moines de Mercie visitèrent cette ville désolée.

Lorsque Robert Curthose, le fils aîné du Conquérant, revint en 1080 d'une entreprise infructueuse contre Malcom, roi d'Écosse, il érigea une forteresse, appelée The New Castle upon Tyne. Les vieux château est censé avoir été la forteresse romaine, Pons Ælii, dont les murs vénérables avaient bravé les assauts et les tempêtes de huit cents ans. De ce Nouveau château la ville voisine tire l'appellation qu'elle conserve encore.

Le château était à peine achevé qu'il fut sécurisé pour protéger la rébellion du comte Mowbray contre William Rufus, le successeur du Conquérant. Le roi marcha contre elle en 1095, et, après une courte résistance, la prit d'assaut avec plusieurs partisans du noble traître. Sous le règne de ce roi, selon Hardyng, la ville de Newcastle était entourée d'un mur.

Immédiatement après la mort du roi Henri, en 1135, Newcastle fut occupée par David, roi d'Écosse, qui fit la guerre au roi Stephen, en faveur du droit de l'impératrice Maud au trône d'Angleterre. En 1139, une négociation eut lieu, à la demande de Mathilde, reine du roi Etienne et nièce de David. Les archevêques de Saint-André et de Glasgow furent envoyés par le roi David de Newcastle, où il résidait communément, pour rencontrer, à Chester-le-Street, ceux de Cantorbéry et d'York, que le roi Étienne avait nommés arbitres. Les termes de la paix étaient que Northumberland et Huntingdon seraient cédés, par héritage de sa mère, à Henry, le fils de David et que Cumberland, comme de droit ancien, resterait en possession de David. (fn. 12) En conséquence de cet arrangement, Newcastle resta aux mains des Écossais jusqu'en 1157, date à laquelle elle fut restituée, avec d'autres villes et châteaux, au roi Henri II.

En 1173, Guillaume le Lion, roi d'Écosse, rejoignit la confédération sans scrupules et contre nature contre Henri II. et entra en Angleterre à la tête d'une armée indisciplinée et désordonnée de 80 000 hommes. Les envahisseurs pénétrèrent jusqu'à la Tyne, marquant leur route par la dévastation la plus horrible, mais étant galamment repoussés au château de Prudhoe, ils retournèrent vers le nord et assiégèrent le château d'Alnwick. Le 11 juillet, Ralph de Glanville, shérif du Yorkshire, accompagné de Baliol, Stuteville, Umfreville, Vesci et d'autres barons patriotiques du nord, avec environ 400 chevaliers, entra à Newcastle. Après un court intervalle de rafraîchissement, cette troupe choisie, par une marche rapide, arriva le matin, sous le couvert d'une brume, près du camp écossais, où le roi, avec une troupe de cavaliers, s'exerçait à des tours de chevalerie. Au premier choc, William fut mis pied à terre et fait prisonnier et Glanville, avec son royal captif, retourna à Newcastle le soir même. Les ravageurs s'enfuirent avec précipitation dans leur propre pays. Après avoir été confiné quelque temps au château de Richmond et à Rouen en Normandie, le roi d'Ecosse, en renonçant à l'ancienne indépendance de sa couronne, fut mis en liberté. Tous ses barons, prélats et abbés rendirent hommage à Henri, dans la cathédrale d'York, comme leur seigneur supérieur, et furent alors destitués. Mais lorsque William et ses gardes atteignirent le pont Tyne, ils furent vigoureusement attaqués par les citadins de Newcastle, et une terrible rencontre eut lieu. Sir John Perth et d'autres écuyers appartenant à l'escorte royale furent tués. Cet acte illégal et inhospitalier (nf. 13) est évidemment né de l'exaspération ressentie par les habitants d'assister à la libération d'un ennemi qu'ils avaient à la fois de bonnes raisons de haïr et de craindre. Telle fut la fin de l'entreprise odieuse et injuste de Guillaume, et qui donna d'abord à l'Angleterre un ascendant décidé sur l'Ecosse.

En 1209, le faible, lâche et violent roi Jean, affecta de mener une expédition militaire contre l'Ecosse mais Guillaume, roi d'Ecosse, le rencontra à Newcastle. La conférence qui s'ensuivit fut suspendue, par suite de la maladie du roi d'Ecosse, qui y resta longtemps enfermé. (fn. 14) Quatre ans plus tard, le roi Jean traversa Newcastle, sur sa route contre l'Écosse, mais ses nobles, dégoûtés de sa tyrannie et de son incapacité, intervinrent leur médiation, et la querelle se régla sur les frontières. Ce monarque, qui porta le flambeau flamboyant dans plusieurs des parties voisines, avait une grande prédilection pour cette ville, où il vécut pendant une partie considérable de son règne. Il renforça ses fortifications et lui conféra d'autres marques de sa faveur.

