Charles Delestraint

Charles Delestraint

Charles Delestraint est né en France en 1879. Membre de l'armée française, il a passé la majeure partie de la Première Guerre mondiale en tant que prisonnier de guerre.

Il est resté dans l'armée et est devenu l'un des principaux partisans d'une armée moderne composée de divisions blindées. Delestraint prend sa retraite en 1939 mais est rappelé dans les forces armées au début de la Seconde Guerre mondiale et mène la contre-attaque contre l'armée allemande à Abbeville (3-4 juin 1940). Après la capitulation de la France, Delestraint se retira à Bourgen Bresse.

Delestraint a été recruté dans la Résistance française par Henry Frenay. Après avoir rendu visite à Charles De Gaulle à Londres, il accepte de prendre la tête de l'Armée Secrète. Delestraint rentre en France avec Jean Moulin le 24 mars 1943.

René Hardy, résistant avait été arrêté et détourné et ses informations conduisirent à l'arrestation de Delestraint par la Gestapo le 9 juin 1943. Après avoir été interrogé par Klaus Barbie, il fut déporté vers l'Allemagne nazie. Charles Delestraint est fusillé à Dachau par le Schutz Staffeinel (SS) le 19 avril 1945.


ExecutedToday.com

A cette date de 1940, l'Etat français en train de s'effondrer a tiré et oublié quatre subversifs à Pessac. Ces cas sont largement couverts par le blog en français Histoire pénitentiaire et Justice militaire. De nombreux liens dans cet article pointent vers des articles bien illustrés sur ce site, ce qui en fait une lecture recommandée pour ceux qui souhaitent approfondir.

Fin juin, la France se trouve dans les semaines sombres après Dunkerque - le jour même, en fait, où le gouvernement du maréchal Pétain s'est officiellement rendu au blitz allemand.

Ailleurs, les restes de la IIIe République avaient fui vers l'ouest jusqu'à Bordeaux, emportant avec eux les condamnés à mort. L'État qui les a condamnés n'a pas voulu laisser sa disparition imminente le tromper de leur sang.

Jean Amourelle, un sténographe au Sénat français dont les fonctions comprenaient la sténographie des procédures secrètes de ses commissions militaires, a été surpris en train d'acheminer des renseignements vers l'Allemagne.

Deux couples de frères se sont joints à lui pour l'exécution de cette date : Roger et Marcel Rambaud, et Léon et Maurice Lebeau. Maurice Lebeau, 17 ans, a vu sa peine commuée en travaux forcés et a été épargné par le détail du renvoi.

Les Rambaud et Lebeau étaient des ouvriers d'usine condamnés comme saboteurs pour avoir compromis le moteur d'un avion militaire français, le faisant exploser en plein vol : comportement étrange pour des prolétaires communistes expliqué par la paix temporaire entre l'Allemagne et l'Union soviétique qui (pour le moment) positionne le Parti communiste français dirigé par le Komintern comme un adversaire de la guerre.

Malgré le sacrifice des Rambaud et des Lebeau, cette posture fut de courte durée. Un an plus tard, le 22 juin 1941, en fait, l'invasion de l'URSS par l'Allemagne a poussé les mouvements communistes européens dans des fronts communs avec les partis antifascistes, et les communistes français au premier plan de la Résistance française. martyres.

En ce jour..

Exécutions éventuellement liées :

1945 : le général Charles Delestraint

A cette date de 1945, le général et résistant français Charles Delestraint est éliminé en toute hâte, dix jours avant la libération de Dachau.

Delestraint, qui a également passé la Première Guerre mondiale en tant que prisonnier de guerre, fait partie de ceux qui ont remarqué que les dogmes militaires bornés du passé devaient être mis à jour.

Avec de Gaulle, Delestraint était un ardent défenseur de la guerre mécanisée dans l'entre-deux-guerres.

Il n'est pas allé assez loin, certainement pas jusqu'à la Wehrmacht qui sera bientôt vantée.

En 1940, quelques mois seulement après sa retraite, Delestraint a été rappelé pour diriger une division mécanisée contre les Allemands, ce qui bien sûr s'est avéré être un triomphe spectaculaire de la guerre des chars pour les Allemands. Tandis que les Français distribuaient des unités blindées dans leurs forces, les Allemands les massaient à un schwerpunkt visant à percer la ligne française et conquérir rapidement à l'arrière.

Delestraint remarqua plus tard la différence doctrinale,

Nous avions 3 000 chars et les Allemands aussi. Nous les avons utilisés en mille paquets de trois, les Allemands en trois paquets de mille.

Recruté par la suite dans la Résistance française et de là trahi, Delestraint enjoint l'hospitalité de nombreux camps de concentration et la tendre miséricorde d'un de leurs plus infâmes bourreaux.

L'incertitude demeure quant à savoir exactement comment les Allemands ont tué Delestraint, ou même pourquoi les commandants de Dachau ont voulu l'achever en particulier, bien qu'il ait été un enjeu majeur dans l'opération anti-Résistance. Le corps a été immédiatement incinéré, les enregistrements du camp de l'ordre d'exécution ont disparu s'ils ont jamais existé et les témoignages oculaires divergent.

Mais mourir à Dachau pour la Résistance française ? À tout point de vue, c'est un passeport pour le statut de héros, comme l'attestent un certain nombre de rues du général Charles Delestraint que l'on trouve dans son pays natal.


ExecutedToday.com

A cette date de 1942, deux jours seulement après avoir assassiné l'amiral François Darlan, Fernand Bonnier de La Chapelle est fusillé par l'armée de Vichy à Alger.

Malgré sa réputation abrégée de marionnette nazie, Vichy France, en particulier dans les années 1940-1942, était un animal plus nuancé qui a bénéficié d'une étude accrue ces derniers temps. Vichy contrôlait le sud de la France sous la pression évidente de l'occupation allemande voisine et a effectué une collaboration d'État avec Berlin, y compris des déportations, mais il a également maintenu des relations diplomatiques avec les États-Unis. Vichy France a même tiré sur des espions allemands.

Vichy était l'un des prétendants à la légitimité politique au lendemain de la défaite désastreuse de la France en 1940 aux mains des Allemands. Le rival le plus évident (et ici, d'actualité) était le français libre de de Gaulle.


À juste titre, le film classique Casablanca créé en novembre 1942, mettant en vedette Claude Rains dans le rôle du capitaine Renault sans scrupules de Vichy. Le film pro-Français libre, anti-Vichy n'était cependant pas représentatif de la politique étrangère américaine de l'époque.

C'était le contexte lorsqu'en 1942, les États-Unis ont mené l'opération Torch pour envahir l'Afrique du Nord française contrôlée par Vichy. “Ce n'est pas la fin,” Churchill épigrammé des atterrissages de Torch. “Ce n'est même pas le début de la fin. Mais c'est peut-être la fin du commencement.”* (Correction: Churchill a en fait dit cela en référence à la bataille d'El Alamein de novembre 1942, comme l'observe un commentaire très gracieux.)

Au moment de cette opération, l'amiral Darlan se trouvait à Alger. C'était l'ancien numéro deux du gouvernement de Vichy, mais aussi un gars dont la coopération avec les nazis avait été mitigée - c'est la raison pour laquelle il était le ancien homme numéro deux.

Darlan resta néanmoins le chef des forces armées de Vichy, ce qui signifiait qu'il valait la peine que les commandants de la Torche s'arrangent avec lui lorsque Darlan se montra prêt à coopérer.

