Discours du 4 juillet de Franklin D. Roosevelt

Discours du 4 juillet de Franklin D. Roosevelt

Dans une émission diffusée depuis son domicile à Hyde Park, New York, le 4 juillet 1941, le président Franklin D. Roosevelt avertit les Américains qui souhaitent ne pas s'impliquer dans la guerre que « les États-Unis ne survivront jamais en tant qu'oasis heureuse et fertile de liberté entourée d'un cruel désert de dictature."


Adresse de Pearl Harbor à la nation

Hier, 7 décembre 1941, une date qui restera dans l'infamie, les États-Unis d'Amérique ont été soudainement et délibérément attaqués par les forces navales et aériennes de l'Empire du Japon.

Les États-Unis étaient en paix avec cette nation et, à la sollicitation du Japon, étaient toujours en conversation avec son gouvernement et son empereur en vue du maintien de la paix dans le Pacifique.

En effet, une heure après que les escadrilles japonaises aient commencé à bombarder l'île américaine d'Oahu, l'ambassadeur du Japon aux États-Unis et son collègue ont remis à notre secrétaire d'État une réponse formelle à un récent message américain. Et tandis que cette réponse déclarait qu'il semblait inutile de poursuivre les négociations diplomatiques existantes, elle ne contenait aucune menace ou allusion à une guerre ou à une attaque armée.

Il sera enregistré que la distance entre Hawaï et le Japon montre clairement que l'attaque a été délibérément planifiée il y a plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Dans l'intervalle, le gouvernement japonais a délibérément cherché à tromper les États-Unis par de fausses déclarations et des expressions d'espoir pour le maintien de la paix.

L'attaque d'hier sur les îles hawaïennes a causé de graves dommages aux forces navales et militaires américaines. J'ai le regret de vous dire que de très nombreuses vies américaines ont été perdues. En outre, des navires américains auraient été torpillés en haute mer entre San Francisco et Honolulu.

Hier, le gouvernement japonais a également lancé une attaque contre la Malaisie.

La nuit dernière, les forces japonaises ont attaqué Hong Kong.

La nuit dernière, les forces japonaises ont attaqué Guam.

La nuit dernière, les forces japonaises ont attaqué les îles Philippines.

La nuit dernière, les Japonais ont attaqué Wake Island.

Et ce matin, les Japonais ont attaqué l'île de Midway.

Le Japon a donc lancé une offensive surprise s'étendant sur toute la zone du Pacifique. Les faits d'hier et d'aujourd'hui parlent d'eux-mêmes. Le peuple des États-Unis a déjà formé ses opinions et comprend bien les implications pour la vie et la sécurité mêmes de notre nation.

En tant que commandant en chef de l'armée et de la marine, j'ai ordonné que toutes les mesures soient prises pour notre défense. Mais toute notre nation se souviendra toujours du caractère de l'attaque contre nous.

Peu importe le temps qu'il nous faudra pour surmonter cette invasion préméditée, le peuple américain, dans sa juste puissance, remportera la victoire absolue.

Je crois interpréter la volonté du Congrès et du peuple lorsque j'affirme que non seulement nous nous défendrons jusqu'au bout, mais que nous ferons en sorte que cette forme de trahison ne nous mettra plus jamais en danger.

Les hostilités existent. Il ne fait aucun doute que notre peuple, notre territoire et nos intérêts sont en grave danger.

Avec la confiance en nos forces armées, avec la détermination sans bornes de notre peuple, nous remporterons le triomphe inévitable — alors aide-nous Dieu.

Je demande que le Congrès déclare que depuis l'attaque ignoble et non provoquée du Japon le dimanche 7 décembre 1941, un état de guerre existe entre les États-Unis et l'empire japonais.

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Discours sur l'état de l'Union (1942)

En remplissant mon devoir de rendre compte de l'état de l'Union, je suis fier de vous dire que l'esprit du peuple américain n'a jamais été aussi élevé qu'il ne l'est aujourd'hui - l'Union n'a jamais été plus étroitement liée - ce pays n'a jamais été aussi profondément déterminé à faire face aux tâches solennelles qui lui incombent.

La réponse du peuple américain a été instantanée et elle sera soutenue jusqu'à ce que notre sécurité soit assurée.

Il y a exactement un an aujourd'hui, je disais à ce Congrès : "Quand les dictateurs. . . sont prêts à nous faire la guerre, ils n'attendront pas un acte de guerre de notre part. . . . C'est eux, pas nous, qui choisiront le moment, le lieu et la méthode de leur attaque.”

On connaît désormais leur choix du moment : un dimanche matin paisible, le 7 décembre 1941.

On connaît leur choix du lieu : un avant-poste américain dans le Pacifique.

On connaît leur choix de la méthode : la méthode d'Hitler lui-même.

Le plan de conquête du Japon remonte à un demi-siècle. Ce n'était pas simplement une politique de recherche d'espace : c'était un plan qui comprenait l'assujettissement de tous les peuples de l'Extrême-Orient et des îles du Pacifique, et la domination de cet océan par le contrôle militaire et naval japonais de l'Occident. côtes de l'Amérique du Nord, centrale et du Sud.

Le développement de cette conspiration ambitieuse a été marqué par la guerre contre la Chine en 1894 l'occupation subséquente de la Corée la guerre contre la Russie en 1904 la fortification illégale des îles du Pacifique sous mandat après 1920 la prise de la Mandchourie en 1931 et l'invasion de la Chine en 1937.

Une politique similaire de conquête criminelle a été adoptée par l'Italie. Les fascistes ont d'abord révélé leurs desseins impériaux en Libye et à Tripoli. En 1935, ils s'emparent de l'Abyssinie. Leur objectif était la domination de toute l'Afrique du Nord, de l'Égypte, de certaines parties de la France et de l'ensemble du monde méditerranéen.

Mais les rêves d'empire des dirigeants japonais et fascistes étaient modestes en comparaison des aspirations gargantuesques d'Hitler et de ses nazis. Avant même leur arrivée au pouvoir en 1933, leurs plans pour cette conquête avaient été tracés. Ces plans prévoyaient la domination ultime, non d'une partie quelconque du monde, mais de la terre entière et de tous les océans qui s'y trouvent.

Quand Hitler a organisé son alliance Berlin-Rome-Tokyo, tous ces plans de conquête sont devenus un seul et même plan. En vertu de cela, en plus de ses propres plans de conquête, le rôle du Japon était évidemment de couper notre approvisionnement en armes de guerre à la Grande-Bretagne, à la Russie et à la Chine - des armes qui accéléraient de plus en plus le jour de la mort d'Hitler. L'acte du Japon à Pearl Harbor était destiné à nous étourdir, à nous terrifier à un point tel que nous détournerions notre force industrielle et militaire vers la région du Pacifique, voire vers notre propre défense continentale.

Le plan n'a pas atteint son objectif. Nous n'avons pas été abasourdis. Nous n'avons pas été terrifiés ou confus. Cette réunion même du soixante-dix-septième Congrès aujourd'hui en est la preuve, car l'ambiance de résolution tranquille et sinistre qui prévaut ici est de mauvais augure pour ceux qui ont conspiré et collaboré pour assassiner la paix mondiale.

Cette humeur est plus forte que tout simple désir de vengeance. Il exprime la volonté du peuple américain de s'assurer que le monde ne souffrira plus jamais autant.

Certes, nous avons été confrontés à des choix difficiles. Il était amer, par exemple, de ne pas pouvoir relever les défenseurs héroïques et historiques de Wake Island. C'était amer pour nous de ne pas pouvoir débarquer un million d'hommes sur mille navires aux Philippines.

Mais cela ne fait qu'ajouter à notre détermination à faire en sorte que le Stars and Stripes survole à nouveau Wake et Guam. Oui, veillez à ce que le brave peuple des Philippines se débarrasse de l'impérialisme japonais et vive dans la liberté, la sécurité et l'indépendance.