La révolte réussie des barons contre Jean les rendit insolents et turbulents pendant la longue minorité qui suivit sa mort, pas plus que le doux et irrésolu Henri III. une fois couronné, capable de maintenir une emprise appropriée sur ses seigneurs féroces et réfractaires. Les restrictions de la loi étaient méprisées, et même les chevaliers et les écuyers agissaient comme de simples voleurs. Il n'est donc pas surprenant que le pays à cette époque ait été terriblement affligé par la famine et la peste. En 1234, une grave peste éclata à Newcastle, où elle dura trois ans. La ville a également connu une grande disette et mortalité en 1240, et qui a été attribuée à trois mois de sécheresse ayant succédé à trois mois de pluie continue l'année précédente. (note 15)

En 1236, Henri eut une conférence à Newcastle avec Alexandre, roi d'Écosse, qui s'était aventuré à exiger la restitution du Northumberland, du Westmoreland et du Cumberland. (fn. 16) Le différend n'étant pas définitivement réglé, le roi Henri, en 1244, rassembla son armée à Newcastle, composée de 5000 cavaliers, élégamment équipés, et d'une nombreuse et puissante infanterie. Le roi d'Écosse campait à Ponteland, mais une paix s'opéra par la médiation de l'archevêque d'York et d'une partie de la noblesse. La réconciliation était si parfaite entre les monarques, qui s'étaient réunis en rangs hostiles, qu'un mariage fut convenu entre Alexandre, le fils aîné du roi d'Écosse, et Marguerite, la fille aînée du roi d'Angleterre. (note de bas de page 17)

En 1248, une partie considérable de Newcastle fut détruite par un incendie. Le roi, l'année suivante, ordonna aux baillis de cette ville d'élire quatre personnes pour être monnayeurs, et quatre autres pour y avoir la garde de la monnaie royale. (note de bas de page 18)

En 1255, le roi Henri III. accompagné de sa reine, visita Newcastle, d'où ils se rendirent au château de Werk, où ils eurent une entrevue avec leur fille, la reine d'Écosse, et son mari.

En 1276, de grands tremblements de terre ont été ressentis à Newcastle, accompagnés d'éclairs et de tonnerres épouvantables.

En 1291, Edward I. qui était maintenant engagé dans son plan inique pour l'assujettissement de l'Ecosse, semble avoir été à Newcastle. L'année suivante, il était aussi dans cette ville, car, à la fête de saint Etienne, Jean Baliol, roi d'Écosse, rendit hommage pour sa couronne au roi d'Angleterre, dans la salle de son palais à l'intérieur du château. La cérémonie se déroula avec beaucoup de pompe et de solennité, en présence d'un grand nombre de personnages illustres des deux nations.

Edward a entassé les indignités sur son roi vassal, Baliol, évidemment avec l'intention de l'engager dans la rébellion, ce qui justifierait la conquête de l'Écosse. Le plan réussit, et le doux Baliol se décida à la guerre, dans laquelle il fut encouragé par Philippe, roi de France. Edward, qui était pleinement préparé pour l'événement prévu, a convoqué le roi écossais pour le rencontrer à Newcastle le 1er mars 1296. Ici, le monarque ambitieux a attendu en vain l'obéissance à son mandat, puis a marché vers le nord, pour châtier son vassal rebelle, à la tête de 30 000 fantassins et 4 000 chevaux. Cette formidable armée anéantit presque les troupes irrégulières écossaises, marcha triomphalement sur Aberdeen et Elgin et retourna en Angleterre, emportant avec elle le timide Baliol et la pierre d'inauguration de Scone, qui était considérée comme le palladium de la monarchie écossaise.

L'héroïque et patriotique William Wallace, ayant libéré son pays du joug anglais, conduisit en 1297 ses partisans exaspérés dans le Northumberland, et qui, dans leur progression, brûlèrent et dévastent le pays. Les habitants effrayés, avec leurs femmes, leurs enfants, leurs meubles et leur bétail, s'enfuirent à Newcastle. Alors que les maraudeurs descendaient la Tyne en direction de Newcastle, les citadins marchèrent pour leur livrer bataille, sur laquelle les Écossais se retirèrent vers leur maison, chargés de butin. (note de bas de page 19)

Quand Edward apprit la résistance réussie des Écossais, il revint de Flandre et, en 1298, le parlement réuni à York publia une sommation générale de comparaître en armes à Newcastle dans huit jours. (fn. 20) Toute la force militaire de l'Angleterre, du Pays de Galles et de l'Irlande, s'élevant à 100 000 hommes, obéit au mandat et marcha sur l'Écosse. A Falkirk, l'armée écossaise fut vaincue et poursuivie par le massacre le plus destructeur. Mais Wallace maintint toujours la lutte pour la liberté et, l'année suivante, mena de nouveau la bande qu'il avait choisie jusqu'aux murs de Newcastle, qu'il attaqua en vain, étant toujours repoussé par la valeur des habitants. (note 21)

Les Écossais, maintenant habitués à la guerre, commencèrent à apparaître comme un ennemi redoutable, même pour le militaire et ambitieux Edward, qui, paraît-il, était à Newcastle au début de 1302, pour des affaires concernant l'Écosse. Mais l'année suivante, les Écossais remportèrent trois victoires en une journée, et le roi dut recommencer la conquête de ce pays. Il s'est préparé à cette entreprise avec sa vigueur et ses capacités habituelles. Son armée était irrésistible et comme le Northumberland et la plupart des régions d'Écosse avaient été ravagés et appauvris, une grande flotte a navigué le long de la côte et a protégé l'armée anglaise de la famine. Les Écossais se soumettent et l'intrépide Wallace est livré aux mains d'Edward qui, dans un esprit de vengeance indigne, ordonna son exécution à Tower Hill. La même politique barbare causa la mort de John de Seton, l'un des écuyers de Robert Bruce, qui fut, en 1306, fait prisonnier et pendu à Newcastle.