Ils ont coupé cet accord. Darlan a mis fin à la résistance armée et a pris Vichy Afrique du Nord du côté des Alliés. (Il avait, en effet, déjà laissé entendre aux diplomates américains qu'il était prêt à changer de camp voir Arthur Funk, "Négocier l'"Accord avec Darlan" en Revue d'histoire contemporaine, avril 1973.) En échange, les Alliés l'ont installé comme haut-commissaire de France pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest — grand homme sur le campus de l'Afrique du Nord française.

Comme tout bon compromis, il ne satisfait personne.

De Gaulle est enragé : un responsable de Vichy reste à la tête d'un État de Vichy désormais sous les auspices des Alliés. La reconnaissance des Alliés aurait-elle amené Darlan à diriger la France d'après-guerre ?

Egalement énervé par la défection, Hitler a déclenché le plan d'urgence allemand pour occuper Vichy France. redevable à l'Allemagne nazie.

De retour en Afrique du Nord, nous arrivons enfin au principal de notre rendez-vous.

Étudiant de 20 ans aux tendances politiques monarchistes et antifascistes, Fernand Bonnier de La Chapelle (article Wikipédia anglais | français) a décidé avec quelques amis de rompre le nœud politique gordien que l'adoption de Darlan avait créé.

Bonnier de La Chapelle a tiré la paille courte (littéralement, ils ont tiré des pailles) pour le privilège/la responsabilité d'assassiner l'amiral de Vichy.

Officiellement, le jeune homme a agi seul. Officieusement, les spéculations n'ont pas cessé sur les intrigues secrètes à l'œuvre. Personne ne sait vraiment exactement comment le meurtre de Darlan était censé faire avancer le programme supposé du tireur. Et les Français de Vichy se débarrassent du tueur avec une précipitation suspecte.

Juste après le déjeuner du 24 décembre, Fernand Bonnier de La Chapelle a surpris Darlan à son retour dans son bureau et lui a tiré une balle dans la bouche et le torse à bout portant. Il a été arrêté alors qu'il tentait de s'enfuir.

Dès le lendemain soir, il est condamné par un tribunal d'Alger. Il y avait déjà un cercueil en commande avant que ce corps ne se mette en session.

Pour une raison quelconque, le condamné pensait que son service perçu à la nation serait annulé. “Ils ne me tireront pas dessus. J'ai libéré la France, assura-t-il à son confesseur. « Les balles seront des cartouches à blanc. Churchill a enregistré que Bonnier de La Chapelle était "surpris d'être abattu".

Darlan a été inhumé plus tard dans la matinée lors d'un service de requiem les yeux secs. Un officier du renseignement britannique s'est souvenu que le meurtre de Darlan était tombé comme une pierre dans un petit étang et que les ondulations n'étaient que brèves. C'était comme si Darlan n'avait jamais été.” (Source des citations dans les deux derniers paragraphes)

Henri Giraud, un général français qui a échappé à la garde des Allemands et s'est réfugié à Vichy France — Vichy refusant de le rendre aux Allemands, qui avaient ouvertement l'intention de le tuer — a succédé à Darlan’s le commandement des Français désormais alliés forces nord-africaines et maintenaient les inadmissibles institutions de Vichy. Il rejoint la Conférence alliée de Casablanca quelques semaines plus tard. Giraud s'était déjà secrètement arrangé avec les Alliés pour prendre exactement cette position et s'était rendu en Afrique du Nord en prévision de l'invasion avant d'être battu par Darlan.

Le gouvernement nord-africain de Vichy de Giraud a progressivement accru sa coopération avec la France libre de de Gaulle, les deux ont finalement cofondé le Comité français de libération nationale, dont de Gaulle, bien sûr, a finalement pris le contrôle.

En 1945, une cour d'appel d'après-guerre a annulé à titre posthume la condamnation de Bonnier de La Chapelle " au motif qu'il avait appuyé sur la gâchette " dans l'intérêt de la libération de la France ".

* Staline, dont l'Armée rouge combattait alors bec et griffes de la Wehrmacht à Stalingrad, a supplié de ne pas être d'accord. Il avait imploré les alliés occidentaux d'ouvrir un deuxième front et n'était pas trop impressionné par leur calcul selon lequel ils n'étaient pas prêts à envahir l'Europe continentale en 1942. "Un homme qui n'était pas prêt à prendre des risques ne pouvait pas gagner un guerre, s'écria Staline à Churchill.

** Un effet d'entraînement de l'opération Torch : les Allemands ont renforcé l'Afrique du Nord contre la poussée imminente des Alliés. C'est au cours de cette campagne que le futur presque assassin d'Hitler Claus von Stauffenberg a perdu une main et un œil, ce qui a conduit à son retour au travail de bureau à Berlin qui lui donnerait l'occasion d'essayer de tuer le Führer.

Dagger Cela a entraîné le geste de résistance de Vichy France, sabordant la flotte de Toulon pour la garder hors des mains des Allemands, bien que cela ait également irrité de Gaulle, qui souhaitait plutôt que la flotte fasse défection vers l'Afrique du Nord.

En ce jour..

Exécutions éventuellement liées :

1945 : le général Charles Delestraint

A cette date de 1945, le général et résistant français Charles Delestraint est éliminé en toute hâte, dix jours avant la libération de Dachau.

Delestraint, qui a également passé la Première Guerre mondiale en tant que prisonnier de guerre, fait partie de ceux qui ont remarqué que les dogmes militaires bornés du passé devaient être mis à jour.

Avec de Gaulle, Delestraint était un ardent défenseur de la guerre mécanisée dans l'entre-deux-guerres.

Il n'est pas allé assez loin, certainement pas jusqu'à la Wehrmacht qui sera bientôt vantée.

En 1940, quelques mois seulement après sa retraite, Delestraint a été rappelé pour diriger une division mécanisée contre les Allemands, ce qui bien sûr s'est avéré être un triomphe spectaculaire de la guerre des chars pour les Allemands. Tandis que les Français distribuaient des unités blindées dans leurs forces, les Allemands les massaient à un schwerpunkt visant à percer la ligne française et conquérir rapidement à l'arrière.

Delestraint remarqua plus tard la différence doctrinale,

Nous avions 3 000 chars et les Allemands aussi. Nous les avons utilisés en mille paquets de trois, les Allemands en trois paquets de mille.

Recruté par la suite dans la Résistance française et de là trahi, Delestraint enjoint l'hospitalité de nombreux camps de concentration et la tendre miséricorde d'un de leurs plus infâmes bourreaux.

L'incertitude demeure quant à savoir exactement comment les Allemands ont tué Delestraint, ou même pourquoi les commandants de Dachau ont voulu l'achever en particulier, bien qu'il ait été un enjeu majeur dans l'opération anti-résistance. Le corps a été immédiatement incinéré, les enregistrements du camp de l'ordre d'exécution ont disparu s'ils ont jamais existé et les témoignages oculaires divergent.

Mais mourir à Dachau pour la Résistance française ? À tout point de vue, c'est un passeport pour le statut de héros, comme l'attestent un certain nombre de rues du général Charles Delestraint que l'on trouve dans son pays natal.

En ce jour..

Exécutions éventuellement liées :

1945 : Robert Brasillach, traître intellectuel

A cette date de 1945, et malgré un tollé partiel dans les milieux littéraires français, l'intellectuel fasciste et collaborateur de Vichy Robert Brasillach est fusillé pour trahison à Montrouge.

Romancier, journaliste et littérateur Robert Brasillach (entrée Wikipédia en anglais | français) était le « James Dean du fascisme français », apôtre à la mode du mouvement d'extrême droite de l'entre-deux-guerres Action Française.

Un vrai James Dean meurt jeune, dont le sort a été fourni par la rédaction de Brasillach pour le chiffon antisémite Je Suis Partout (“Je suis partout”) et le soutien enthousiaste du gouvernement de Vichy.

