Documents - Historique

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Ce que nous exigeons dans cette guerre n'est donc rien de particulier à nous-mêmes. C'est que le monde soit rendu apte et sûr à vivre ; et en particulier qu'il soit sécurisé pour chaque nation éprise de paix qui, comme la nôtre, souhaite vivre sa propre vie, déterminer ses propres institutions, être assurée de la justice et du traitement équitable par les autres peuples du monde contre la force et l'égoïsme agression.
Tous les peuples du monde sont en effet partenaires dans cet intérêt, et pour notre part nous voyons très clairement que si justice n'est pas rendue aux autres, elle ne nous sera pas rendue. Le programme de la paix dans le monde est donc notre programme ; et ce programme le seul programme possible, comme nous le voyons, est celui-ci :
I. Des pactes de paix ouverts, conclus ouvertement, après lesquels il n'y aura plus d'ententes internationales privées d'aucune sorte, mais la diplomatie procédera toujours franchement et en public.
2. Liberté absolue de navigation sur les mers, en dehors des eaux territoriales, aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre, sauf si les mers peuvent être fermées en tout ou en partie par une action internationale pour l'application des pactes internationaux.
3. La suppression, autant que possible, de toutes les barrières économiques et l'établissement d'une égalité de conditions commerciales entre toutes les nations consentant à la paix et s'associant à son maintien.
4. Garanties adéquates données et prises que les armements nationaux seront réduits aux points les plus bas compatibles avec la sécurité intérieure.
5. Un règlement libre, ouvert et absolument impartial de toutes les revendications coloniales, fondé sur le strict respect du principe selon lequel, dans la détermination de toutes ces questions de souveraineté, les intérêts des populations concernées doivent avoir le même poids que les revendications équitables de la gouvernement dont le titre est à déterminer.
6. L'évacuation de tout le territoire russe et un règlement de toutes les questions affectant la Russie qui assurera la coopération la meilleure et la plus libre des autres nations du monde en lui procurant une occasion sans entrave et sans embarras de déterminer indépendamment son propre développement politique. et la politique nationale et l'assurer d'un accueil sincère dans la société des nations libres sous les institutions de son choix ; et, plus qu'un accueil, une aide de toute sorte dont elle peut avoir besoin et qu'elle peut elle-même désirer. Le traitement accordé à la Russie par ses nations sœurs dans les mois à venir sera l'épreuve décisive de leur bonne volonté, de leur compréhension de ses besoins par rapport à leurs propres intérêts, et de leur sympathie intelligente et désintéressée.
7. La Belgique, le monde entier en conviendra, doit être évacuée et restaurée, sans aucune tentative de limiter la souveraineté dont elle jouit en commun avec toutes les autres nations libres. Aucun autre acte ne servira, car celui-ci servira à rétablir la confiance entre les nations dans les lois qu'elles ont elles-mêmes fixées et déterminées pour le gouvernement de leurs relations les unes avec les autres. Sans cet acte de guérison, toute la structure et la validité du droit international sont à jamais compromises.
8. Tout le territoire français doit être libéré et les parties envahies restaurées, et le tort fait à la France par la Prusse en 1871 dans l'affaire de l'Alsace-Lorraine, qui a troublé la paix du monde depuis près de cinquante ans, doit être redressé, en afin que la paix soit rétablie dans l'intérêt de tous.
9. Un réajustement des frontières de l'Italie devrait être effectué selon des lignes de nationalité bien reconnaissables.
Io. Les peuples d'Autriche-Hongrie, dont nous souhaitons voir sauvegardée et assurée la place parmi les nations, doivent se voir accorder la plus libre possibilité de développement autonome.
II. la Roumanie, la Serbie et le Monténégro doivent être évacués ; territoires occupés restaurés; la Serbie a accordé un accès libre et sûr à la mer ; et les relations des divers États balkaniques les uns envers les autres déterminées par des conseils amicaux selon des lignes d'allégeance et de nationalité historiquement établies ; et des garanties internationales de l'indépendance politique et économique et de l'intégrité territoriale des divers États des Balkans s'il en venait.
I2. Les parties turques de l'actuel Empire ottoman devraient être assurées d'une souveraineté sûre, mais les autres nationalités qui sont maintenant sous la domination turque devraient être assurées d'une sécurité de vie incontestable et d'une opportunité absolument non inquiétée de développement autonome, et les Dardanelles devraient être ouvertes en permanence comme un libre passage aux navires et au commerce de toutes les nations sous régime international Å'*Āæ

13. Un État « olish » indépendant devrait être érigé qui devrait inclure les territoires habités par des populations incontestablement polonaises, qui devraient être assurés d'un accès libre et sûr à la mer, et dont l'indépendance politique et économique et l'intégrité territoriale devraient être garanties. par pacte international.
I4. Une association générale de nations doit être formée en vertu d'alliances spécifiques dans le but d'offrir des garanties mutuelles d'indépendance politique et d'intégrité territoriale aux grands et aux petits États.


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