Des actions puissantes et offensives doivent et seront prises en temps voulu. La consolidation de l'effort de guerre total des Nations Unies contre nos ennemis communs est en cours.

C'était et c'est le but des conférences qui se sont tenues au cours des deux dernières semaines à Washington, à Moscou et à Chungking. C'est l'objectif premier de la déclaration de solidarité signée à Washington le 1er janvier 1942 par 26 Nations unies contre les puissances de l'Axe.

Des choix difficiles devront peut-être être faits dans les mois à venir. Nous ne reculons pas devant de telles décisions. Nous et ceux qui nous sont unis prendront ces décisions avec courage et détermination.

Des plans ont été élaborés ici et dans les autres capitales pour une action coordonnée et coopérative de toutes les Nations Unies — action militaire et action économique. Nous avons déjà établi, comme vous le savez, un commandement unifié des forces terrestres, navales et aériennes sur le théâtre de guerre du sud-ouest du Pacifique. Il y aura une poursuite des conférences et des consultations entre les états-majors, afin que les plans et opérations de chacun s'inscrivent dans la stratégie générale destinée à écraser l'ennemi. Nous ne mènerons pas de guerres isolées, chaque nation suivant sa propre voie. Ces 26 nations sont unies, non seulement dans leur esprit et leur détermination, mais dans la conduite générale de la guerre dans toutes ses phases.

Pour la première fois depuis que les Japonais, les fascistes et les nazis ont entamé leur course sanglante de conquête, ils sont maintenant confrontés au fait que des forces supérieures se rassemblent contre eux. Fini le temps où les agresseurs pouvaient attaquer et détruire leurs victimes une par une sans unité de résistance. Nous, des Nations Unies, disposerons nos forces de telle sorte que nous puissions frapper l'ennemi commun partout où le plus grand dommage peut lui être causé.

Les militaristes de Berlin et de Tokyo ont déclenché cette guerre. Mais les forces massées et en colère de l'humanité commune l'achèveront.

Destruction des centres matériels et spirituels de la civilisation, tel a été et est toujours le but d'Hitler et de ses joueurs d'échecs italiens et japonais. Ils anéantiraient le pouvoir du Commonwealth britannique, de la Russie, de la Chine et des Pays-Bas, puis combineraient toutes leurs forces pour atteindre leur objectif ultime, la conquête des États-Unis.

Ils savent que la victoire pour nous signifie la victoire pour la liberté.

Ils savent que la victoire pour nous signifie la victoire pour l'institution de la démocratie - l'idéal de la famille, les principes simples de la décence commune et de l'humanité.

Ils savent que la victoire pour nous signifie la victoire pour la religion. Et ils ne pouvaient pas tolérer cela. Le monde est trop petit pour fournir à Hitler et à Dieu un « salle de séjour » adéquat. Pour preuve, les nazis ont maintenant annoncé leur plan pour imposer leur nouvelle religion païenne allemande dans le monde entier, un plan par lequel la Sainte Bible et la Croix de la Miséricorde seraient remplacés par Mein Kampf, la croix gammée et l'épée nue. .

Nos propres objectifs sont clairement l'objectif de briser le militarisme imposé par les seigneurs de guerre à leurs peuples asservis l'objectif de libérer les nations assujetties - l'objectif d'établir et de garantir la liberté d'expression, la liberté de religion, l'absence de besoin et l'absence de peur partout dans le monde.

Nous ne nous arrêterons pas devant ces objectifs, et nous ne nous contenterons pas non plus de les atteindre et d'en finir. Je sais que je parle au nom du peuple américain - et j'ai de bonnes raisons de croire que je parle aussi au nom de tous les autres peuples qui se battent avec nous - lorsque je dis que cette fois nous sommes déterminés non seulement à gagner la guerre, mais aussi à maintenir la sécurité de la paix qui suivra.

Mais nous savons que les méthodes modernes de guerre en font une tâche, non seulement de tir et de combat, mais encore plus urgente de travail et de production.

La victoire requiert les armes de guerre proprement dites et les moyens de les transporter sur une douzaine de points de combat.

Il ne suffira pas pour nous et pour les autres Nations Unies de produire un approvisionnement en munitions légèrement supérieur à celui de l'Allemagne, du Japon, de l'Italie et des industries volées dans les pays qu'ils ont envahis.

La supériorité des Nations Unies en matière de munitions et de navires doit être écrasante, si écrasante que les nations de l'Axe ne pourront jamais espérer la rattraper. Et donc, afin d'atteindre cette supériorité écrasante, les États-Unis doivent construire des avions, des chars, des canons et des navires à la limite maximale de notre capacité nationale. Nous avons la capacité et la capacité de produire des armes non seulement pour nos propres forces, mais aussi pour les armées, les marines et les forces aériennes qui combattent à nos côtés.

Et notre supériorité écrasante en armement doit être suffisante pour mettre les armes de guerre en temps voulu entre les mains de ces hommes des nations conquises qui sont prêts à saisir la première occasion de se révolter contre leurs oppresseurs allemands et japonais, et contre les traîtres en leurs propres rangs, connus sous le nom déjà tristement célèbre de « Quislings ». le monde.

Cette production qui est la nôtre aux États-Unis doit être élevée bien au-dessus des niveaux actuels, même si cela signifiera le bouleversement des vies et des occupations de millions de nos propres peuples. Nous devons lever le voile tout au long de la chaîne de production. Que personne ne dise que cela ne peut pas être fait. Il faut le faire et nous nous sommes engagés à le faire.

Je viens d'envoyer une lettre de directive aux ministères et organismes appropriés de notre gouvernement, ordonnant que des mesures immédiates soient prises :

Premièrement, augmenter notre cadence de production d'avions si rapidement qu'en cette année 1942, nous produirons 60 000 avions, 10 000 de plus que l'objectif que nous nous étions fixé il y a un an et demi. Cela comprend 45 000 avions de combat - bombardiers, bombardiers en piqué, avions de poursuite. Le rythme d'augmentation sera maintenu et poursuivi de sorte que l'année prochaine, 1943, nous produirons 125 000 avions, dont 100 000 avions de combat.

Deuxièmement, augmenter notre taux de production de chars si rapidement qu'en cette année 1942, nous produirons 45 000 chars et continuer cette augmentation afin que l'année prochaine, 1943, nous produisions 75 000 chars.

Troisièmement, augmenter notre taux de production de canons anti-aériens si rapidement qu'en cette année 1942, nous en produirons 20 000 et continuer cette augmentation afin que l'année prochaine, 1943, nous produisions 35 000 canons anti-aériens.

Et quatrièmement, augmenter notre taux de production de navires marchands si rapidement qu'en cette année 1942, nous construirons 6 000 000 de tonnes de port en lourd par rapport à une production achevée de 1 100 000 en 1941. Et enfin, nous continuerons cette augmentation pour que l'année prochaine, 1943, nous construisions 10 000 000 tonnes de navires.

Ces chiffres et des chiffres similaires pour une multitude d'autres engins de guerre donneront aux Japonais et aux nazis une petite idée de ce qu'ils ont accompli lors de l'attaque de Pearl Harbor.

Et j'espère plutôt que tous ces chiffres que j'ai donnés deviendront notoires en Allemagne et au Japon.

Notre tâche est difficile—notre tâche est sans précédent—et le temps est court. Nous devons mettre à rude épreuve toutes les installations de production d'armement existantes. Nous devons convertir chaque usine et outil disponible à la production de guerre. Cela va des plus grandes usines aux plus petites, de l'immense industrie automobile à l'atelier d'usinage du village.

La production pour la guerre est basée sur des hommes et des femmes – les mains et les cerveaux humains que nous appelons collectivement le travail. Nos travailleurs sont prêts à travailler de longues heures pour en tirer plus en une journée de travail pour faire tourner les roues et les feux allumés vingt-quatre heures par jour et sept jours par semaine. Ils se rendent bien compte que de la rapidité et de l'efficacité de leur travail dépend la vie de leurs fils et de leurs frères sur les fronts de combat.