Lorsque la mort arrêta la marche d'Edward enragé en Écosse, son faible successeur congédia son armée et conclut une trêve avec Robert Bruce, mais les Écossais, méprisant leur nouvel ennemi, firent plusieurs incursions réussies en Angleterre. En juillet 1309, l'archevêque d'York, Henry de Percy, et bien d'autres, reçurent l'ordre de se rassembler en armes à Newcastle le jour de la Saint-Michel, mais aucune opération militaire ne s'ensuivit.

Edouard II. ayant reçu une pétition à York, le jour de Noël 1311, des barons confédérés, lui demandant de livrer son serviteur, Gaveston, ou de l'expulser du royaume, refusa de faire l'un ou l'autre, et se retira pour sécurité à Newcastle, où il continua jusqu'au jour de l'Ascension, 1312. (fn. 22) Les barons encensés, dirigés par le comte de Lancastre, le poursuivirent vers le nord et lorsque le roi apprit leur approche, il s'enfuit à Tinmouth, où résidait sa reine enceinte, et, malgré ses larmes et ses supplications, il a navigué avec Gaveston à Scarborough. Les barons entrèrent dans Newcastle le jour même où le roi et sa favorite l'abandonnèrent, et saisirent les effets que leur précipitation les avait empêchés d'enlever. Les bijoux de Gaveston, d'une grande valeur, furent, après sa mort, restitués au roi. La mort de Gaveston, qui fut pris à Scarborough, parut réunir tous les partis contre les Écossais, dont les progrès avaient excité le ressentiment et l'indignation générale. Edward sembla également entrer avec entrain dans la guerre et convoqua ses vassaux les plus belliqueux de Gascogne, de Flandre, d'Irlande et du Pays de Galles. Le roi revint à Newcastle en 1314, sur sa route vers Berwick, où son armée, composée de 60 000 cavaliers et 52 000 fantassins, était au rendez-vous. La bataille décisive de Bannockburn a suivi, qui a assuré l'indépendance de l'Écosse.

En 1315, toute la milice d'Angleterre reçut l'ordre de se rendre à Newcastle et l'année suivante, un autre rendez-vous fut ordonné au même endroit, lors d'une autre expédition contre l'Écosse, mais Lancaster et les nobles factieux prirent soin que chaque entreprise se termine dans la défaite et la honte.

En 1317, il y avait une famine et une mortalité graves à Newcastle, à tel point que le vif pouvait à peine enterrer les morts, et une grande corruption du bétail et de l'herbe. Certains mangent la chair de leurs propres enfants et les voleurs en prison dévorent ceux qui viennent d'être introduits et les mangent avidement à moitié vivants. (note de bas de page 23)

Le roi, en 1318, chargea le receveur de ses vivres à Newcastle de la livraison de quarante tonneaux de vin aux habitants du Northumberland. C'était en compensation de leurs pertes par les incursions des Écossais ! Un rendez-vous de l'armée fut ordonné à Newcastle, à la Nativité de Jean-Baptiste, l'année suivante. Cinq cents quarters de blé (en farine) ont été commandés pour être envoyés par le shérif du Hampshire à Newcastle, pour l'usage de l'armée.

En 1321, la partialité du roi pour les Spencer incita de nombreux barons hautains à s'opposer par les armes à son autorité. A cette époque, le monarque harcelé envoya des commissaires à Newcastle, pour traiter avec ceux d'Écosse sur une paix définitive. Ils se sont séparés sans parvenir à un accord. L'année suivante, un rendez-vous des forces du roi fut ordonné à Newcastle le jour de la Sainte Trinité, lorsqu'une dangereuse querelle eut lieu entre l'infanterie anglaise et galloise. Un autre rendez-vous, ordonné au même endroit la veille de la Saint-Luc cette année-là, fut empêché par une incursion des Écossais, qui pénétrèrent dans le Yorkshire et faillirent faire prisonnier le roi d'Angleterre. On dit qu'ils assiégèrent Newcastle à cette occasion, mais rencontrèrent une vigoureuse répulsion.

L'armée anglaise, en 1323, reçut l'ordre d'être à Newcastle sur les octaves de Saint-Jean-Baptiste, mais cela fut heureusement empêché par la signature d'une paix entre les deux nations. Le roi, par un ordre, en date du 3 septembre 1326, pour pourvoir contre les attaques des Français, chargea Ralph de Nevill, Thomas de Grey, John de Fenwick et John de Lilleburn de surveiller cette affaire dans les ports de Newcastle sur Tyne, Tynemouth, Donstanburgh, Whiteby, Alemuth, Hertilpool, Werkworth, Newbigging et Holy Island.

En 1327, le premier d'Edouard III. (fn.24) les vassaux militaires du roi furent sommés de l'assister à Newcastle, le lundi précédant le jour de l'Ascension. Le roi n'a pas assisté en personne, mais a délégué son oncle, le comte de Norfolk, maréchal d'Angleterre. Au mois de juin suivant, un corps d'Écossais fit une incursion en Angleterre et passa la Tyne avec une telle célérité qu'il n'était pas aperçu par la garnison de Newcastle. (fn. 25) Com bien que les missionnaires des deux nations se soient réunis à Newcastle en décembre, et ont conclu une trêve jusqu'à dimanche à Midlent.