Dans la mesure où sa collaboration avait pris la forme d'idées propagées, l'affaire Brasillach a engagé la politique française dans la question difficile de savoir si le « crime intellectuel » et même la « trahison intellectuelle » pouvaient exister catégoriquement. .

Étant donné une autre année, lorsque l'occupation n'était plus un souvenir si frais et que les nazis ne frappaient plus à la porte, le casse-tête n'aurait probablement pas été une question de vie ou de mort.

Mais alors, les idées sont parfois des questions de vie et de mort elles-mêmes, et cela n'est nulle part plus vrai qu'en France.

De nombreux intellectuels antifascistes ont fait appel à de Gaulle pour la vie de Brasillach – beaucoup, mais pas tous. L'opposant à la peine de mort Albert Camus a signé le recours en grâce Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir a refusé.

Entre la sympathie au sein de l'ensemble littéraire, l'inimitié idéologique et l'expérience brûlante de l'occupation à peine levée, un test de conscience pour de nombreux penseurs français a été aphorisé par les mots mêmes que de Gaulle utiliserait pour détourner l'appel. .

En ce jour..

Exécutions éventuellement liées :

1963 : Jean-Marie Bastien-Thiry, modèle pour le Chacal

A cette date de 1963, tenant un chapelet, l'officier français Jean-Marie Bastien-Thiry est abattu par un peloton d'exécution dans la banlieue parisienne d'Ivry-sur-Seine pour avoir tenté d'assassiner Charles de Gaulle.

Peut-être qu'aucune lutte anticoloniale n'a laissé une empreinte intellectuelle et culturelle plus considérable que la guerre d'indépendance algérienne contre la France. Cela a entaillé la politique française et la droite a violemment rejeté le sentiment grandissant de mettre fin à l'occupation de 132 ans de leur pays. On dit souvent que le conservateur Charles de Gaulle était le seul homme qui aurait pu organiser le départ avec le soutien d'une partie suffisante de la population, mais une partie suffisante ne signifiait en aucun cas tout, et chaque bévue multipliant les ] le décompte des corps a d'ailleurs été posé sur la tête de de Gaulle.

Le 22 août 1962, quelques semaines seulement après que la guerre ait réussi à expulser la puissance européenne, une équipe d'assassins dirigée par Bastien-Thiry (collaborant avec l'extrême droite Organisation de l'armée secrète) a déclenché une fusillade à la mitrailleuse sur la voiture de de Gaulle. Des centaines de coups de feu ont été tirés miraculeusement, le président et tous ses collaborateurs s'en sont tous sortis indemnes.

Bien que les véritables tireurs aient été graciés par leur cible, leur manager ne l'a pas été. dit de Gaulle,

Les Français ont besoin de martyrs, je leur ai donné Bastien-Thiry. Ils pourront en faire un martyr. Il le mérite.

Certes, Bastien-Thiry avait cela en tête. Lors de son procès (tel qu'enregistré par un site Internet francophone sympathique), il a adressé sa conduite à la postérité :

Nous avons exercé le droit de défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants cet homme est ruisselant de sang français et il représente la honte actuelle de la France. Il n'est pas bon, il n'est pas moral, il n'est pas légal que cet homme reste longtemps à la tête de la France la morale, le droit et la raison humaine s'unissent pour le condamner. La vérité que nous avons dite, et que bien d'autres que nous ont dit avant nous, restera attachée au nom de cet homme, où qu'il aille et quoi qu'il fasse. Un jour cet homme rendra compte de ses crimes : devant Dieu, sinon devant les hommes.

Le complot sensationnel de Bastien-Thiry et les efforts continus de l'OEA pour assassiner de Gaulle, ont inspiré le roman de Frederick Forsyth Le jour du chacal, et un film classique de 1973 du même titre :


Dossier : Plaque Charles Delestraint, 11 chaussée de la Muette, Paris 16.jpg

Cliquez sur une date/heure pour afficher le fichier tel qu'il apparaissait à ce moment-là.

Date/HeureLa vignetteDimensionsUtilisateurCommenter
courant21:22, 22 avril 20102 313 × 1 327 (1,87 Mo) Mu (discuter | contributions) <>, marquant l'emplacement où fut arrêté le général Charles Delestraint, chef de l'Armée secrète (1879-1945), le 9 juin 1943.>> |Source=Travail personnel |A

Vous ne pouvez pas écraser ce fichier.


Charles Delestraint - Histoire

Charles Delestraint

Charles Delestraint était issu d'une modeste famille du Pas de Calais. Son père travaillait comme comptable aux fonderies de Biache St Vaast. C’est dans ce village situé entre Arras et Douai qu’il vit le jour, le 12 mars 1879.
Dès son enfance, le jeune Charles manifesta la volonté de devenir soldat. Elève sérieux, dont l'action réfléchie était en harmonie avec ses convictions, il vivra intensément sa foi chrétienne en menant ses études secondaires chez les Maristes à Haubourdin les Lille. En 1896, il obtint brillamment le Baccalauréat. Il choisit alors la carrière des armes et entra en 1897 à École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il en sortira parmi les premiers, trois ans plus tard.
Le 1er octobre 1900, il est nommé sous-lieutenant au 16e Bataillon de chasseurs à pied, stationné à Lille.
Il va y servir pendentif treize ans. Il est nommé capitaine en décembre 1913 puis est admis à l'École Supérieure de Guerre le 18 mars 1914.

La première guerre mondiale.

Le Capitaine Delestraint sert au 58° Bataillon de Chasseurs à Pieds à Amiens lorsque débute la Grande Guerre.
A la tête de la 9ème Compagnie, il s'illustre le 25 août 1914 lors d'une mission spéciale sur la Meuse, à hauteur de Haybes (Belgique). Il bouscule un important détachement ennemi, retarde la progression allemande et permet ainsi la liaison des IV° (de Langle de Cary) et des V° Armées françaises (Lanrezac). Il est alors fait Chevalier de la Légion d'Honneur, puis recevra plus tard pour cette action la Croix de Guerre avec palme et la Croix de Guerre belge.
Le 30 août, il tombe dans une embuscade allemande lors de l'attaque de Chesnois-Auboncourt.
Blessé et fait prisonnier, il est admis à l"Ambulance allemande de Mazerny. Il y est soigné du 31 Août au 15 Septembre puis est ensuite acheminé vers l'Allemagne. Il restera captif au camp de Plassenburg, en Bavière du 25 septembre 1914 au 3 Décembre 1918 inclus.
Rapatrié en décembre 1918, il est ensuite affecté à l'Etat-major du G.Q.G., Section du Personnel et nommé chef de bataillon en juin 1919.

L’entre-deux guerres.

Au début des années 20, Charles Delestraint sert d’abord au 104° RI puis après un passage à l'Etat-Major de l'Armée, il est affecté à l'Ecole Supérieure de Guerre en 1914 octobre 1923, il fait une demande pour servir dans les chars et il est affecté au 517° Régiment de Chars de Combat à Düren, en zone d'occupation française. Il va exceller dans ce domaine et y acquérir une réputation de spécialiste qui le conduira en avril 1927 à l’Ecole d’Application des chars de Versailles, dirigée par le général Frère. Promu lieutenant-colonel en décembre 1927, il y prendra les fonctions de commandant en second. En 1932, nommé Colonel, il devient Chef de Corps du 505° RCC à Vannes. En 1936, il se voit confier le commandement de la 3° Brigade de Chars à Metz et le 23 décembre de la même année, il reçoit ses étoiles de Général de Brigade. Il a comme subordonné le Colonel de Gaulle, Chef de Corps du 507° R.C.C. de Metz. Les deux hommes, inspirés par le Général Jean-Baptiste Eugène Estienne, partagent la même vision novatrice de l’emploi du blindé dans une stratégie moderne. Ensembles, ils vont lutter pour développer une utilisation différente, plus importante et plus offensive des blindés.