La production de guerre est basée sur les métaux et les matières premières : acier, cuivre, caoutchouc, aluminium, zinc, étain. Des quantités de plus en plus grandes d'entre eux devront être détournées à des fins de guerre. L'utilisation civile d'entre eux devra être réduite de plus en plus et, dans de nombreux cas, complètement éliminée.

La guerre coûte de l'argent. Jusqu'à présent, nous avons à peine commencé à payer pour cela. Nous n'avons consacré que 15 % de notre revenu national à la défense nationale. Comme il apparaîtra demain dans mon message budgétaire, notre programme de guerre pour le prochain exercice coûtera 56 milliards de dollars, soit plus de la moitié du revenu national annuel estimé. Cela signifie des impôts et des obligations et des obligations et des impôts. Cela signifie couper les produits de luxe et autres non essentiels. En un mot, cela signifie une guerre « tous azimuts » par l'effort individuel et l'effort familial dans un pays uni.

Seule cette échelle de production totale accélérera la victoire totale ultime. La vitesse comptera. Le terrain perdu peut toujours être regagné, le temps perdu jamais. La vitesse sauvera des vies la vitesse sauvera cette nation qui est en péril la vitesse sauvera notre liberté et notre civilisation - et la lenteur n'a jamais été une caractéristique américaine.

Alors que les États-Unis avancent à plein régime, nous devons toujours être en garde contre les idées fausses qui surgiront, certaines d'entre elles naturellement, ou qui seront semées parmi nous par nos ennemis.

Nous devons nous garder de la complaisance. Nous ne devons pas sous-estimer l'ennemi. Il est puissant et rusé, et cruel et impitoyable. Il ne reculera devant rien qui lui donne une chance de tuer et de détruire. Il a formé son peuple à croire que sa plus haute perfection est atteinte en faisant la guerre. Pendant de nombreuses années, il s'est préparé à ce même conflit : planification, complot, entraînement, armement et combat. Nous avons déjà goûté à la défaite. Nous pourrions subir d'autres revers. Nous devons faire face au fait d'une guerre dure, d'une longue guerre, d'une guerre sanglante, d'une guerre coûteuse.

Il faut en revanche se garder du défaitisme. Cela a été l'une des principales armes de la machine de propagande d'Hitler, utilisée à maintes reprises avec des résultats mortels. Il ne sera pas utilisé avec succès sur le peuple américain.

Nous devons nous garder de divisions entre nous et entre toutes les autres Nations Unies. Nous devons être particulièrement vigilants contre la discrimination raciale sous toutes ses formes laides. Hitler tentera à nouveau d'engendrer la méfiance et la suspicion entre un individu et un autre, un groupe et un autre, une race et une autre, un gouvernement et un autre. Il essaiera d'utiliser la même technique de mensonge et de rumeur avec laquelle il a divisé la France de la Grande-Bretagne. Il essaie de le faire avec nous même maintenant. Mais il trouvera contre lui une unité de volonté et de but, qui persistera jusqu'à la destruction de tous ses desseins noirs sur la liberté et la sécurité des peuples du monde.

Nous ne pouvons pas mener cette guerre dans un esprit défensif. Alors que notre puissance et nos ressources seront pleinement mobilisées, nous porterons l'attaque contre l'ennemi, nous le frapperons et le frapperons à nouveau partout et quand nous pourrons l'atteindre.

Nous devons le garder loin de nos rivages, car nous avons l'intention de lui amener cette bataille sur ses propres terres.

Les forces armées américaines doivent être utilisées partout dans le monde où il semble opportun d'engager les forces de l'ennemi. Dans certains cas, ces opérations seront défensives, afin de protéger des positions clés. Dans d'autres cas, ces opérations seront offensives, afin de frapper l'ennemi commun, en vue de son encerclement complet et de sa défaite totale à terme.

Les forces armées américaines opéreront en de nombreux points d'Extrême-Orient.

Les forces armées américaines seront sur tous les océans, aidant à protéger les communications essentielles qui sont vitales pour les Nations Unies.

Les forces terrestres, aériennes et maritimes américaines prendront des stations dans les îles britanniques, qui constituent une forteresse essentielle dans cette grande lutte mondiale.

Les forces armées américaines aideront à protéger cet hémisphère – et aideront également à protéger les bases à l'extérieur de cet hémisphère, qui pourraient être utilisées pour une attaque contre les Amériques.

Si l'un de nos ennemis, d'Europe ou d'Asie, tente des raids à longue portée par des escadrons «suicides» d'avions de bombardement, il ne le fera que dans l'espoir de terroriser notre peuple et de perturber notre moral. Notre peuple n'a pas peur de cela. Nous savons que nous devrons peut-être payer un lourd tribut pour la liberté. Nous paierons ce prix avec un testament. Quel que soit le prix, ça vaut mille fois le coup. Peu importe ce que nos ennemis, dans leur désespoir, peuvent tenter de nous faire, nous dirons, comme l'ont dit les habitants de Londres, "Nous pouvons le prendre". Et en plus, nous pouvons le rendre et nous le ferons restituez-le avec des intérêts composés.

Lorsque nos ennemis ont défié notre pays de se lever et de se battre, ils ont défié chacun d'entre nous. Et chacun d'entre nous a accepté le défi, pour lui-même et pour sa Nation.

Il n'y avait que quelque 400 Marines des États-Unis qui, dans la défense héroïque et historique de Wake Island, ont infligé de si grandes pertes à l'ennemi. Certains de ces hommes ont été tués au combat et d'autres sont maintenant prisonniers de guerre. Lorsque les survivants de ce grand combat seront libérés et ramenés dans leurs foyers, ils apprendront que cent trente millions de leurs concitoyens ont été inspirés à rendre leur part entière de service et de sacrifice.

Nous pouvons bien dire que nos hommes sur les fronts de combat ont déjà prouvé que les Américains d'aujourd'hui sont tout aussi robustes et aussi durs que n'importe lequel des héros dont nous célébrons les exploits le 4 juillet.

Beaucoup de gens demandent : « Quand cette guerre prendra-t-elle fin ? » Il n'y a qu'une seule réponse à cette question. Elle prendra fin dès que nous y mettrons fin, par nos efforts combinés, notre force combinée, notre détermination combinée à combattre et à travailler jusqu'à la fin – la fin du militarisme en Allemagne, en Italie et au Japon. Nous ne nous contenterons certainement pas de moins.

C'est dans cet esprit que se sont déroulées les discussions lors de la visite du Premier ministre britannique à Washington. M. Churchill et moi nous comprenons, nos motivations et nos objectifs. Ensemble, au cours des deux dernières semaines, nous avons affronté les grands problèmes militaires et économiques de cette plus grande guerre mondiale.

Tous dans notre nation ont été acclamés par la visite de M. Churchill. Nous avons été profondément touchés par le grand message qu'il nous a adressé. Il est le bienvenu parmi nous et nous nous unissons pour lui souhaiter un bon retour chez lui.

Car nous combattons du même côté que le peuple britannique, qui a combattu seul pendant de longs et terribles mois et a résisté à l'ennemi avec force, ténacité et habileté.

Nous combattons du même côté que le peuple russe qui a vu les hordes nazies affluer jusqu'aux portes mêmes de Moscou et qui, avec une volonté et un courage presque surhumains, ont contraint les envahisseurs à reculer.

Nous combattons du même côté que le brave peuple chinois, ces millions de personnes qui, pendant quatre ans et demi, ont résisté aux bombes et à la famine et ont fouetté les envahisseurs à maintes reprises malgré la supériorité de l'équipement et des armes japonaises. Oui, nous nous battons du même côté que les indomptables Hollandais. Nous combattons aux côtés de tous les autres gouvernements en exil, qu'Hitler et toutes ses armées et toute sa Gestapo n'ont pu vaincre.

Mais nous, des Nations Unies, ne faisons pas tous ces sacrifices d'efforts humains et de vies humaines pour revenir au genre de monde que nous avions après la dernière guerre mondiale.