Les magistrats de Newcastle reçurent l'ordre, en 1328, de donner une réception honorable à cent grands hommes et nobles d'Ecosse, qui venaient à York, où le parlement se réunissait pour délibérer sur les termes d'une paix. Le roi d'Angleterre, par l'un des articles, renonça à tout titre de souveraineté sur l'Écosse et sa sœur, par un autre article, fut contractée avec David, fils et héritier du roi Robert Bruce. (note de bas de page 26)

En 1332, le roi députa John Darcy et William Denum pour traiter avec les ambassadeurs du gardien d'Écosse à Newcastle. Le jour de la Saint-Georges, l'année suivante, le roi entra à Newcastle à la tête de son armée, d'où il envoya des lettres à ses prélats, demandant leurs prières pour le succès de son expédition. Après la bataille de Halidon Hill, le jeune conquérant retourna à Newcastle, où il accorda la grâce royale aux hors-la-loi qui l'avaient fidèlement servi à la fin de la guerre.

Le roi Édouard a célébré sa Pentecôte à Newcastle en 1334, peu de temps après, Edward Baliol, roi d'Écosse, lui a rendu hommage dans l'église des Frères Noirs, dans cette ville, en tant que son supérieur et seigneur en chef du royaume d'Écosse. Cela se fit le 19 juin, d'une manière publique et solennelle, en présence d'un grand nombre de nobles et de gentilshommes réunis. Il aliéna en même temps au roi d'Angleterre les cinq comtés écossais voisins des frontières de l'Angleterre, pour être annexés à jamais à cette couronne.

Le roi était à Newcastle le 3 février 1335, et de nouveau à Midsummer, avec son armée, accompagnée de Baliol, roi d'Écosse. Cette année-là, les marins de Newcastle, avec une division de la flotte du roi, entrèrent dans la rivière Tay et brûlèrent une partie de Dundee. Edward date de Newcastle, le 16 novembre de cette année, lorsqu'il a signé une courte trêve avec les Écossais. Il semble y avoir continué jusqu'au 31 décembre.

Le roi, en juin 1336, était à Newcastle, en route pour Perth, pour soutenir son outil, Baliol. Les préparatifs belliqueux en France incitèrent Edward à assister à son parlement à Nottingham, mais il était de nouveau à Newcastle au début de novembre, à son retour en Écosse.

En 1337, le roi ordonna qu'une assemblée des barons du nord se tienne à Newcastle, pour conférer les moyens de poursuivre la guerre en Écosse. En mars de l'année suivante, le roi paraît avoir été à Newcastle, bien qu'alors profondément occupé par ses projets contre la France.

L'armée anglaise fut désignée pour rendez-vous à Newcastle au milieu du Carême 1340. En septembre de cette année, les Écossais furent inclus dans la trêve conclue à Tournay entre les rois d'Angleterre et de France.

A la fin de l'automne 1341, le roi Edouard III. était à Newcastle, et marcha contre les Écossais à la tête de 40 000 fantassins et 6 000 cavaliers, mais le manque de provisions l'obligea à retourner à Newcastle, où il accorda une trêve aux Écossais, qui fut renouvelée l'année suivante.

En juin 1342, David, roi d'Écosse, arriva dans son propre royaume et envahit l'Angleterre avec une nombreuse armée. Au cours de sa marche, il brûla et détruisit le pays environnant jusqu'à Newcastle, qu'il investit toute la nuit. Au matin, deux cents gentilshommes sortirent, se précipitèrent dans le camp écossais, et, prenant le comte de Murray, général de l'armée, prisonnier dans sa tente, rentrèrent avec peu de pertes dans la ville. Les Écossais enragés ont attaqué la ville avec une grande fureur, mais ont été habilement repoussés par la garnison, sous Sir John Nevil, alors capitaine du château. (note de bas de page 27)

En 1345, il y eut une peste à Newcastle, qui dura deux ans. Le roi, dans une lettre du 6 septembre 1346, informa le maire et les baillis de la ville de la victoire de Cressy, et pria les marchands d'envoyer des vivres, des arcs, des flèches, des ficelles, etc. à son armée devant Calais. Le roi David, profitant de l'absence de l'armée anglaise, fit une incursion soudaine en Angleterre mais la reine Philippa rassembla bientôt un corps de troupes résolu à Newcastle, composé de 1200 hommes d'armes, 3000 archers et 7000 autres, avec les Gallois, totalisant 16 000 hommes. Cette armée vaillante sortit de la ville pour livrer bataille aux Écossais à Neville's Cross. La reine, chevauchant les rangs, exhorta chacun à faire son devoir, et, les recommandant à Dieu et à Saint-Georges, retourna à Newcastle pendant le combat. Cette bataille mémorable se déroula le 17 octobre. Les Écossais, dit-on, perdirent 15 000 hommes et leur roi fut fait prisonnier. (note de bas de page 28)

En septembre 1351, le roi Edward a accordé des lettres de sauf-conduit aux otages pour le roi David, qui a été autorisé à se rendre en Écosse depuis Newcastle lorsque ses otages sont arrivés.

David de Bruce, en 1353, fut autorisé à rencontrer certains commissaires anglais et les nobles d'Écosse à Newcastle, pour traiter de sa délivrance d'emprisonnement et de la conclusion d'une paix.

En 1355, le roi, apprenant que les Écossais avaient pris Berwick, retourna précipitamment en Angleterre, fit une marche rapide jusqu'à Newcastle, où il célébra son Noël, et d'où il lança sa sommation à tous ses combattants de l'y assister le 1er janvier.