La Drôle de guerre et la campagne de France (1939-1940).

Agé de 60 ans, le Général Delestraint est atteint par la limite d’âge de service, en mars 1939 et placé d’office dans les cadres de réserves. Mais la déclaration de guerre contre l’Allemagne, le 03 septembre 1939, permet son rappel au sein des armées. Il se voit confier le commandement des chars de combat de la VII° Armée. En avril 1940, il est nommé adjoint à l'inspection des chars. Le 2 juin 1940, alors que la situation parait dérée, il reçoit le commandement d’un Groupement cuirassé qui ne comprend plus que deux Divisions (2° et 4° Divisions Cuirassées). Malgré la médiocrité de son équipement, il parvient à couvrir le repli de deux Armées, sauvant ainsi de nombreuses unités de toutes armes, après avoir réduit la poche d'Abbeville. Au cours de cette campagne, il retrouve le colonel de Gaulle, commandant la 4e DCR. Ils connaissent des succès malheureusement incomplets du fait de l'incompréhension du haut commandement trop frileux pour accepter l'engagement simultané des deux Divisions. Le groupement de chars entreprend une longue retraite, se battant partout, notamment sur la Loire.
La demande de l'armistice, proclamée le 17 juin par le maréchal Pétain, n'arrête pas pour autant la progression allemande et la capture de nombreuses unités françaises à laquelle, cependant, échappe le groupement de chars. Charles Delestraint qui, à Valençay, entend à la TSF l'Appel de son ancien subordonné, y adhère totalement. Lorsque les restes des deux Divisions de Chars se regroupent au camp de Caylus (Tarn-et-Garonne), l'esprit de Résistance est déjà né chez Charles Delestraint. Les paroles d'adieu qu'il adresse à ses soldats en sont la preuve. Il leur demande de se comporter en français, et non pas avec une mentalité de chiens battus ou d'esclaves.
-"Si nous savons vouloir, la France ressuscitera un jour du calvaire présent".
Le 8 juillet, après avoir reçu la troisième étoile de général de division, il est versé à nouveau au cadre de réserve et quitte l'armée.

La réésistance et l’Armée Secrète.

Le Gééral Delestraint refuse la défaite et l'armistice. Il décide de s’entourer d’opposants à l’occupation et regrouper dans un premier temps des "Anciens des Chars". A partir de 1941, il accentue son activité de résistant ce qui lui vaut un rappel à l'ordre de Vichy, le 27 février 1942.
En août 1942, après avis d'Henri Frenay et sur proposition de Jean Moulin, le Général de Gaulle le choisir pour organisateur et commander l'Armée Secrète (AS) qui doit regrouper puis fusionner les principaux grands mouvements armés de la Résistance en zone Sud : Combat, Libération et Franc-Tireur. Le 4 août 1942, il accepte le poste en voyant à Londres un message à jean Moulin qui confirme son choix : « Charles à Charles, d’accord ».

Le 11 novembre 1942, après avoir rencontréé Jean Moulin, il est confirmé dans sa mission par une lettre manuscrite du Général de Gaulle. Chef de l'Armée Secrète, il prend alors pour pseudonyme « Vidal » et travaille en coordination avec Jean Moulin pour élargir la structure à la zone Nord. Il aura comme secr&ecutetaire pendant cette période François-Yves Guillin. Dès lors, il collabore étroitement avec Moulin pour organiser la Résistance au plus haut niveau en rencontrant les principaux responsables des mouvements. C'est ainsi qu'ils sont tous deux convoqués par le général de Gaulle à Londres le 13 février 1943. Charles Delestraint est alors chargé d'étendre la structure de l'Armée Secrète en zone nord. Vidal rentre en France le 20 mars 1943 en compagnie de "Max" (Jean Moulin) et de Christian Pineau.
Il est promu Général de Corps d'Armée par le Général de Gaulle. Il visite début avril, le plateau du Vercors et les premiers maquis. Ensuite, à Paris, il participe aux réunions visant à regrouper les grands mouvements de la zone nord (OCM, Centurie, FTPF, Voix du Nord).

L’arrestation et la déportation.

Au printemps 1943, les Allemands sont sur la piste de Jean Moulin et cherchent à décapiter l’organisation.
Le 9 juin 1943, au Métro La Muette (16ème), alors qu'il a rendez-vous avec René Hardy, l'un des responsables de Rétro « Combat », le Général Delestraint est « pincé » par la Gestapo et douze jours tard Jean Moulin est &ecutegalement arrêté &grave Caluire.
Il a été souvent avancé qu’ Hardy avait trahi les deux hommes. En effet, Henri Frenay, à la tête de « Combat » était convaincu que Moulin était un sympathisant communiste et qu'il voulait mettre ceux-ci aux commandes de l'Armée Secrète de Delestraint. Cette trahison aurait été échafaudée pour contrer ces plans.

Le Gééral Delestraint est interrogé et torturé à Neuilly puis avenue Foch par la Gestapo. En juillet, il est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Après une instruction de neuf mois, il est envoyéé au camp de Natzweiller-Struthof, en Alsace, en mars 1944. Dans le camp, il est tout de suite considéré comme chef. Il est perçu comme le conseiller porteur de l'espoir que nombre de ses compagnons ont perdu. Il est également apprécié pour son profond sens humain, toujours ceux qui sont submergés par le déciés et localisé chaque fois les mots justes pour les rassurer. Il pouvait restituer la confiance d'un regard ou avec quelques mots. Il prenait soin des prisonniers vulnérables, n’hérables jamais à partager les quelques aliments qu’il parvenait à faire dérober aux allemands.

Avec l’avancée des alliés vers l’Alsace, le commandement allemand décide de faire évacuer le camp de Natzweiler au début du mois de septembre 1944. « Vidal » est alors transféré au camp de Dachau, près de Munich. Il y arrive le 6 septembre 1944 avec 905 autres détenus de Natzweiler. Tous les prisonniers français de Natzweiler classifiés comme « Nacht und Nebel » portaient le triangle rouge sur leurs uniformes, les désignants comme « prisonniers politiques ». Les lettres NN étaient peintes derrière leurs vestes pour les identifier plus facilement.
D’après le témoignage de Paul Berben, ancien déporté de Dachau, le Général Delestraint portait un triangle rouge avec la lettre F pour « français » et le matricule 103.027 sur une pièce blanche, au triangle. Bien qu'il fut le prisonnier français détenant le plus haut rang, en provenance de Natzweiler, le Général ne fut pas envoyé avec les prisonniers importants dans le bunker mais fut affecté tel un détenu classique en Bloc. Il demeurait au Bloc 24, baraquement de bois se situant au Nord du camp. Il a conservé ses liens avec les autres prisonniers de Natzweiler dont l'agent britannique du SOE, le Lieutenant Robert Sheppard, lui aussi logé au Bloc 24. Un, donné par de hautes instances allemandes (Kaltenbrünner ?), le condamnera à dispara&icirtre avant l'arrivée des allés. Très vite bien qu’il soit reconnu par les autres internesés comme le chef des prisonniers français, il s’arrange pour devenir un prisonnier anonyme, perdu dans la masse des détenus. A Dachau, les gardiens ne le feront pas travailler à l'extérieur du camp de peur qu'il ne tente de s'évader. En tant qu’officier, il n’est pas astreint aux tâches laborieuses quotidiennes et doit rester seul dans les baraques pendant que ses compagnons œuvrent à l’extérieur.
Mais il n'accepte pas cet état de fait. Il s’entend avec le chef de bloc de son bâtiment pour travailler clandestinement dans le magasin d’habillement du camp. Très croyant, il exerce aussi chaque jours les fonctions d'enfant de coeur auprès de l'Évêque Piguet, lors de la messe qu’il officie dans le Bloc 26. Il intègre en janvier 1945, le comité international du camp. Celui-ci avec des représentants de 14 pays différents vise à organiser une certain « esprit de résistance » dans le camp, et tente de planifier une révolte dans le cas où les gardes tenteraient d’exterminer tous les prisonniers avant l’arrivée des alliés. Il tente aussi de maintenir la solidarité et la cohabitation des détenus de 17 pays, aux opinions politiques très diverses.