Nous luttons aujourd'hui pour la sécurité, pour le progrès et pour la paix, non seulement pour nous-mêmes mais pour tous les hommes, non seulement pour une génération mais pour toutes les générations. Nous nous battons pour nettoyer le monde des maux anciens, des maux anciens.

Nos ennemis sont guidés par un cynisme brutal, par un mépris impie pour la race humaine. Nous sommes inspirés par une foi qui remonte à toutes les années jusqu'au premier chapitre du livre de la Genèse : "Dieu créa l'homme à son image".

De notre côté, nous nous efforçons d'être fidèles à cet héritage divin. Nous nous battons, comme nos pères ont combattu, pour défendre la doctrine selon laquelle tous les hommes sont égaux devant Dieu. Ceux de l'autre côté s'efforcent de détruire cette croyance profonde et de créer un monde à leur image – un monde de tyrannie, de cruauté et de servage.

C'est le conflit qui, jour et nuit, envahit maintenant nos vies.

Aucun compromis ne peut mettre fin à ce conflit. Il n'y a jamais eu – il ne peut jamais y avoir – de compromis réussi entre le bien et le mal. Seule une victoire totale peut récompenser les champions de la tolérance, de la décence, de la liberté et de la foi.


FDR et l'Holocauste

24 septembre 2013

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Washington DC.
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Au début de 1943, au plus fort de l'Holocauste, un éminent journaliste dénonça en termes durs la réponse du président Franklin Roosevelt au génocide nazi : &rdquo a-t-elle écrit. &ldquoSi nous nous étions comportés comme des gens humains et généreux au lieu de complaisants et lâches, les deux millions de Juifs gisant aujourd'hui dans la terre de Pologne et d'Hitler&rsquos autres cimetières bondés seraient vivants et en sécurité&hellip. Nous avions le pouvoir de sauver ce peuple condamné et nous n'avons pas levé la main pour le faire&mdashor il serait peut-être plus juste de dire que nous n'avons levé qu'une seule main prudente, enfermée dans un gant bien ajusté de quotas, de visas et d'affidavits, et une épaisse couche de préjugés.&rdquo
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Cette critique étonnante de la politique des réfugiés juifs de FDR a été écrite par nul autre que Freda Kirchwey, fervente New Dealer, partisane de Roosevelt et rédactrice en chef de La nation. De toute évidence, le journaliste Laurence Zuckerman n'était pas au courant du dossier de l'Holocauste du magazine pour lequel il écrivait lorsqu'il a écrit &ldquoFDR&rsquos Jewish Problem&rdquo [août. 5/12]. Cela réfute complètement la thèse de Zuckerman selon laquelle la critique du dossier de l'Holocauste de FDR est l'œuvre des conservateurs et des sionistes de droite pour obtenir un soutien à Israël.

La nation s'est prononcé très tôt et avec véhémence en faveur de l'action américaine pour sauver les Juifs d'Europe. Après le 1938 Nuit de cristal pogrom, il a demandé l'admission aux États-Unis d'au moins 15 000 enfants juifs réfugiés allemands. (L'administration a refusé d'endosser la proposition.) L'administration Roosevelt « la politique des réfugiés « qui doit rendre malade toute personne d'instinct ordinairement humain », écrivait Kirchwey en 1940. « C'est comme si nous devions examiner laborieusement le curriculum vitae des victimes des inondations s'accrochant à un morceau d'épave flottant et finalement décider que quelles que soient leurs vertus, tous sauf quelques-uns feraient mieux de se noyer.»

En 1941, l'administration FDR a conçu une nouvelle réglementation d'immigration sévère qui interdisait l'admission à toute personne ayant des parents proches en Europe, au motif que les nazis pourraient les obliger à espionner pour Hitler en menaçant leurs proches. La nation a dénoncé cela comme &ldquorimpétueux et ridicule.&rdquo

De nombreux progressistes de premier plan ont suivi dans La nation&rsquos et Kirchwey&rsquos en reconnaissant franchement les manquements du FDR&rsquos à cet égard. Walter Mondale a qualifié la conférence sur les réfugiés de 1938 du président Roosevelt à Evian, en France, d'"héritage de la honte" et a déclaré que les participants "avaient échoué à l'épreuve de la civilisation". à la liberté ont été fermées et les lignes de chemin de fer vers les camps à des kilomètres de cibles militairement importantes n'ont pas été perturbées.

Nancy Pelosi, dans son autobiographie, a rappelé avec fierté comment son père, le membre du Congrès Thomas D&rsquoAlesandro, a rompu avec FDR à propos de l'Holocauste et a soutenu le groupe Bergson, qui a contesté la politique de FDR en matière de réfugiés. George McGovern, dans une interview de 2004 sur les missions qu'il a effectuées près d'Auschwitz en tant que jeune pilote de bombardier, a déclaré : &ldquoFranklin Roosevelt était un grand homme et il était mon héros politique. Mais je pense qu'il a commis deux grandes erreurs» : l'internement des Japonais-Américains, et la décision &ldquo de ne pas s'en prendre à Auschwitz&hellip. Dieu nous pardonne et hellip. Il y avait de bonnes chances que nous ayons pu faire sauter ces voies ferrées de la surface de la terre [et] interrompre le flux de personnes vers ces chambres de la mort, et nous avons eu de bonnes chances de mettre hors d'état ces fours à gaz.

Les progressistes ont un long et admirable bilan de reconnaissance honnête des échecs de FDR à côté de ses réalisations. La réponse de Roosevelt à l'Holocauste n'est pas plus défendable que son internement des Japonais-Américains ou son bilan troublant sur les droits des Afro-Américains. Reconnaître ce fait ne met pas en danger l'héritage du New Deal ni ne diminue les réalisations du FDR pour sortir l'Amérique de la dépression ou son leadership pendant la Seconde Guerre mondiale. Il reconnaît simplement ses défauts aussi.

RAFAEL MEDOFF, directeur fondateur,
L'Institut David S. Wyman pour les études sur l'Holocauste

Laurence Zuckerman suggère que les critiques de Roosevelt le jugent sévèrement avec l'avantage du recul. Il écrit que "quand il a appris le meurtre de millions de Juifs, il n'avait aucune compréhension de "l'Holocauste", qui est venu plus tard et est maintenant tellement ancré dans notre conscience qu'il est difficile d'imaginer ce que c'était que de vivre sans une telle connaissance. .&rdquo

Mais cela ne reflète pas exactement la sensibilisation du public à l'époque. Il suffit de lire Freda Kirchwey : &ldquoDes Juifs en Europe sont tués parce qu'ils sont Juifs. Hitler a promis leur liquidation totale. La façon dont ces abattages sont menés a été rapportée. Les numéros ont été vérifiés&hellip. Vous et moi, le Président, le Congrès et le Département d'État sommes complices du crime et partageons la culpabilité d'Hitler.

Zuckerman minimise également les contributions du groupe Bergson à la formation du War Refugee Board, affirmant que le groupe & rsquos & ldquobiggest feat est quelque chose que Roosevelt a créé. & rdquo Le groupe Bergson a parrainé une législation au Congrès pour établir une agence de sauvetage. Il est probable que lors des audiences sur le projet de loi, l'obstruction du Département d'État aux efforts des groupes juifs américains pour sauver leurs frères européens deviendrait publique. Face à un scandale, Roosevelt a devancé la situation en créant le WRB&mdash. Ce n'était pas un réveil moral mais un calcul politique.

Concernant le bombardement d'Auschwitz : le WRB a enquêté sur le bombardement des voies ferrées, des chambres à gaz et des crématoriums, mais les responsables ont affirmé que le bombardement d'Auschwitz utiliserait la puissance aérienne nécessaire ailleurs. Cependant, des avions américains bombardaient l'I.G. Complexe Farben à proximité de Monowitz. Between July and November 1944, more than 2,800 US planes bombed the oil factories, sometimes flying right over the Birkenau death camp.