Par une ordonnance datée du 20 mai 1362, il apparaît que les otages du roi David étaient retenus par le shérif de Northumberland dans le château de Newcastle upon Tyne. En 1369, le roi Edward, craignant une guerre avec l'Écosse, renforça la garnison de Newcastle et d'autres forteresses à la frontière.

L'armée anglaise a été commandée par le roi Richard II. rendez-vous à Newcastle le 14 juillet 1385, pour aller contre l'Écosse. Les Écossais avec une grande adresse ont évité une bataille, et ont pillé et dévasté le pays jusqu'à Newcastle après quoi ils se sont enfuis avec leur butin en Écosse.

En 1388, tous les militaires du pays reçurent l'ordre de se réunir à Newcastle, qui était si peuplée, que, d'après Froissart, « ils ne savent où loger ». Les Écossais, qui avaient, comme d'habitude, commencé la campagne par la rage et la destruction, pénétrèrent jusqu'à Durham. A leur retour, ils s'assirent deux jours devant Newcastle, pendant lesquels ils s'accrochèrent avec la garnison. Sir Henry Percy, le Hotspur de Shakespeare, et son brave frère, Sir Ralph, étaient toujours les premiers dans ces rencontres, dans l'une desquelles, près des barrières, le comte de Douglas désarçonna le brave Sir Henry Percy, et menaça de porter la lance. par lequel il avait effectué cette victoire en Ecosse en ces jours de chevalerie le plus grand honneur au vainqueur, et la honte au vaincu. Le fougueux Hotspur a été tiré dans les portes par les spectateurs mais il a juré de se venger, et, poursuivant les Écossais jusqu'à Otterburn, une bataille sanglante a été livrée entre deux armées courageuses et vaillantes, dans laquelle les Anglais « ont été plutôt malheureusement, puis vaincus de manière déshonorante. "

Alexander, archevêque d'York, a été arrêté cette année à Shields, près de Tynemouth, pour haute trahison, au moment même où il s'embarquait pour prendre la mer. Deux chercheurs du port de Newcastle, John de Refham et Robert de Rypon, le découvrirent et le livrèrent à la garde du maire et des huissiers de cette ville. On trouva sur lui trente livres d'argent qui, par ordre du roi, furent accordées aux deux personnes qui l'avaient saisi.

En 1400, Newcastle devint une ville et un comté à part entière. En juillet de cette année, le roi Henri IV. était dans cette ville, se préparant à une expédition contre l'Écosse. Les Écossais, en 1402, ont pillé le pays jusqu'aux portes de Newcastle, mais ont été sévèrement punis à la bataille de Homilden Hill. En novembre de cette année, des gardes nocturnes d'une centaine de personnes ont été établies, pour la défense des murs et des parties adjacentes dont les frais étaient à la charge des habitants. (note de bas de page 29)

Le roi était à Newcastle le 25 juin 1405, où ses troupes, composées de 37 000 hommes, s'étaient rassemblées pour procéder contre le duc de Northumberland et d'autres insurgés qui étaient en armes. Au siège de Berwick qui s'ensuivit, des canons furent employés par le roi Henri, et dont l'effet fut si terrible qu'il effraya la garnison jusqu'à la capitulation.

Le 18 février 1408, Henry Earl of Northumberland a été tué à Bramham Moor, (fn. 30) et un quart de son corps a été mis en place à Newcastle mais en mai suivant, ses membres ont été recueillis et donnés à ses amis pour être enterré.

En 1410, il y eut une grande peste à Newcastle. (note de bas de page 31)

L'habile et entreprenant roi Henri V, pour faire avancer ses projets contre la France, était extrêmement soucieux de se concilier les Écossais et de s'assurer l'attachement des Northumbriens. Mais en 1415, alors qu'il se prépare à conduire ses troupes en France, il découvre une conspiration contre sa vie parmi ses propres conseillers privés. Le chef de l'un d'eux, sir Thomas Grey, de Werk, fut envoyé à Newcastle et placé sur l'une des portes de la ville.

Le 18 septembre 1417, un ordre fut envoyé par le fonctionnaire de l'évêque, aux aumôniers paroissiaux de Saint-Nicolas et de tous les Saints à Newcastle upon Tyne, d'infliger certaines pénitences, qui avaient été enjointes à Matilda Burgh et Margaret Usher, serviteurs de Peter Baxter, de cette ville, pour avoir revêtu des habits d'homme et s'être impieusement approché du sanctuaire de Saint-Cuthbert à Durham. (note de bas de page 32)

La régence d'Angleterre, pendant la minorité du roi Henri VI. afin de protéger le roi Jacques Ier d'Écosse dans leurs intérêts, lui donna pour épouse la belle Jane de Somerset, la propre cousine de leur roi, et que Jacques aimait passionnément. Après avoir stipulé une somme de 40 000 £, comme équivalent pour son éducation et son entretien, il reçut la liberté de partir dans son propre royaume. Au début d'avril 1424, il passa par Newcastle, accompagné d'un nombreux cortège de sa propre noblesse, ainsi que des gentilshommes du Northumberland, qui reçurent l'ordre de l'accompagner jusqu'en Écosse de la manière la plus honorable qu'ils pouvaient. .

Le 7 avril 1425, une sentence est fulminée par Thomas Langley, évêque de Durham, contre certaines personnes inconnu, qui avait cambriolé la maison de Robert Clytherow, Esq. de Newcastle upon Tyne, de plaques et de bijoux d'une valeur considérable.

