Lettre circulaire du Massachusetts [11 février 1768] - Histoire

Lettre circulaire du Massachusetts [11 février 1768] - Histoire

Province de la baie du Massachusetts, 11 février I768. MONSIEUR,

La Chambre des représentants de cette province a pris en considération sérieuse les grandes difficultés qui doivent s'accumuler pour eux-mêmes et leurs électeurs, par l'opération de plusieurs actes du Parlement, imposant des droits et taxes sur les colonies américaines.

Comme il s'agit d'un sujet auquel chaque colonie s'intéresse profondément, elles n'ont aucune raison de douter, mais votre Chambre est profondément impressionnée par son importance et que de telles mesures constitutionnelles seront prises, comme il se doit. Il semble nécessaire que tous les soins possibles soient pris, que les représentants des diverses assemblées, sur un point si délicat, s'harmonisent les uns avec les autres. La Chambre espère donc que cette lettre sera franchement considérée sous aucun autre angle comme exprimant une disposition à communiquer librement leur esprit à une colonie sœur sur une préoccupation commune, de la même manière qu'ils seraient heureux de recevoir les sentiments de votre ou toute autre chambre d'assemblée sur le continent.

La Chambre a humblement représenté au ministère ses propres sentiments, que la haute cour du Parlement de Sa Majesté est le pouvoir législatif suprême sur tout l'empire ; que dans tous les États libres la constitution est fixe, et comme le législatif suprême tire son pouvoir et son autorité de la constitution, il ne peut en franchir les limites sans détruire son propre fondement ; que la constitution établit et limite à la fois la souveraineté et l'allégeance, et, par conséquent, les sujets américains de Sa Majesté, qui se reconnaissent liés par les liens d'allégeance, ont un droit équitable à la pleine jouissance des règles fondamentales de la constitution britannique ; que c'est un droit essentiel, inaltérable, dans la nature, greffé dans la constitution britannique, en tant que loi fondamentale, et toujours considéré comme sacré et irrévocable par les sujets dans le royaume, que ce qu'un homme a honnêtement acquis est absolument le sien, qu'il peut donner librement, mais ne peut lui être retiré sans son consentement ; que les sujets américains peuvent donc, à l'exclusion de toute considération des droits de charte, avec une fermeté décente, adaptée au caractère des hommes et des sujets libres, faire valoir ce droit naturel et constitutionnel.

C'est d'ailleurs leur humble opinion, qu'ils expriment avec la plus grande déférence pour la sagesse du Parlement, que les actes qui y sont faits, imposant des devoirs au peuple de cette province, dans le seul et exprès de lever un revenu, sont les atteintes à leurs droits naturels et constitutionnels ; car, comme ils ne sont pas représentés au Parlement britannique, les communes de sa majesté en Grande-Bretagne, par ces actes, accordent leur propriété sans leur consentement.

Cette Chambre est en outre d'avis, que leurs électeurs, compte tenu de leurs circonstances locales, ne peuvent, par aucune possibilité, être représentés au Parlement; et qu'il sera à jamais impraticable qu'ils y soient également représentés, et par conséquent pas du tout ; étant séparés par un océan de mille lieues. Que les prédécesseurs royaux de Sa Majesté, pour cette raison, étaient gracieusement heureux de former ici une législature subordonnée, afin que leurs sujets puissent jouir du droit inaliénable d'une représentation ; et la grande dépense qui doit inévitablement y assister même une représentation partielle, cette Chambre pense qu'une taxation de leurs commettants, même sans leur consentement, si grave soit-elle, serait préférable à toute représentation qui pourrait y être admise pour eux.

Sur ces principes, et considérant également que le droit au Parlement était toujours aussi clair, pourtant, pour des raisons évidentes, il serait au-delà des règles d'équité que leurs électeurs soient taxés, sur les manufactures de Grande-Bretagne ici, en plus de la les droits qu'ils paient pour eux en Angleterre, et d'autres avantages découlant pour la Grande-Bretagne, des actes de commerce, cette Chambre a préféré une pétition humble, dévouée et loyale, à notre souverain très gracieux, et a fait de telles représentations aux ministres de Sa Majesté, comme ils l'appréhendaient tendraient à obtenir réparation.

Ils ont également soumis à l'examen, si un peuple peut être considéré comme jouissant d'un degré de liberté, si la Couronne, en plus de son autorité incontestable de constituer un gouverneur, devrait lui nommer une telle allocation qu'elle juge appropriée, sans le consentement du peuple, et à ses frais ; et si, tandis que les juges du pays et les autres officiers civils ne détiennent pas leurs commissions pendant bonne conduite, le fait qu'ils reçoivent des salaires nommés pour eux par la Couronne, indépendamment du peuple, n'a pas tendance à renverser les principes de l'équité, et mettre en danger le bonheur et la sécurité du sujet.