Military experts and historians continue to debate the issue. Could precision bombing have been done without loss of prisoners&rsquo lives? And would bombing the gas chambers actually have impeded the extermination? Historian Richard Breitman points out: &ldquothe historians&rsquo debate&hellipmisses the main problem&hellip: [the War Department] was opposed to the whole idea of a military mission for humanitarian purposes&hellipand stopped the [WRB] from pursuing it.&rdquo Of course, one cannot ever know if bombing Auschwitz would have had the desired results. But as Breitman concludes: &ldquobombing the gas chambers would have been a potent symbol of American concern for European Jews.&rdquo

MARK GERSTEIN, former instructor in Holocaust Studies, University of Massachusetts

In response to Laurence Zuckerman&rsquos fine article, we might explain the thinking behind our book FDR and the Jews. We wrote the book because, first, scholarship is typically polarized between lauding FDR as the savior of the Jews and condemning him as a bystander or worse to the Holocaust. Second, we sought to analyze FDR&rsquos approach to Jewish issues from the perspective of his entire life and career. Third, we tried to avoid writing history backward and making unverifiable counterfactual assumptions.

The real story of FDR and the Jews is how a humane but pragmatic president navigated competing priorities during the Great Depression, foreign policy crises and World War II. We do not whitewash FDR. &ldquoFor most of his presidency Roosevelt did little to aid the imperiled Jews of Germany and Europe,&rdquo we wrote. Still, FDR was not monolithic in his policies and &ldquoat times acted decisively to rescue Jews, often withstanding contrary pressures from the American public, Congress, and his own State Department.&rdquo Overall, FDR was far better for the Jews than his political opposition at home or any other world leader of his time. Our loudest critic has been Rafael Medoff, a longstanding FDR critic who assails all those who do not follow his party line.

Political decisions during the Holocaust had a moral dimension that still elicits an emotional response. But some judgments&mdashthat FDR blithely sent passengers on the Saint Louis to their death in the gas chambers, or that he refused to order the bombing of Auschwitz out of indifference or anti-Semitism&mdashare historical distortions. We hope our readers will be able to judge with more and better information than they had.

RICHARD BREITMAN, ALLAN J. LICHTMAN, Distinguished Professors, American University

Zuckerman Replies

I am familiar with Freda Kirchwey and the articles from which Rafael Medoff quotes. But is he aware of this quote: &ldquoPresident Roosevelt has been a man whose greatness shines brightly in times of crisis. He is the only possible leader for the next four years.&rdquo It is from Kirchwey&rsquos endorsement of Roosevelt&rsquos historic bid for a fourth term, in La nation of July 22, 1944, long after the condemnations of FDR&rsquos refugee policies that Medoff cites&mdashshowing that the picture of FDR is more complex than Medoff would have us believe. It is disturbing that in his latest book, FDR and the Holocaust: A Breach of Faith, Medoff quotes Kirchwey&rsquos criticisms of FDR at length while failing to mention that she still supported him. Emphasizing the former while ignoring the latter illustrates his flawed approach to writing history.

Neither my article nor the book FDR and the Jews, as its authors Richard Breitman and Allan Lichtman point out, portrayed FDR as beyond criticism for his handling of the Holocaust. But neither was he a total villain. Medoff&rsquos articles and latest book contain a litany of criticisms of Roosevelt but virtually nothing about his achievements. One can read Medoff and forget that during FDR&rsquos presidency the country was suffering through the worst economic catastrophe in its history, that the fates of Great Britain and the Soviet Union were hanging by a thread, and that America had suffered a humiliating defeat at the hands of the Japanese in Asia. In his letter, Medoff writes approvingly that &ldquoprogressives have a long and admirable record of honestly acknowledging FDR&rsquos failings alongside his achievements.&rdquo If only Medoff were equally fair-minded. As I wrote in my article, over the last thirty years a group of ideologically driven activists, of whom Medoff is the most energetic, have made it their business to cast Roosevelt&rsquos handling of the Holocaust in the harshest possible light. These activists have largely had the field to themselves, and so a distorted image of FDR has become widely accepted. It is easy for politicians of all stripes to go along. Their homilies curry favor with Jewish supporters at little or no political cost.

One of my goals for the article was to re-balance the scales and expose the agenda of FDR&rsquos most vociferous critics. Medoff does not address the central question of my piece: What contemporary purpose does it serve to portray Roosevelt as complicit in the Holocaust? Why do so many of Medoff&rsquos articles link Roosevelt to current events in Israel, a country that didn&rsquot exist during FDR&rsquos lifetime? At a time when our country&rsquos leaders and many of its citizens are agonizing over how to respond to the use of chemical weapons in Syria, we might all agree that figuring out the best way to stop mass murder overseas has never been an easy task.

Our Readers Letters to the editor submitted by our readers.

Laurence Zuckerman Laurence Zuckerman, a former New York Times reporter, is an adjunct professor at Columbia&rsquos Graduate School of Journalism.


The Realignment Project

Introduction:

In the spirit of the best 4th of July speeches, which like Frederick Douglass’ peerless effort seek not to satiate with platitudes but rather to challenge and provoke, today I offer a reflection on America’s past and its future.

At the end of “Resurrecting Henry George,” I argued that a national housing assistance program would “help to make one more of FDR’s Second Bill of Rights, “the right of every family to a decent home,” a legal reality. I would argue, and I will argue in future posts, that the longer-term mission of the progressive movement in America is (and has unconsciously been) the realization of the Second Bill of Rights.” So today I intend to explain what I meant.

January 11, 1944:

When Franklin Delano Roosevelt gave his State of the Union Address on January 11, 1944, the United States was engaged in the largest two-front war of its, or any nation’s history. In the European theater, Allied forces were bogged down in Italy south of Monte Cassino and Operation Overlord was still in the planning stage. In the Pacific, Allied forces were advancing through New Guinea following the bloody Battle of Tarawa.

And yet, in the middle of a crucial address at a time when the successful outcome of the war was still very much in doubt, FDR spoke instead to what would come after, in what might have been the last New Deal speech he ever gave. The theme began with him pledging that:

We are united in determination that this war shall not be followed by another interim which leads to new disaster- that we shall not repeat the tragic errors of ostrich isolationism—that we shall not repeat the excesses of the wild twenties when this Nation went for a joy ride on a roller coaster which ended in a tragic crash.

Roosevelt continued by re-framing the objectives of the war as “ not only physical security which provides safety from attacks by aggressors. It means also economic security, social security, moral security.” The invocation of Social Security, the seemingly jarring transition from foreign to domestic policy was the opening movement of a speech whose moral center was the home front. In the bridge of his speech, FDR decried the “ uproar of demands for special favors for special groups,” and recognized that “ we have not always forgotten individual and selfish and partisan interests in time of war,” a rather unusual tone for a period we prefer to remember in glowing, sepia tones.

Even more unusually, he went on to challenge an even more sacred cow than national unity – individualism. Far from being an expression of American rugged independence, Roosevelt argued that “ In this war, we have been compelled to learn how interdependent upon each other are all groups and sections of the population of America,” following the thread of prices and wages from farmers and workers and factory owners to “ teachers, clergy, policemen, firemen, widows and minors on fixed incomes, wives and dependents of our soldiers and sailors, and old-age pensioners.”

Shifting to explicitly addressing the issue of the post-war world, FDR explicitly returned to the theme of his 1936 Inaugural Address, the theme that more than any other idea than “security” defined the New Deal – “one third of a nation.” The first condition for a new America, the first war aim would be not merely the achievement of economic prosperity but rather the leveling upwards of the poorest of Americans towards a universal minimum standard of living. (Sadly, the first, more anodyne goal of GDP growth would become the standard for post-war liberalism, while the second and higher aim would be marginalized)

It is our duty now to begin to lay the plans and determine the strategy for the winning of a lasting peace and the establishment of an American standard of living higher than ever before known. We cannot be content, no matter how high that general standard of living may be, if some fraction of our people—whether it be one-third or one-fifth or one-tenth- is ill-fed, ill-clothed, ill housed, and insecure.