Le roi Henri VI. a émis un ordre, en date du 1er décembre 1428, pour le sauf-conduit du roi d'Écosse, d'être escorté jusqu'à Newcastle upon Tyne ou Durham par mille de son propre cheval, à une conférence personnelle avec le cardinal Beaufort, oncle du reine d'Écosse, afin d'éviter les hostilités entre les deux royaumes.

Les Borderers étaient depuis longtemps dans un état agité, mais les dissensions en Angleterre entre les Lancasteriens et les Yorkistes, et les rébellions de la famille Douglas en Écosse, inclinèrent les deux royaumes à la paix. Les plénipotentiaires des deux rois se sont donc réunis dans la sacristie de l'église Saint-Nicolas, à Newcastle, le 14 août 1451, et ont signé un traité de paix.

Après la bataille de Towton, qui eut lieu le 29 mars 1461, et au cours de laquelle le duc de Northumberland et la plupart de ses partisans guerriers furent tués, le roi Henri VI. avec sa reine et le prince, les ducs de Somerset et d'Exeter, Lord Roos, Sir John Fortescue et Tailboys, comte de Kent, s'enfuirent de York à Newcastle. A l'approche du roi Edouard IV. ils se rendirent à Berwick upon Tweed. Le comte de Wiltshire et d'Ormond a été amené prisonnier à Newcastle par les Yorkistes, et y a été décapité.

En 1462, la reine active et héroïque du roi Henri VI. débarquée à Tynemouth, à la tête de 500 soldats français, avec l'intention d'aller à Newcastle mais sans doute s'y voir refuser l'admission, elle se rembarqua et atteignit Berwick upon Tweed dans un petit navire. Ses partisans, ayant été débarqués à Bambrough par une tempête, brûlèrent leurs navires et s'enfuirent à Holy Island, où près de 400 d'entre eux furent ensuite faits prisonniers par le bâtard Ogle, John Manners et d'autres partisans de la maison d'York.

En 1463, l'infatigable reine Margaret entra à nouveau dans le Northumberland, avec 2000 hommes d'armes qu'elle s'était procurés de France, une nombreuse suite d'aventuriers écossais et un corps de frontaliers résolus. Mais cette armée a subi une défaite totale aux niveaux près de Hexham. Lord Montacute, le général d'Edouard IV. envoya le comte de Kent, lord Roos, lord Molyns, lord Hungerford, sir Thomas Wentworth, sir Thomas Hase, sir John Finderne et d'autres personnes de distinction, prisonniers à Newcastle, où, après un peu de répit, ils furent exécutés. (note de bas de page 33)

Le 12 décembre 1465, les plénipotentiaires anglais et écossais tiennent un congrès à Newcastle. Les Anglais dirigeaient maintenant leurs vues de conquête vers la France, et les sentiments de colère et de ressentiment des Écossais contre eux s'étaient dans une large mesure apaisés. Les illustres négociateurs ont donc convenu de prolonger la trêve existante pour la longue période de quarante ans.

Le 25 avril 1472, une autre grande réunion de plénipotentiaires se tint à Newcastle, qui convinrent que, malgré les plaintes et les infractions des deux côtés, la longue trêve entre les nations resterait en vigueur.

En 1478, Newcastle semble avoir été visité par la peste, dont un grand nombre est mort.

En 1482, le duc de Gloucester, frère du roi Edouard IV. et ensuite Richard III. fut nommé lieutenant-général contre les Écossais et gardien des Marches du Nord, ainsi que des châteaux, villes, seigneuries, douanes et fermes de Carlisle et de Newcastle upon Tyne. Par une ordonnance datée du 30 juin, cent livres furent affectées à l'achat de 120 chevaux de trait pour transporter l'ordonnance du roi de Newcastle en Écosse, et 200 marks pour « avoir dépassé 2 moulins à flèches ». Le duc de Gloucester marcha vers le nord et, profitant des troubles intérieurs qui agitaient l'Écosse, obtint la restitution de Berwick, qui avait été rendu aux Écossais par le faible Henri VI. en volant devant les Yorkistes. (note de bas de page 34)

Lors d'un congrès de plénipotentiaires pour composer les dissensions entre l'Angleterre et l'Écosse, tenu à Nottingham en septembre 1484, il fut convenu qu'une convention pour un mariage entre Jacques, duc de Rothsay, héritier présomptif du roi d'Écosse, et Ann de la Pole, fille du duc de Suffolk et nièce du roi d'Angleterre, devrait être ratifiée en décembre de cette année, en l'église Saint-Nicolas de Newcastle. Mais avant que ce plan louable pour effectuer une union entre les deux royaumes puisse être effectué, la vie et le règne du coupable Richard ont été terminés dans le domaine de Bosworth.

En août 1487, le roi Henri VII. arriva à Newcastle, où il résida quelque temps, menant une sévère inquisition contre les personnes qui avaient été impliquées dans la rébellion de Simnel. Pendant son séjour dans cette ville, il envoya Richard Fox, évêque d'Exeter, et Sir Richard Edgecombe, contrôleur de la maison, en Écosse, pour traiter avec le roi Jacques III. sur l'arrangement de toutes les différences entre les royaumes.