L’assassinat, 19 avril 1945.

Le 19 avril 1945, dix jours seulement avant la libération du camp de Dachau par la 7ème Armée US, le Général Delestraint est lâchement assassiné avant d'être immédiatement incinéré dans les fours crématoires du camp.
Les raisons et les conditions de son exécution restent aujourd’hui encore obscures. Plusieurs rapports indépendants, ont été rédigés par des survivants de Dachau. Ils décrivent les événements le jour de son exécution, mais aucun d’eux ne concorde tout à fait.

Zones d’ombre sur la fin du Général.

Selon "le Communiqué n° 3 de l 'Amicale des Anciens de Dachau d’Octobre-Novembre 1945, écrit par des survivants français du camp, Armand Kientzler a témoigné au premier Tribunal Militaire américain de Dachau qu'il avait été témoin de l'exécution du Général Delestraint. Kientzler travaillait comme jardinier dans le secteur aménagé près du crématorium où les exécutions avaient lieu. Dans son témoignage, il indique que 3 Français et 11 officiers tchèques ont été exécutés le 19 avril 1945. Il a précisé que les bourreaux SS étaient ivres et riaient tout en assassinant ces hommes.

Ensuite, il aurait été ordonné au Général Delestraint de se déshabiller puis il aurait été abattu à distance alors qu’il marchait vers son lieu de supplice. C’est sur ce point que les avis divergent car d’autres, témoins cités aux procédures concernant Dachau ont affirmé que le Général n'était pas nu et qu’il fut abattu d'une ou deux balles dans la nuque. Un prêtre Mosellan interné à Dachau, François Goldschmitt a écrit un livre intitulé "Zeugen des Abendlandes " dans lequel il infirme également le témoignage de Kientzler.
Il déclare que « Vidal » fut abattu sans avoir reçu l’ordre de se dénuder. Selon son témoignage, avant l'exécution, le SS Franz Trenkle a frappé le Général avec son poing, lui cassant plusieurs dents.


Puis le SS-Oberscharführer Theodor Bongartz a abattu Delestraint d’une balle dans la nuque à bout portant. Trenkle et Bongartz et semblent donc être les assassins de « Vidal ». Selon Goldschmitt, les dernières paroles prononcées par le général furent : « Vive la France, vive de Gaulle ! ». Mais on ne trouve aucun autre témoignage dans les procédures d’enquête qui corrobore cette information.

L’allemand Emil Erwin Mahl, qui était responsable des Kapo à Dachau, a témoigné devant le Tribunal Militaire américain tenu à Dachau. Il aurait reçu l’ordre d'incinérer le corps de général Delestraint immédiatement et de brûler ses vêtements, papiers et possessions personnelles. Mahl a indiqué qu’il n'était pas un des prisonniers qui travaillaient normalement dans le crématorium et que les fours étaient froids depuis des mois à cause de l'a pénurie de charbon.
Selon Albert Knoll, membre du mémorial de Dachau, il semble étrange qu’on n’ait trouvé dans le camp aucun document officiel concernant l’exécution du Général. A la libération du camp, le 29 avril 1945, le seul document mentionnant le Général Delestraint qui ait été trouvé parmi les dossiers était une note datée du 13 mars 1945 qui mentionnait que le Général Charles Delestraint devait être ajouté à la liste des prisonniers « importants » de Dachau. Ces prisonniers « importants » étaient logés dans un bunker et disposaient de privilèges particuliers.
Jusqu'alors, le Général avait été un prisonnier ordinaire du camp et avait logé dans les blocs parmi les autres prisonniers politiques. Aux dires de tous, Delestraint était un prisonnier modèle encore très valide malgré ses 66 ans et parfaitement confiant en la victoire finale. On ne s’explique pas qu’il ait été exécuté, juste une semaine avant que les prisonniers « VIP » ne soient évacués dans le Tyrol Sud, pour leur propre sécurité, le 26 avril 1945.

En mai 1945, quelques jours après la libération du camp, la VII° Armée américaine a publié un rapport officiel basé sur les témoignages de 20 prisonniers du camp de Dachau. Leurs témoignages attestent que les prisonniers importants, les otages politiques et religieux de Dachau avaient été évacué vers le Tyrol avant que le camp ne soit libéré et que le Général Delestraint ne figurait pas parmi eux. Dans ce groupe se trouvaient le Révérend Martin Niemöller, un des fondateurs de l'Église Pénitentielle Kurt von Schuschnigg, le Chancelier de l'Autriche avant l'Anschluss Edouard Daladier, le Premier ministre français au moment de l'invasion allemande et Léon Blum, ancien premier ministre français de confession juive.

Côté français, Immédiatement après la libération, il est ordonné au Capitaine Tresnel, officier de liaison français à la Troisième Armée américaine de mener une enquête sur le meurtre du Général Delestraint. Celle-ci n’apportera pas d’avancée significative.

Pendant les premières procédures du Tribunal Militaire américain à Dachau en novembre 1945, un de l'accusé, Johann Kick, a avoué qu’il était responsable de l'enregistrement des prisonniers, en gardait les dossiers et toutes les notes relatives au constat des décès, en tant que chef du département politique et membre de la Gestapo.
Il a affirmé que les exécutions à Dachau pouvaient seulement être ordonnées par le Sichereit Dienst de Berlin et que son travail était ensuite de rendre compte au S.D. de l’effective élimination du prisonnier puis d’informer les familles du décédé.
Mais dans le cas des détenus « Nacht und Nebel », les familles n'étaient pas informées de la mort de leur proche.
La famille du Général Delestraint n'a donc pas été averti de sa mort par le S.D, pas plus que par le département politique de Dachau et encore moins par les américains. La fille de « Vidal » a appris la mort de son dans un journal le 9 mai 1945 mais elle restera longtemps sans nouvelles des circonstances de sa disparition. Toutes ces informations n’ont pas permi de répondre avec précisions aux questions suivantes :


- Pourquoi avoir exécuté le Général à une date où tout était déjà perdu pour l’Allemagne ?
- Qui a ordonné sa mort et pourquoi ?
- Pourquoi l'ordre d'exécution de Berlin ne fut jamais trouvé ?
- S’agit-il d’un acte isolé gratuit, perpétré par quelques brutes nazies désespérées et imbibées d’alcool ?