America could not be content with a return to prosperity because of the re-discovery of economic interdependence, he argued. This economic reality, once hidden behind the veil of the free market, was being made plain to Americans, and just as the recognition of political community had reshaped an America in 1776, he believed that the recognition of economic community in 1944 would engender similar results in the post-war America:

This Republic had its beginning, and grew to its present strength, under the protection of certain inalienable political rights—among them the right of free speech, free press, free worship, trial by jury, freedom from unreasonable searches and seizures. They were our rights to life and liberty.

As our Nation has grown in size and stature, however—as our industrial economy expanded—these political rights proved inadequate to assure us equality in the pursuit of happiness.

We have come to a clear realization of the fact that true individual freedom cannot exist without economic security and independence. “Necessitous men are not free men.” People who are hungry and out of a job are the stuff of which dictatorships are made.

Linking the Depression to the rise of the Nazi ideology and movement that it empowered, FDR here linked the cause of economic security to the cause of the war, bringing the theme of the home front into unity with the reality of a world war against fascism.

And then he introduced the Second Bill of Rights:

In our day these economic truths have become accepted as self-evident. We have accepted, so to speak, a second Bill of Rights under which a new basis of security and prosperity can be established for all regardless of station, race, or creed.

Among these are:

The right to a useful and remunerative job in the industries or shops or farms or mines of the Nation

The right to earn enough to provide adequate food and clothing and recreation

The right of every farmer to raise and sell his products at a return which will give him and his family a decent living

The right of every businessman, large and small, to trade in an atmosphere of freedom from unfair competition and domination by monopolies at home or abroad

The right of every family to a decent home

The right to adequate medical care and the opportunity to achieve and enjoy good health

The right to adequate protection from the economic fears of old age, sickness, accident, and unemployment

The right to a good education.

It has been argued in the past that America has been exceptional in defining rights solely as legal and political in nature, and avoiding the economic and social rights spelled out in later 20th century constitutions. FDR’s speech stands as a powerful rebuttal to this argument, a momentary glimpse of another America. Because Roosevelt did not intend this Second Bill of Rights to be a mere legal letter there was instead a legislative movement to enact them into law, through the combination of the Wagner-Murray-Dingell Bill (universal health care plus a national cradle-to-grave welfare state), the Full Employment Bill (establishing full employment and the right to a job through Keynesian planning and the government as employer of last resort), and what would later be the Housing Act of 1949. This political drive was blocked in Congress, but for a moment in 1944, the United States seemed to be moving to a new recognition of human rights.

And for Roosevelt, the Second Bill of Rights really were about the United States and the world at the same time. We often forget that American politics and public policy doesn’t happen in a vacuum, that there is a conversation that goes on across oceans and national borders. And 1944 was a time when there was a Trans-Atlantic conversation about what the post-war world should look like. In the United Kingdom, John Meynard Keynes had established his economic theories into government practice and William Beveridge was in the process of writing his two famous reports, the 1942 Beveridge Plan for a National Health Service and a cradle-to-grave welfare state, and Full Employment in a Free Society (1944). In Sweden, Gunnar Myrdal and the Stockholm School were solidifying the intellectual foundations for the Swedish social-democratic model. Throughout every occupied country in Europe waiting for Operation Overlord, people imagined a new, better world to come. And here was FDR, speaking with the world.

All of these rights spell security. And after this war is won we must be prepared to move forward, in the implementation of these rights, to new goals of human happiness and well-being.

America’s own rightful place in the world depends in large part upon how fully these and similar rights have been carried into practice for our citizens. For unless there is security here at home there cannot be lasting peace in the world.

July 4, 2009:

In the sixty-five years since FDR’s Second Bill of Rights, the larger historical mission of the progressive movement in America has really been the adoption of the Second Bill of Rights for all Americans, regardless of race, class, and gender. Truman’s failed Fair Deal was built from the intellectual foundations of the Second Bill of Rights. The Great Society and the War on Poverty were incomplete attempts to establish health care, education, and protection from poverty the Civil Rights Movement’s call for “Jobs and Freedom” and the 1963 “Freedom Budget” echoed even more deeply the spirit of Roosevelt. And even in the darkest years of the left’s nadir, when America seemed to be permanently the land of Reagan, the “dream that will never die” that kept people going ultimately is that same dream.


One thought on &ldquo FDR’s BHAG &rdquo

A quiet shoutout (is that an oxymoron?) to those behind the scenes who make possible eventual public access to documents (digital or analog) at NARA. Behind each record that becomes available online are members of a NARA team. Their actions are so important whether they contributed to civic literacy in the past or are contributing now. The NARA team includes the records appraisal archivists who work with federal departments and agencies to help identify permanently valuable records for which the law requires retention and preservation. Without the important yet complicated process of records management for paper and electronic records, there could not be accountability of any kind. Records would be destroyed at will in the agencies for any number of reasons and never survive to be taken in by NARA, much less be shared online. And on the projects side of NARA, a nod of appreciation to those who handle disclosure review of the records the agency takes in. Not just of classified information, but unclassified and declassified records, as well. I so admire those who ensure that NARA releases what it can, protects what it must. Having done both appraisal of federal records and disclosure review while employed by NARA, the low key, dedicated public servants who work quietly behind the scenes to #makeithappen will always have a special place in my heart.


The Only Thing We Have to Fear Is Fear Itself

Where did the line in FDR’s First Inaugural Address, “The only thing we have to fear is fear itself,” come from? Did he write it?

Answer

Columbia University professor Raymond Moly wrote most of Roosevelt’s speech, and talked over his initial drafts with the president-elect. Several days before the inauguration, Moly delivered a typescript of his final draft to Roosevelt, who was staying at the Mayflower Hotel in Washington, D.C. Roosevelt went over the speech then with Moly and copied it out in longhand. The line about “fear itself” was not in the speech at that point. Before leaving FDR’s hotel suite, Moly burned his typewritten draft in the fireplace.

The next day, former newspaperman and Roosevelt’s long-time close confidante, Louis McHenry Howe, arrived in Washington. According to Howe’s assistant Lela Stiles, a few days previously, Howe had talked with a newspaperman and friend about difficulties that the country faced, and during the conversation Howe told his friend, “I don’t care what else Franklin says in his inaugural address as long as he tells the people that the only thing they have to fear is fear.”

When Howe arrived in Washington, FDR gave him his handwritten draft of the speech. Howe made his own changes and additions and had a secretary type a new draft. One of Howe’s changes had been to add the line, “So first of all let me assert my firm belief that the only thing we have to fear is fear itself—nameless, unreasoning, unjustified terror which paralyzes the needed effort to bring about prosperity once again.” FDR liked Howe’s addition, but then, on the draft, changed the end of the sentence, from “to bring about prosperity once again” to “needed efforts to convert retreat into advance.” These were the words he used when he delivered the speech several days later at the inauguration, on March 4, 1933.

Roosevelt’s revision of Howe’s sentence was in keeping with the revisions that he and Moly had made to earlier drafts. One of the guiding metaphors in the first versions of the speech had turned on comparing the country’s economic condition to a sickness, but Moly had ultimately decided that Roosevelt would be better able to inspire the nation to profound and wide-ranging action if he did not compare it to an invalid, but rather to an army preparing for war. The imagery of sickness in the early drafts yielded therefore to martial language in the last drafts. FDR’s change of Howe’s sentence followed along with this.

Nevertheless, the new version of the sentence still refers to fear and a rejection of being "paralyzed." Whatever else FDR conveyed to his listeners with this sentence, a message of reassurance about his own health was surely part of what they heard. Concerns about whether his polio had incapacitated him had sometimes surfaced during the election campaign and two weeks before the inauguration he had avoided the bullets of a would-be assassin.

Frances Perkins, who served as FDR’s Secretary of Labor, reminisced in 1946, more than a decade after the speech, about Roosevelt coming to terms with his having contracted polio in 1921. She wrote, “He learned in that period and began to express firm belief that the ‘only thing to fear is fear itself.’ He never displayed the slightest bitterness over his misfortune.” Perkins was a little unclear here about whether she was referring specifically to Roosevelt in the decade before he became president, and whether she really meant to place the exact phrase “the only thing to fear is fear itself” in his mouth during that time.