Après une série de conflits et d'animosité, qui dura, avec de petits intervalles de respiration, plus de deux cents ans, les bases d'une union entre les deux royaumes furent posées, en se fiant à Marguerite, fille aînée du roi Henri VII. à Jacques IV. roi d'Ecosse. La princesse n'avait pas terminé sa quatorzième année lorsqu'elle fut envoyée à la cour écossaise. Elle était accompagnée dans son voyage par le comte de Surrey et une splendide suite de noblesse et de noblesse anglaises. Elle arriva à Newcastle le 24 juillet 1503, où elle se reposa jusqu'au 26, et fut reçue en grand état. (note de bas de page 35)

Le 30 août 1513, le lieutenant du roi, le comte de Surrey, entra dans Newcastle, à la tête d'une armée bien garnie de 26 000 hommes. Il marcha immédiatement en avant vers Alnwick, avec la bannière de Saint-Cuthbert, qu'il s'était procuré à Durham : et, le 4 septembre, fut rejoint par son fils, Thomas Howard, lord amiral, avec 5000 excellentes troupes, qu'il avait amené par mer à Newcastle. La bataille de Flodden Field s'ensuivit, au cours de laquelle tomba le galant roi Jacques IV. et la fleur de la noblesse écossaise. Le corps royal, embaumé à Berwick, fut envoyé à Newcastle, et de là à Richmond dans le Surrey.

Le roi Henri VIII. étant sérieusement impliqué dans des différends avec l'empereur Charles, et la cour de Rome se sentit soucieuse de se concilier l'amitié du roi Jacques V d'Écosse. Acceptant la médiation du roi de France, Henri envoya des commissaires à Newcastle à l'été 1533, pour rencontrer ceux nommés par la cour écossaise. Les négociations ont été tergiversées jusqu'au 1er octobre, date à laquelle une trêve a été conclue pour un an.

La dissolution des petits monastères par le rapace Henri avait excité la plus vive indignation dans le nord de l'Angleterre. Cela le rendit extrêmement désireux de s'assurer l'amitié de son royal voisin et neveu, à qui il envoya l'Ordre de la Jarretière. Dans ce but également, le roi anglais proposa une entrevue personnelle à York en 1535, mais James et son conseil pensèrent que Newcastle était un endroit plus approprié. La réunion prévue n'a pas eu lieu.

En 1541, une entrevue entre les deux rois à York fut de nouveau proposée et acceptée et tandis qu'Henri VIII. attendait dans cette ville le roi d'Écosse, qui a rompu le rendez-vous, le maire de Newcastle a offert à sa majesté un cadeau de 100 £.

Les hostilités entre les deux royaumes ayant recommencé en 1542, le comte Fitzwilliam, qui commandait le fourgon de l'armée anglaise, mourut à Newcastle et son étendard, en l'honneur de sa mémoire, fut porté en avance tout au long de l'expédition. Le duc de Norfolk, qui était général, fut chargé par le conseil du roi de laisser à Newcastle une réserve de 6 000 hommes, sous les ordres du duc de Suffolk, tandis que le gros de l'armée pénétrait en Écosse. (note de bas de page 36)

À la mort de Jacques V d'Écosse, le roi Henri projeta un mariage entre son fils Edouard, alors âgé de cinq ans, et Marie, la reine enfantine de ce royaume. Les comtes de Cassils et de Glencairn, les lords Somerville, Maxwell, Gray, Oliphant, Fleming et Home, lord d'Ayton, avec les fils de nombreuses familles nobles, tous prisonniers de guerre en Angleterre, furent envoyés en Écosse pour accomplir cet objectif. Ils arrivèrent à Newcastle au début de janvier 1543, où ils livrèrent des otages au duc de Suffolk, lieutenant du nord, pour leur retour. La faction empêcha cependant l'exécution de ce projet pacifique.

Un rendez-vous des forces militaires fut ordonné à Newcastle le dernier jour de mars 1544. Vers le 21 de ce mois, une flotte de 200 navires et 5 000 soldats et marins arrivèrent à Tynemouth Haven.L'armée s'est rassemblée à un endroit appelé « le Shellfelde ». Vers la fin d'avril suivant, cette flotte s'embarqua, avec une armée de 10 000 hommes, pour châtier les Écossais de leur perfidie et de leur ingratitude. Les forces terrestres étaient commandées par le comte de Hertford, lieutenant-général du nord et la flotte par Dudley Lord Lisle, amiral d'Angleterre. Vers cette époque, la peste fit rage à Newcastle. (note de bas de page 37)

Le 2 mai 1545, il y avait un autre groupe de forces militaires dans le nord, sous le commandement du comte de Hertford, composé de 12 000 hommes, dont un nombre considérable de mercenaires étrangers. (note de bas de page 38)

En 1547, le comte de Hertford, aujourd'hui duc de Somerset, et protecteur du royaume pendant la minorité d'Edouard VI. rassembla une grande armée contre l'Écosse à Newcastle : (fn. 39) ils furent rassemblés dans cette ville par John Dudley, alors comte de Warwick et attendirent trois jours jusqu'à l'arrivée de la flotte royale, ils atteignirent Berwick upon Tweed à la fin du mois d'août. (fn. 40) Après cette expédition, le protecteur retourna à New Castle, où il conféra l'honneur de la chevalerie à Robert Brandling, le maire.