Dans son article du 10 novembre 1989, Robert Sheppard donne les détails suivants sur l'incident qui aurait abouti au meurtre du Général, le 19 avril 1945 :

- « Au camp de Dachau, le Général avait l'emploi de « hilfschreiber » (aide secrétaire) du Bloc 24, car en tant que prisonniers N.N., il lui était interdit de travailler à l'extérieur du camp. Moi, j’étais le responsable « cantine » du Bloc 24, bien qu’en 1945, la cantine du camp n'avait pratiquement rien à donner aux prisonniers, chaque bloc avait toujours un représentant, chargé des approvisionnements. Celui-ci détenait le nom de tous les prisonniers de son bloc. Les internés recevaient un peu d'argent de camp pour leur travail à l’extérieur et ils pouvaient l’utiliser uniquement pour acheter des articles personnels ou des aliments à la cantine. Les familles envoyaient aussi parfois un peu d’argent. Quand celui-ci parvenait au détenu (si jamais il lui parvenait), il devaient l’échanger contre la monnaie de camp. Mais les Prisonniers Nacht und Nebel n’avaient pas droit à ce traitement. Les gardiens SS du camp devaient faire un appel des prisonniers N.N. le matin et l’après-midi pendant que les autres prisonniers travaillaient dans les usines à l'extérieur du camp. Lors de l'un de ces appel en mars, le garde SS demanda à chaque prisonnier de donner leur numéro de bloc, leur matricule et le cas échéant leur fonction dans le camp. Delestraint, interrogé sur sa fonction dans le camp répondit « Général de l’Armée française». Le garde parut surpris, pris des notes, termina son appel et quitta la place de rapport ».
D’après Sheppard, très peu de temps après cet incident, des ordres furent reçus de Berlin pour que le Général Delestraint fut admis au bunker des prisonniers « importants ». Dans ce bunker, les cellules individuelles étaient équipées de toilettes et demeuraient ouvertes le jour et les détenus pouvaient parfois y recevoir de la visite mais celles-ci demeuraient interdites pour les prisonniers N.N. Ce témoignage est corroboré en grande partie par Joseph Rovan, un détenu qui a écrit un livre sur Dachau. A partir de cet instant, les fidèles du Général craignirent pour sa sécurité. Roger Linet, un prisonnier communiste, serait allé voir le Général dans le bloc 24 et lui aurait proposé de se faire admettre au bloc hôpital sous un prétexte quelconque. Là il pourrait échangé son matricule dès qu’un prisonnier français décéderait (cas malheureusement très fréquent) et serait donc déclaré officiellement mort.
Il lui resterait ensuite à se faire oublier quelques temps sous sa fausse identité jusqu’à l’arrivée des alliés.
Mais « Vidal » voulu assumer son identité et refusa l’offre.

L’agent du SOE Sheppard avance que le 19 avril 1945, le secrétaire du Bloc 24 a reçu la carte de sortie de général Delestraint mentionnant « Ausgang durch Tot » (sortie pour la mort).
Au lieu d'être transféré du bunker des « VIP » et évacué, le Général Delestraint aurait été assassiné à cause de son arrogance et de son impudence car il rappelait trop souvent son galon de Général aux autorités allemandes et souhaitait avoir les égards dus à son rang.
Mais d’autres témoignages avancent aussi que le Général aurait été admis au bunker des « VIP » en janvier 1945, ce qui, une nouvelle fois, ne concorde pas. Pourtant Sheppard est précis sur les activités de Delestraint dans le comité international du camp. Pour lui, elles coincïdent avec la fin de l’épidémie de Typhus qui sévit dans le camp à partir de fin décembre 1944. Le Général, malade avait été mis en quarantaine au bloc 25 puis était revenu fin janvier 1945 au Bloc 24 où il aurait repris ses activités.

En résumé, les nombreux témoignages diffèrent et ne permettent pas de donner la date précise où le général fut admis, sur ordre de Berlin au bunker « VIP ». Mais chaque témoin est sûr que c’était peu de temps après l’incident de l’appel.

Le 4 avril 1945, des prisonniers importants, comme Léon Blum et Kurt von Schuschnigg, furent transférés de Buchenwald vers Dachau. Certains des prisonniers du bunker furent alors déplacés dans une annexe.
Cette annexe en bois était l’ancienne maison de passe du camp et le Général Delestraint y fut installé avec l'Archevêque Piguet et le Révérend Martin Niemöller, selon l'Évêque Neuhäusler.
Le 19 avril 1945, après la communion à la fin de la messe, des SS vinrent chercher le général. Michelet et le Révérend Martin Niemöller s'attendaient à ce que général Delestraint les rejoigne pour un massage dans l'infirmerie de camp. (On a régulièrement permis aux prisonniers importants du bunker d'avoir un massage pendant qu'un soldat SS les surveillait). Mais ils ne le revirent pas et entendirent par contre deux coups de feu. Un livre écrit par le français J. F. Perrette, intitulé "Le General Delestraint," reprend le témoignage de Neuhäusler devant le tribunal américain à Dachau. Dans celui-ci il atteste que le SS-Hauptscharführer Eichberger aurait reçu un ordre d’exécution, signé par le SS-Obersturmbanführer Schäfer. Eichberger aurait transmis l’ordre à son supérieur le SS-Obersturmführer Wilhelm Ruppert, responsable des éxécutions au camp. A 8h30, le 19 avril, le SS-Oberscharführer Fritz serait venu chercher le général qui apportait son concours à l’Archevêque Piguet pour la messe, dans le Bloc 26. Il lui aurait dit de préparer vite ses affaires pour partir avec un convoi. Il aurait vérifié l’identité de « Vidal » et lui aurait dit qu’il allait être libéré. Ruppert par respect pour le rang du Général aurait même porté lui-même la valise de celui-ci. Alors qu’ils se dirigeaient vers les bureaux administratifs du camp, les deux hommes croisèrent alors Johannes Otto, l’adjoint de Ruppert. L’officier allemand informa alors son adjoint de l’ordre d’exécution du détenu, précisant qu’elle devait avoir lieu immédiatement. Le SS accompagné du Général se joignit alors à un groupe d’autres prisonniers emmenés par le SS-Unterscharführer Edgar Stiller. Le groupe a alors pris la direction du crématorium. Devant celui-ci les attendaient le SS-Hauptscharführer Bongartz. Ensuite eut lieu l’assassinat et la crémation.
Ce témoignage rejoint celui du prêtre François Goldschnitt et met en cause une nouvelle fois Bongartz.
Lors de l’enquête du tribunal militaire américain de Dachau, le nom de Theodor Bongartz a été également mentionné pendant le témoignage d'Otto Edward Jendrian, un prisonnier allemand à Dachau, qui a dit avoir vu Bongartz tirer sur des officiers français dont un Général.
Selon Michelet, le soir du 19 avril, un prisonnier français est venu pour lui remettre la carte de prisonnier du Général afin qu’il l’enregistre. C’était la fameuse carte « Ausgang durch Tod ».
La cause indiquée de la mort était « arrêt cardiaque » et selon son témoignage, c'était la cause officielle de décès mentionnée chaque fois qu’un prisonnier était exécuté par balles ou pendu.

Que devinrent les présumés coupables ?

Bongartz ne fut pas jugé car il était déjà mort à cette époque, mais d’autres protagonistes de cette exécution étaient toujours en vie au moment du procès. Ils étaient également responsables des crimes de guerre commis par Bongartz car les charges exactes pesant contre les accusés lors du procès étaient : « avoir pris part à une action collective violant les lois et les usages de guerre régis par la Convention de Genève ». Friedrich Wilhelm Ruppert, identifié lors du procès par des témoins répondit de ses crimes, puisqu’il était un des hommes en charge des exécutions à Dachau. Il fut reconnu coupable par le tribunal militaire américain et fut pendu le 29 mai 1946.

Mais certains témoignages demeurent troublants et font douter du procédé utilisé pour éliminer le Général.
Lors du Procès Martin Gottfried Weiss qui avait été chef du camp de Dachau entre septembre 1942 et octobre 1943 affirma que durant sa présence, il n’y eut pas d’exécution par balles mais uniquement par pendaison.
A Dachau, on pendait en effet des condamnés aux poutres de charpente juste face aux fours crématoires (j’ai pu le constater par moi-même). Enfin l’agent du SOE Johnny Hopper, dans sa version des faits prétend que le Général Delestraint aurait été effectivement pendu.