If Roosevelt had in fact often expressed those words, it is difficult to understand why his closest colleagues and even his wife Eleanor did not assume that he had thought them up himself and inserted them into the inaugural address, but looked elsewhere for the ultimate source of the expression. When FDR’s associate and sometimes-speechwriter Samuel Rosenman asked Eleanor about the expression, she ventured that her husband may have found something very much like it in a volume of Henry David Thoreau’s writings, which she thought he must have had with him in his hotel suite in Washington.

Thoreau had written the sentence, “Nothing is so much to be feared as fear,” in his journal entry for September 7, 1851, in passing, as part of his comment on his contemporaries’ criticisms of Harriet Martineau’s arguments for atheism in her just-published Letters on the Laws of Man’s Nature and Development. Ralph Waldo Emerson later quoted his young friend approvingly, and the phrase was indeed included in later collections of Thoreau’s writings.

Professor Moly, however, pointed directly at Louis Howe as the proximate source, and doubted that Howe—whose reading habits focused on detective novels—had found the Thoreau quote. He later told William Safire, “I do clearly remember that the phrase appeared in a department store’s newspaper advertisement some time earlier in February. I assume that Howe, an inveterate newspaper reader, saw it too. …" To Howe’s everlasting credit, he realized that the expression fully fitted the occasion.”

Moly's reference to department store advertisements sounds like the campaign used by Wanamaker’s. During the first few months of 1933, Wanamaker’s department store placed large display ads in Le New York Times. The ads included a small box with inspirational messages of business and commercial platitudes or sentiments “from the founder’s writings,” those of John Wanamaker, who sometimes quoted people like Benjamin Franklin or George Washington. I do not see any of ads for the first two months of 1933 in which Wanamaker quoted Thoreau or anyone else expressing precisely the statement about “fear itself,” nor do I see a quote of Wanamaker venturing the phrase himself. However there are many platitudes there about confidence, cheerfulness, a positive attitude, persistence, honesty, and integrity. Perhaps Professor Moly saw an ad that I have been unable to locate.

The phrase “The only thing to fear is fear” did have some currency at the time among businessmen. Julius Barnes, the Chairman of the Board of the National Chamber of Commerce, for example, gave a news conference in early February announcing the organization’s effort to promote efforts to stabilize business suffering during the depression. The conference was reported by Le New York Times on February 9. One of the subheadings of the article was “Fears Most Fear Itself,” and quoted Barnes as saying, “In a condition of this kind, the thing to be feared most is fear itself. Confidence, tempered with prudence, is necessary to the operation of even the most perfect business mechanism. The retarding effect of a sense of insecurity is promptly communicated from worker to consumer, from consumer to producer and the whole machine stalls, and the anticipated evil becomes.”

Many in the business community were in fact convinced that the country was suffering from a kind of psychic sickness, caused not by systemic problems in industry or banking, but by the nation’s irrational lapse into fear, which had caused an economic paralysis. It was the fear itself that needed to be exorcised. FDR’s predecessor, Herbert Hoover, also often spoke in this way.

By this metaphor, the nation was an invalid who had been afflicted with a mental problem, a paralysis of action. Its thinking somehow had to be turned around, toward a positive confidence. By changing the patient’s thinking, his body would naturally recover his mobility. The nation needed a mental healer.

This sounds rather like the frame of reference of the quasi-religious “New Thought” or “Mind-Cure” or “Mental Science” Movement that blossomed in the United States in the late 19th and early 20th centuries. As William James described it in his 1929 work, The Varieties of Religious Experience, “The leaders of this faith have had an intuitive belief in the all-saving power of healthy-minded attitudes as such, in the conquering efficacy of courage, hope, and trust, and a correlative contempt for doubt, fear, worry, and all nervously precautionary states of mind.” The movement was defined not so much by an organizational form as by the common assumptions and themes of a group of writers who specialties included what we would today called “alternative medicine,” speculative psychology, and inspirational literature. Their writings are dominated by perorations on healing and success. The business community, then as now, had a fondness for “motivational” speaking and writing, especially as it might make a sales force more effective. It is likely not an accident, therefore, that the head of the Chamber of Commerce would be diagnosing the chief of the nation’s problems as fear.

In fact, the precise phrase, “The only thing to fear is fear,” occurs in the 1908 book, Thought Vibration or, the law of attraction in the thought world, written by New Thought writer William Walker Atkinson. He counseled, “Remember, the only thing to fear is Fear, and—well, don’t even fear Fear, for he’s a cowardly chap at the best, who will run if you show a brave front.” In 1918, Atkinson wrote The Power of Concentration under the pseudonym of Theron Q. Dumont, in which he declared, “There is no justification for the loss of courage. The evils by which you will almost certainly be overwhelmed without it are far greater than those which courage will help you to meet and overcome. Right, then, must be the moralist who says that the only thing to fear is fear.”

Another “New Thought” writer, the “naturopathic doctor,” Henry Lindlahr, wrote in his 1919 book, Practice of Natural Therapeutics, “Avoid fear in all its forms of expression it is responsible for the greater part of human suffering. The only thing to fear is fear.”

Businesses had invoked these precise sentiments around the time they were published, during the domestic economic pinch prevalent during World War I, for example. On the 4th of July, 1917, the musical instrument firm of Edward Droop and Sons in Washington, D.C., paid for a large display ad in Le Washington Post, under the large headline, “The Only Thing to Fear Is Fear.” The firm’s ad continued:

We refuse to be perturbed by the alarmists, the pessimists and by the timid who see things at night. As prophets in the past they have a batting average of about .001. The only times they have hit the truth is when they themselves created the conditions they feared by fearing them. Our slogan during these earnest times is “Keep Business Going.” We shall retrench in nothing, cancel nothing, fear nothing. Our faith in the existing and eternal prosperity of the United States of America is immovable. … We believe that this is the very time of all times that you should buy what you want—whether it be in our line or in any other. The only way to stop your business is to stop the other fellow’s. The only thing to fear is fear.

The phrase “The only thing to fear is fear” and its variants, therefore, were demonstrably “out there” in circulation within the business community during the first few decades of the 20th century. William Safire makes the point that it does not really matter where the phrase came from because it was FDR that used it during his speech to inspire the nation and it was he, therefore, who transmuted the linguistic coin into rhetorical gold.

For more information

Text and audio of FDR's First Inaugural Address, March 4, 1933, at History Matters.

Bibliographie

William Walker Atkinson, Thought Vibration: or, The law of attraction in the thought world, Chicago: The Library Shelf, 1908, pp. 46-49.

“Business to Make Stabilization Study: National Commerce Chamber Is Forming Committee to Work Out Formal Program,” New York Times, February 9, 1931, p. 3.

Theron Q. Dumont (William Walker Atkinson), The Power of Concentration. Chicago: Advanced Thought Publishing Company, 1918.

Davis W. Houck, FDR and Fear Itself: The First Inaugural Address. College Station: Texas A&M University Press, 2002, pp. 119-120.

William James, The Varieties of Religious Experience. New York: 1929, p. 93.

Henry Lindlahr, Practice of Natural Therapeutics. Chicago: The Lindlahr publishing company, 1919, p. 447.

“The Only Thing to Fear Is Fear,” Display ad for E. F. Droop & Sons, Company, Washington Post, July 4, 1917, p. 2.

Frances Perkins, The Roosevelt I Knew. New York: Viking Press, 1946, p. 29.

William Safire, “Nothing to fear but fear itself,” Safire’s Political Dictionary, rév. edition. Oxford: University Press, 2008, pp. 481-483.

Lela Stiles, The Man Behind Roosevelt: The Story of Louis McHenry Howe. New York: The World Publishing Company, 1954, p. 235.

“The Value of a Silver Tongue,” Bankers’ Magazine (May 1927): 666.