En juillet et août 1552, le duc de Northumberland (feu comte de Warwick), en tant que Lord Warden of the Marches, les inspecta soigneusement en personne. Il tint sa Warden's Court à Newcastle, le 12 août, lorsque Lord Wharton fut nommé son adjoint. Sa seigneurie, en septembre, tint une consultation dans cette ville avec ses sous-directeurs, les capitaines des forteresses frontalières, le shérif de Northumberland, et une trentaine de gentilshommes des Marches, réputés pour leur sagesse et leur expérience. Lors de cette réunion, plusieurs articles de discipline ont été établis ou relancés. (note 41)

En 1553, Gateshead a été annexé par acte du parlement à Newcastle upon Tyne. L'année suivante, il fut restitué au comté de Durham.

On craignait, en 1558, que les Français, au service de Marie, reine d'Écosse, aient l'intention de surprendre la ville de Newcastle, mais immédiatement après que la reine Elizabeth monta sur le trône, elle adopta les mesures les plus énergiques et vigoureuses pour sécuriser sa frontière nord : et un rendez-vous des forces militaires fut fixé à Newcastle le 25 janvier de l'année suivante.

Un traité de paix fut signé entre les reines d'Angleterre et d'Écosse le dernier jour de mai 1559, mais vers la fin de la même année, le duc de Norfolk vint à Newcastle, en tant que lord lieutenant général du nord, pour rassembler un armée, qui, en conjonction avec une flotte de navires de guerre, était destinée à soutenir le nouveau parti protestant en Écosse, sous les seigneurs de la congrégation. (fn. 42) La reine anglaise, par cette mesure, entendait renforcer la Réforme dans son propre royaume, empêcher l'établissement du pouvoir français en Écosse et punir cette cour pour avoir contesté son titre à la couronne.

La reine Elizabeth, dans une lettre au duc de Norfolk, datée du 30 décembre de la même année, lui demanda d'emprunter sept ou huit cents livres à certains des marchands de Newcastle, jusqu'à ce que son propre argent arrive, dont le transport en hiver était pénible et fastidieux.

Par des lettres de sa grâce à Newcastle au conseil privé, en date des 16 et 20 février 1560, il apparaît que six navires de cette ville devaient être bien meublés et mis à la mer dans les dix jours, transportant quatre cents soldats, en plus d'un quantité suffisante de marins, pour le renfort de la flotte royale se trouvant alors à Edinburgh Frith. Lord John Grey, dans une communication au secrétaire Cecil, a conseillé de saper Leith, qui était en garnison par les Français. Il observe : « Les charbonniers de Newcastell serviront à faire ce puits, donc je vous prie de vous mettre au travail. (note 43)

Dans les instructions données par la reine Elizabeth à Sir William Cecil, chevalier, son secrétaire principal, et au docteur Wooton, doyen de Cantorbéry et d'York, ses commissaires nommés pour rencontrer et traiter avec ceux du roi de France, en date du 26 mai 1560, ils sont ordonné d'être à Newcastle upon Tyne avant le 5 juin suivant.

En 1561, la reine Elizabeth nomma Lord Hunsdon, gouverneur de Berwick upon Tweed, pour prendre la charge et le gouvernement de la ville de Newcastle upon Tyne et du comté de Northumberland, sous le comte d'Essex.

Lorsque Rizzio fut tué en présence de Marie, reine d'Écosse, le 9 mars 1566, Murray et les autres seigneurs exilés qui rôdaient à Newcastle et étaient de concert avec le roi et ses associés dans cette entreprise, revinrent dans la soirée de le lendemain à Edimbourg. Les principaux acteurs, le comte de Morton, les lords Ruthven et Lindsay, et le secrétaire Maitland, s'enfuirent à Newcastle. Le vieux Ruthven y mourut en juin suivant et le comte de Morton et son fils continuèrent à se cacher près d'Alnwick et d'autres endroits sur les frontières, jusqu'à ce qu'ils obtiennent leur pardon et soient rétablis. (note de bas de page 44)

En 1569, les comtes de Northumberland et de Westmoreland se sont rebellés contre la reine Elizabeth, mais son lieutenant au nord, le comte de Sussex, a agi avec une énergie et un esprit hors du commun. Lord Hunsdon, par ordre de sa majesté, se rendit à Newcastle, d'où plusieurs excursions furent faites contre les rebelles. Enfin, l'armée royale, dirigée par Sir John Forster et Sir Henry Percy, marcha contre l'armée rebelle jusqu'à Chester Dean. Des escarmouches eurent lieu lorsque les comtes retournèrent à Durham. Ils ont ensuite marché par Hexham dans Cumberland, où leurs troupes se sont dispersées. (note de bas de page 45)

En 1575, il était dans l'agitation d'unir Gateshead une seconde fois par acte du parlement à Newcastle upon Tyne. L'année suivante, M. Thomas Sutton, le fondateur de la Charter House, à Londres, se présente comme maître de l'artillerie de la reine dans cette ville.

Le maire, les échevins et le shérif de Newcastle écrivirent, en 1579, aux huissiers de Yarmouth, où sévit une grave peste, pour interdire à leurs navires de venir dans ce port comme d'habitude pour les charbons.

En 1584, les nobles expulsés d'Écosse furent reçus à Newcastle par la politique Elizabeth. Ils ont ensuite été transférés à Norwich. (note de bas de page 46)


Les références

  1. ^ Ford, L. L. (2004). "Mildmay, Sir Walter (1520/21-1589)". (abonnement ou abonnement à une bibliothèque publique britannique requis)
  2. ^ Grun, Bernard (1991). Les horaires de l'histoire (3e éd.). New York : Simon & Schuster. p. 259.
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