La mémoire.

Le 9 mai 1965, un Musée fut ouvert dans l’ancien camp de concentration de Dachau. On y trouvait étrangement aucune photo du Général et aucun renseignement sur la mort d’un prisonnier pourtant essentiel du camp.
Mais en 1978, un catalogue de documents a été publié par le comité international de Dachau, pour la vente aux visiteurs du Musée. Il contenait des photos des œuvres exposées, des photos et des documents présents dans le musée. Parmi ceux-ci figuraient des listes mentionnant l’exécution de 31 prisonniers de guerre russes le 22 février 1944, de 90 prisonniers de guerre russes. Le catalogue indique également que 55 polonais furent éliminés en novembre 1940 et des milliers de prisonniers de guerre soviétiques entre fin 1941 et 1942, sans pour autant préciser de liste nominative. Sur la même page on trouve quelques renseignements (allant dans le sens du témoignage de Kientzler) concernant l’exécution du Général Delestraint et de 11 officiers tchécoslovaques, en avril 1945, sans date plus précise.

Depuis mai 2003, une nouvelle exposition a été créée dans le Musée de Dachau. Une section dans ce nouveau musée est dédiée aux prisonniers de chaque nation et la partie réservée aux français inclue bien entendu le parcours du Général Charles Delestraint. (J’ai visité le camp et le musée le 13 août 2003).

Dans son village natal, à 3 kilomètres de chez moi, un square portant le nom de Charles Delestraint a été créé, juste à côté de l’église. En son centre, il est dominé par un monument dédié au Chef de l’Armée Secrète. Dans une petite rue à 200m de là, une plaque identifie le lieu où il vît le jour en 1879.

Le Général Delestraint a été finalement honoré en France, bien que tardivement, grâce aux efforts de l’ex agent du SOE britannique Robert Sheppard. Son nom a été ajouté à la liste des grands hommes de la France au Panthéon, le 10 novembre 1989, le lendemain de la chute du mur de Berlin.
Charles Delestraint fut un homme droit pendant toute sa carrière. Militaire au sens du devoir indiscutable et très croyant, il fut toujours fidèle à sa devise : « Etre exact ». Malheureusement pour nous les circonstances précises de sa disparition sont confuses et on ne saura probablement jamais pour quelles raisons et sur ordre de qui il fut exécuté, alors que la seconde guerre mondiale s’achevait.

Décorations attribuées au Général Delestraint :


Jewish skeleton collection [ edit | modifier la source]

The Jewish skeleton collection was an attempt by the Nazis to create an anthropological display to showcase the alleged racial inferiority of the "Jewish race" and to emphasize the Jews' status as Untermenschen ("sub-humans"), in contrast to the Germanic Ubermenschen ("super-humans") Aryan race which the Nazis considered to be the "herrenvolk" (master race). The collection was to be housed at the Anatomy Institute at the Reich University of Strasbourg in the annexed region of Alsace, where the initial preparation of the corpses was performed. The collection was sanctioned by Reichsführer of the SS Heinrich Himmler, and under the direction of August Hirt with Rudolf Brandt and Wolfram Sievers, general manager of the Ahnenerbe, being responsible for procuring and preparing the corpses.

Josef Kramer, photographed in leg irons at Belsen before being removed to the POW cage at Celle, 17 April 1945.

Ultimately 87 of the inmates were shipped to Natzweiler-Struthof, 46 of these individuals were originally from Thessaloniki, Greece. The deaths of 86 of these inmates was, in the words of Hirt, "induced" at a jury rigged gassing facility at Natzweiler-Struthof and their corpses, 57 men and 29 women, were sent to Strasbourg. One male victim was shot as he fought to keep from being gassed. Josef Kramer, acting commandant of Natzweiler-Struthof (who would become the commandant at Auschwitz and the last commandant of Bergen Belsen) personally carried out the gassing of 80 of these 86 victims. The first part of the process for this "collection" was to make anatomical casts of the bodies prior to reducing them to skeletons. In 1944, with the approach of the allies, there was concern over the possibility that the corpses, which had still not been defleshed, could be discovered. In September 1944 Sievers telegrammed Brandt: "The collection can be defleshed and rendered unrecognizable. This, however, would mean that the whole work had been done for nothing-at least in part-and that this singular collection would be lost to science, since it would be impossible to make plaster casts afterwards."

Two anthropologists, who were both members of the SS, Dr. Hans Fleischhacker and Bruno Beger, along with Wolf-Dietrich Wolff, were accused of making selections at Auschwitz of Jewish prisoners for Dr. Hirt's collection of 'racial types', a project which created the Jewish skeleton collection. Beger alone was found guilty, although he served no time. Also named as associated with this project are Doctor Karl Wimmer ( de ) and the anatomist Anton Kiesselbach ( de ). Β]

Dans The Names of the Numbers, Γ] Hans-Joachim Lang describes this mass murder. He also recounts in detail the story of how he was able to determine the identities of 86 victims of Dr. Otto Bickenbach ( de ) and Dr. August Hirt's medical experiments. Δ]


Aktivierung, Résistance

1939 wurde er pensioniert, bei Ausbruch des Zweiten Weltkrieges aber zur࿌kgerufen und kommandierte die Kampffahrzeuge der 7. Armee. Am 3. und 4. Juni 1940 leitete er den Gegenangriff eines Panzerverbands gegen die Wehrmacht in Abbeville.

Nach dem Waffenstillstand von Compiègne, den er ablehnte, zog er sich nach Bourg-en-Bresse zur࿌k, wo ihn Henri Frenay für die Résistance rekrutierte. Nach Diskussionen mit Frenay und Jean Moulin begann er, die Armພ secrète, die geheime Armee, in Lyon aus Mitgliedern der Combat, Libération und Franc-Tireur zu organisieren. Später besuchte er de Gaulle heimlich in London und erklärte sich bereit, die Armພ secrète zu leiten. Unter dem Kampfnamen „Vidal“ reiste Delestraint mit Moulin in die besetzte Zone und begann, die Armພ secrète im Norden zu erweitern.

Am 26. Januar 1943 auf einer Konferenz des Koordinierungskomitees lenkte Jean Moulin alle Résistance-Gruppen und ﲾrwand den Widerstand von Henri Frenay, der als Kommissar für Militärische Angelegenheiten seinen eigenen Standpunkt durchzusetzen und Kontrolle ﲾr General Delestraint, den Chef der Armພ secrète, zu behalten versuchte. Moulin unterstützte Delestraint gegen seinen alten Freund Frenay in seiner Absicht, sofort direkte Aktionen zu unternehmen, was Frenay als verfrüht und zu riskant ablehnte.

Vom 13. Februar bis zum 20. März 1943 besuchte Delestraint zusammen mit Moulin General de Gaulle in London. Sie wollten eine Art Untergrundparlament schaffen. Um diesen Gedanken den Exilfranzosen nahezubringen, war er nach London gereist. Wie viele andere Mitglieder der Résistance hielten sie die aus der Dritten Republik tradierten französischen Parteien für ﲾrlebt. Aber ihnen war auch bewusst, dass wenn sich die liberalen und linken Kr๏te nicht in den politischen Prozess integrierten, sich eine französische Nachkriegsregierung auch ohne ihre Beteiligung und die der Résistance etablieren würde. Umgekehrt gelang es de Gaulle durch den Integrationsprozess der Résistance immer mehr, die Bedeutung seiner Exilregierung in London aufzuwerten.


