Souvenirs et lettres du général Robert E. Lee

 Souvenirs et lettres du général Robert E. Lee

Un jour ou deux après la capitulation, le général Lee partit pour Richmond, chevauchant Traveller, qui l'avait si bien porté tout au long de la guerre. Il était accompagné d'une partie de son état-major. En chemin, il s'est arrêté à la maison de son frère aîné, Charles Carter Lee, qui vivait sur l'Upper James dans le comté de Powhatan. Il passa la soirée à causer avec son frère, mais quand vint l'heure du coucher, bien que supplié par son hôte de prendre la chambre et le lit préparés pour lui, il insista pour aller à sa vieille tente, dressée au bord de la route, et passa la nuit dans le quartier auquel elle était habituée. à. Le 15 avril, il arriva à Richmond. Les gens là-bas le reconnurent bientôt ; des hommes, des femmes et des enfants se pressaient autour de lui, acclamant et agitant chapeaux et mouchoirs. C'était plus l'accueil d'un conquérant que celui d'un vaincu en liberté conditionnelle. Il leva son chapeau en réponse à leurs salutations et se rendit tranquillement chez lui sur Franklin Street, où ma mère et mes sœurs l'attendaient anxieusement. Ainsi il est revenu à cette vie de famille privée pour laquelle il avait toujours rêvé, et est devenu ce qu'il a toujours désiré être, citoyen paisible dans un pays paisible.

En essayant de décrire ces derniers jours de l'armée du nord de la Virginie, j'ai cité en grande partie Long, Jones, Taylor et FitzLee, qui ont tous donné des comptes rendus plus ou moins complets des mouvements des deux armées.

Il se trouve que peu de temps après que nous ayons quitté nos lignes, le 2 ou le 3 avril, dans l'un des innombrables combats, mon cheval a été abattu, et en nous faisant quitter le terrain, lui et moi, n'ayant pas le choix des routes, la cavalerie fédérale poursuivante est intervenue entre hommes et le reste de notre commandement, j'ai donc dû contourner la tête des escadrons avancés de Sheridan avant de pouvoir rejoindre nos forces. Ce que je n'ai réussi à accomplir que le 9 avril, jour de la reddition, car mon cheval blessé a dû être laissé à un fermier, qui m'a gentiment donné un en échange, disant que je pourrais le renvoyer quand je pourrais, ou, si je a été empêché, que je pouvais le garder et qu'il le remplacerait par le mien quand il se rétablirait.


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