The “Four Freedoms” speech remastered

There is only one speech in American history that inspired a multitude of books and films, the establishment of its own park, a series of paintings by a world famous artist, a prestigious international award and a United Nation’s resolution on Human Rights.

That speech is Franklin D. Roosevelt’s 1941 State of the Union Address, commonly known as the “Four Freedoms” speech. In it he articulated a powerful vision for a world in which all people had freedom of speech and of religion, and freedom from want and fear. It was delivered on January 6, 1941 and it helped change the world. The words of the speech are enshrined in marble at Four Freedoms Park on Roosevelt Island in New York, are visualized in the paintings of Norman Rockwell, inspired the international Four Freedoms Award and are the foundation for the Universal Declaration of Human Rights adopted by the United Nations in 1948.

On the 50 th anniversary of the speech in 1991 a ceremony was held in the U.S. Capitol featuring a remarkable bi-partisan group of leaders including Sen. Bob Dole, Rep. Richard Gephardt, Anne Roosevelt and President George H.W. Buisson. President Bush said this about FDR’s Four Freedoms:

“Two hundred years ago, perhaps our greatest political philosopher, Thomas Jefferson, defined our nation’s identity when he wrote “All men are created equal, endowed by their creator with certain unalienable rights, among them are life, liberty, and the pursuit of happiness. Fifty years ago, our greatest American political pragmatist, Roosevelt, refined that thought in his Four Freedoms when he brilliantly enunciated our 20 th century vision of our founding fathers’ commitment to individual liberty.”

To honor the 75 th anniversary of this historic presidential address, the Franklin D. Roosevelt Presidential Library and Museum joined forces with the National Archives Motion Picture Preservation Labs to create new enhanced versions of the speech in HD and Ultra-HD (4K) file formats. These new versions were transferred directly from the original 35mm film stock. Audio from the original disk recordings were then synced with the new video files to create an entirely new resource. The new HD video is now available to the public here, and the 4K video is available upon special request from the Library.

(Copyright Sherman Grinberg Film Library – http://www.shermangrinberg.com/)

It is important to fully understand the historic context of this speech. On November 5 th , 1940 Franklin D. Roosevelt was elected president for an unprecedented third term. It was a dark time as the world faced unprecedented danger, instability, and war. Much of Europe had fallen to the Nazis and Great Britain was barely holding its own. The Japanese Empire brutally occupied much of China and East Asia. A great number of Americans remained committed to isolationism and the belief that the United States should stay out of the war. President Roosevelt understood Britain’s desperate need for American support and attempted to convince the American people to come to the aid of their closest ally.

In his address on January 6, 1941, Franklin Roosevelt presented his reasons for American involvement, making the case for continued aid to Great Britain and greater production of war industries at home. In helping Britain, President Roosevelt stated, the United States was fighting for the universal freedoms that all people deserved.

As America entered the war these “four freedoms” – the freedom of speech, the freedom of worship, the freedom from want, and the freedom from fear – symbolized America’s war aims and gave hope in the following years to a war-wearied people because they knew they were fighting for freedom.

The ideas enunciated in Roosevelt’s Four Freedoms were the foundational principles that evolved into the Atlantic Charter declared by Winston Churchill and FDR in August 1941 the United Nations Declaration of January 1, 1942 President Roosevelt’s vision for an international organization that became the United Nations after his death and the Universal Declaration of Human Rights adopted by the United Nations in 1948 through the work of Eleanor Roosevelt.

As tyrannical leaders once again resort to brutal oppression and terrorism to achieve their goals, as democracy and journalism are under attack from extremists across the globe, and as surveillance and technology threaten individual liberties and freedom of expression, FDRs bold vision for a world that embraces these four fundamental freedoms is as vital today as it was 75 years ago.

Special thanks to the New York Community Trust for their ongoing support of the Pare Lorentz Film Center.


This 4th of July, let’s remember to honor FDR’s 4 Freedoms | Avis

1936: Franklin Delano Roosevelt (1882 - 1945) the 32nd President of the United States from 1933-45. A Democrat, he led his country through the depression of the 1930's and World War II, and was elected for an unprecedented fourth term of office in 1944. (Photo by Keystone Features/Getty Images)

By Charles D. Allen

As America crosses the midway point of 2020, we can agree that it has been one heck of a year. Following the news and social media, we see ongoing and emerging challenges in the international arena. Domestically, we continue to struggle with this great experiment called democracy for our society and its culture, which defines the daily experience of Americans.

Col. Charles Allen (U.S. Armt, ret.). (Image via Facebook)

This weekend we will celebrate Independence Day to mark our declaration of intention to separate from a government that tread on our unalienable rights of “life, liberty, and the pursuit of happiness.” What American colonists sought then was freedom from an oppressive system and subsequently demonstrated they were willing to fight and die for such freedom.

In the closing minutes of his January 1941 State of the Union Address and weeks after the nation’s entrance World War II, President Franklin D. Roosevelt spoke of four freedoms as values of democratic societies.

In preceding years, totalitarian and fascist regimes of Germany, Japan, and Italy continually demonstrated disregard for such values. In his exhortation, FDR was building the case for U.S. intervention for the sake of others—that is, the security of allied governments and their people:

“In the future days, which we seek to make secure, we look forward to a world founded upon four essential human freedoms. The first is freedom of speech and expression — everywhere in the world.

“The second is freedom of every person to worship God in his own way — everywhere in the world.

“The third is freedom from want. Which, translated into world terms, means economic understandings which will secure to every nation a healthy peacetime life for its inhabitants — everywhere in the world.

“The fourth is freedom from fear. Which, translated into world terms, means a world-wide reduction of armaments to such a point and in such a thorough fashion that no nation will be in a position to commit an act of physical aggression against any neighbor — anywhere in the world.”

The themes of FDR’s speech are poignantly captured by the imagery of Norman Rockwell’s series of paintings, “The Four Freedoms” featured in Les Message du samedi soir.

For each issue, the respective painting was accompanied by an essay from a renowned American writer.

As I read each one this weekend, the essay that spoke to me most in the current context of our American struggles was penned in March 1943 by Pulitzer Prize-winner Stephen Vincent Benét.

“What do we mean when we say ‘freedom from fear?’ It isn’t just a formula or a set of words. It’s a look in the eyes and a feeling in the heart and a thing to be won against odds. It goes to the roots of life — to a man and a woman and their children and the home they can make and keep.

“Since our nation began, men and women have come here for just that freedom — freedom from the fear that lies at the heart of every unjust law, of every tyrannical exercise of power by one man over another man….

“We do not mean freedom from responsibility — freedom from struggle and toil, from hardship and danger. We do not intend to breed a race wrapped in cotton wool, too delicate to stand rough weather. In any world of man that we can imagine, fear and the conquest of fear must play a part.

“But we have the chance, if we have the brains and the courage, to destroy the worst fears that harry man today — the fear of starving to death, the fear of being a slave, the fear of being stamped into the dust because he is one kind of man and not another, the fear of unprovoked attack and ghastly death for himself and for his children because of the greed and power of willful and evil men and deluded nations.”

Nearly eight decades later, the case for fear still exists in 2020 as Americans are facing a global pandemic, the potential collapse of international economies, and social, as well as political challenges to its democratic institutions.

We cannot be afraid to address injustice within our nation.

Benét also pointed back the Declaration of Independence when “… we, as a nation, asserted that all men were created equal, that all men were entitled to life, liberty, and the pursuit of happiness. Those were large assertions, but we have tried to live up to them. We have not always succeeded we have often failed. But our will and desire as a nation have been to live up to them.”

In the months ahead, and for the remainder of 2020, it is my hope that we so resolve and pursue freedom from fear for others in our American society and, in doing so, for ourselves.


This Week in Roosevelt History: July 15-21

July 18, 1940: FDR was nominated for an unprecedented third term as president.

ER addressing the Democratic National Convention in Chicago.
July 18, 1940
FDR Library Photo Collection. NPx. 69-96.

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