Timbres

ROBERT GALLEY, Min ister of Posts and Telecommunica tions, has announced France's 1971 stamp ‐ issuing program—without a memo rial issue for her late presi dent, General Charles de Gaulle. General de Gaulle had been pictured on stamps of other countries while he was alive, but France (ex cept for the World War II Vichy regime) follows a practice, also observed by the United States, of not pic turing living persons on its stamps.

Apparently it does not in tend to issue a De Gaulle memorial stamp in line with the expressed desire of the late president—in his will he forbade any honors that the French government might have planned to bestow on him after his death. The French Postal Administration is of the opinion that a post age stamp in his honor would be contrary to his de sires.

The 1971 program, as an nounced by Mr. Galley, was as follows:

A new design “Marianne” for definitive stamps.

Nine stamps with a sur charge, including a Stamp Day issue six stamps for fa mous people: Esprit Auber (1782‐1871), composer Jean Robert‐Houdin (1805‐1871), illusionist Victor Grignard (1871‐1935), chemist Henri Farman (1874–1958) engineer and aviator General Charles Delestraint (1879–1945) Gen eral Diego Brosset (1898 1944) and two stamps for the Red Cross, reproducing works by Greuze.

Twenty ‐ four stamps will be issued without surcharge??

Artistic series, four stamps, as follows: sculpture from the Cathedral of Stras bourg “Self Portrait” by Rouault “The Winnower,” by Millet “Young Girl at Study” by Fragonard.

History of France series, three stamps as follows: Es tates General, taking of the Bastille, Battle of Valmy.

Tourist series, five stamps, as follows: Chateau‐Fort de Sedan, Ardennes Riquewihr, Haut Rhin Gorges de lɺr deche at Vallon Punt dɺrc, Ardeche Sainte Chapelle de Riom, Puy‐de‐Dome View of Dole, Jura.

Ten commemorative stamps, as follows: World skating championships centenary of Paris Balloon Post, Franco German War, 1871 Protec tion of Nature (2 stamps— Isard (Park in the Pyrenees Occidentales) and Cameleon (Reunion) 150th anniversary of National Academy of Med icine Oceanexpo (first inter national salon on use of the oceans at Bordeaux) Con gress of French philatelic so cieties at Grenoble sailing vessel an airmail stamp with portraits of Didier, Daurat and Raymond Vanier aid to rural families.

France will have an 8‐ stamp program for its role in Andorra, as follows: World skating championship two Europa stamps two stamps for protection of na ture (bear and rooster) three stamps in a continua tion of the Retable of St. Jean de Caselles.


Charles Delestraint - History

Maj Signalisation routière

Участвует в

Точки

  • 312704159 (содержится в линиях Rue Pierre Gillon ( 28462946 ) и Rue de la Mission ( 28462943 ))
  • 2522778436
  • 312704221 (содержится в линии Rue Arsène Boulat ( 28462940 ))
  • 2209647261
  • 312704158 (содержится в линиях Rue des Gayettes ( 219864053 ) и Rue des Gayettes ( 28470579 ))
  • 2209647271
  • 4325860152 (содержится в линии 434535952)
  • 4325860163 (содержится в линии 434535963)
  • Troyes (Delestraint-Belgique) ( 3836155572 )
  • 2209647277 (содержится в линии 233778625)
  • 312704157 (содержится в линии Rue Jean Leguise ( 49249881 ))
  • 2209647280 (содержится в линии 233778630)
  • 1387694647 (содержится в линии 124781649)
  • 4989928457 (содержится в линии 509847600)
  • 1387694650
  • 312704156 (содержится в линиях Boulevard Général Charles Delestraint ( 190796281 ), Boulevard Général Charles Delestraint ( 28470580 ) и Boulevard Général Charles Delestraint ( 100105730 ))

Raymond Aubrac (French Resistance)

Raymond Aubrac, who has died aged 97, was among the last surviving leaders of the French Resistance in the Second World War and central to the most celebrated, and controversial, incident in the history of the clandestine organisation.

On June 21 1943 Aubrac was one of eight senior résistants meeting in Caluire, a suburb of Lyons, to discuss what was to be done following the arrest of Charles Delestraint, Aubrac’s commander in the so-called “Secret Army” – an affiliation of several Resistance groups including the Libération-Sud network, which Aubrac had helped found.

The task of unifying the notoriously disputatious Resistance factions had been allotted by Charles de Gaulle to Jean Moulin, one of the most charismatic and romantic figures of France’s wartime history. Parachuted into France at the beginning of 1942, Moulin quickly became a top target for the Nazis, who realised that, under the code name “Max”, he was engaged in forging a unified Resistance command for the whole of the country.

Moulin’s efforts were brutally curtailed, however, when Gestapo officers, under the orders of Klaus Barbie, stormed the house in Caluire. The eight men were arrested, but one, René Hardy, was not put in handcuffs. As Moulin, Aubrac and the other detained men were led away, Hardy made a break for it. The incident seemed suspicious, and for the rest of his life Aubrac was convinced that Hardy had betrayed the meeting. “From all the Germans with their submachine guns, there were only a couple of scattered shots,” he said, recalling Hardy’s unmolested dash for freedom.

The effects of the raid on the Resistance were catastrophic, with the leadership of the Secret Army crippled at a single blow. The fate of those arrested would be even worse. Taken to Montluc prison in Lyons, the prisoners were beaten or tortured. The last time Aubrac saw Moulin was through the peephole in the door of his cell. “He was being carried down the stairs by two SS men,” said Aubrac. “He was in a very bad state.” So severe was Moulin’s torture that he did not survive his journey to Paris.

All the prisoners were transferred to the capital – with the exception of Aubrac, who remained in Montluc, where over the next few months a young woman presented herself to his captors. The woman, named Lucie, claimed to be carrying Aubrac’s child. This was true. But she also claimed that they were unmarried and that the child would therefore be born illegitimate unless the Germans would allow them to conduct a secret wedding.

This was a complete fabrication. But Lucie was used to telling lies, for she was already Aubrac’s wife, and a fellow founder of Libération-Sud. Thus, as her husband whiled away the time before his inevitable execution, his captors and Lucie made arrangements for his “marriage”.

On October 21 he was taken from his cell at Montluc and driven to the “ceremony” at police headquarters. On the way, the convoy was ambushed by a heavily-armed gang three Germans were killed as Raymond Aubrac was freed. Soon afterwards the couple was evacuated by RAF Lysander to London, where Lucie Aubrac gave birth to their child at Queen Charlotte’s hospital.

The romantic story of the Aubracs’ heroism was to become one of the most glorious legends of the Resistance, and was twice turned into a feature film. But more than 40 years after the dramatic escape, Klaus Barbie came back to torment the couple once again.

Barbie had taken refuge after the war in South America but was tracked down and extradited to France in 1983. At his trial he was sentenced to life in jail from where, in 1990, shortly before his death, he issued his “testament”.

In it Barbie said that it was not Hardy who had betrayed Moulin, but Raymond Aubrac. Aubrac, Barbie noted, had been arrested by the Gestapo in March 1943, but then released. It was while in detention, Barbie alleged, that Aubrac had been turned. It was not Hardy’s dramatic escape that should seem suspicious, he insinuated, but that of Aubrac.

The claims of a bitter, dying Nazi might have been easy to dismiss. But the charges were then repeated in a book by an amateur historian, Gérard Chauvy. Outraged, the Aubracs submitted themselves to a “jury” of French historians led by Moulin’s secretary and biographer, Daniel Cordier.

Their report made mixed reading. While the Aubracs were cleared of collaboration, their stories were revealed to be inconsistent and even contradictory. While the Aubracs simply blamed old age and failing memories for such conflicts, the story of their wartime exploits had been irrevocably tarnished.


Voir la vidéo: La nécessité dune liaison entre la rue du Général Metman et la rue du Général Delestraint