En plus de ces mesures, la Chambre a écrit une lettre à son agent, qu'il est chargé de remettre au ministère ; où ils prennent note des difficultés de l'acte pour empêcher la mutinerie et la désertion, qui exige du gouverneur et du conseil de fournir des articles énumérés pour les troupes de marche du roi, et le peuple pour payer les dépenses ; et aussi, la commission des messieurs nommés commissaires des douanes, pour résider en Amérique, qui les autorise à faire autant de nominations qu'ils jugent bon, et à payer aux nommés la somme qu'ils veulent, pour la mauvaise conduite de qui ils ne sont pas redevable; d'où il peut arriver que les officiers de la couronne puissent être multipliés à un degré tel qu'ils deviennent dangereux pour la liberté du peuple, en vertu d'une commission qui ne paraît pas à cette Chambre tirer de tels avantages au commerce que beaucoup ont supposé.

Tels sont les sentiments et les démarches de cette Chambre; et comme ils ont trop de raisons de croire que les ennemis des colonies les ont représentés aux ministres de Sa Majesté et au Parlement comme des factieux, déloyaux et disposés à se rendre indépendants de la mère patrie, ils ont saisi l'occasion , dans les termes les plus humbles, pour assurer Sa Majesté et ses ministres, qu'à l'égard du peuple de cette province, et, comme ils n'en doutent pas, de toutes les colonies, l'accusation est injuste. La Chambre est pleinement convaincue que votre Assemblée est trop généreuse et trop libérale de sentiment, pour croire que cette lettre procède d'une ambition de prendre la tête ou de dicter aux autres assemblées. Ils soumettent librement leurs opinions au jugement des autres ; et j'aurai l'amabilité dans votre maison de leur signaler tout autre élément qui pourrait être jugé nécessaire.

Cette Chambre ne peut conclure sans exprimer sa ferme confiance dans le Roi, notre chef et père commun ; que les supplications unies et dévouées de ses sujets américains en détresse rencontreront son acceptation royale et favorable.


Lettre circulaire du Massachusetts aux législatures coloniales le 11 février 1768

Bibliothèque du Congrès

En réponse aux lois Townshend adoptées par le Parlement en 1767, Samuel Adams, au nom de la législature du Massachusetts, a écrit la lettre circulaire du Massachusetts pour affirmer que la Grande-Bretagne n'avait pas le droit d'imposer les treize colonies sans leur représentation au gouvernement. La lettre a suscité une réponse de la législature de Caroline du Nord et a forgé des liens précoces entre les colonies qui étaient de plus en plus déçues par la domination britannique.


La Chambre des représentants de cette province a pris sérieusement en considération les grandes difficultés qui doivent s'accumuler pour elles-mêmes et leurs électeurs par l'application de plusieurs lois du Parlement, imposant des droits et taxes aux colonies américaines.

Comme c'est un sujet auquel chaque colonie est profondément intéressée, ils n'ont aucune raison de douter, mais votre maison est profondément impressionnée par son importance, et que de telles mesures constitutionnelles seront prises comme il convient. Il semble nécessaire que tous les soins possibles soient pris pour que les représentants des diverses assemblées, sur un point si délicat, s'harmonisent les uns avec les autres. La Chambre espère donc que cette lettre ne sera franchement considérée que comme exprimant une disposition à communiquer librement leur esprit à une colonie sœur, sur une préoccupation commune, de la même manière qu'ils seraient heureux de recevoir les sentiments de votre ou de toute autre maison d'assemblée sur le continent.

La Chambre a humblement représenté au ministère ses propres sentiments, que la haute cour du Parlement de Sa Majesté est le pouvoir législatif suprême sur tout l'empire que dans tous les États libres la constitution est fixée, et comme le législatif suprême tire son pouvoir et son autorité de la constitution, il ne peut pas franchir les limites de celle-ci sans détruire son propre fondement que la constitution établit et limite à la fois la souveraineté et l'allégeance, et, par conséquent, les sujets américains de Sa Majesté, qui se reconnaissent liés par les liens d'allégeance, ont un droit équitable à la la pleine jouissance des règles fondamentales de la constitution britannique qu'il s'agit d'un droit essentiel et inaltérable dans la nature, greffé dans la constitution britannique, en tant que loi fondamentale, et toujours considéré comme sacré et irrévocable par les sujets du royaume, que ce qu'un homme a honnêtement acquis est absolument le sien, qu'il peut donner librement, mais ne peut lui être enlevé sans son consentement que le Les sujets américains peuvent donc, à l'exclusion de toute considération des droits de charte, avec une fermeté décente, adaptée au caractère des hommes et des sujets libres, faire valoir ce droit naturel et constitutionnel.

C'est d'ailleurs leur humble opinion, qu'ils expriment avec la plus grande déférence pour la sagesse du Parlement, que les actes qui y sont faits, imposant des devoirs au peuple de cette province, dans le seul et exprès de lever un revenu, sont violations de leurs droits naturels et constitutionnels parce que, comme ils ne sont pas représentés au Parlement britannique, les communes de sa majesté en Grande-Bretagne, par ces lois, accordent leur propriété sans leur consentement.

Cette Assemblée est en outre d'avis que leurs électeurs, compte tenu de leurs circonstances locales, ne peuvent en aucun cas être représentés au Parlement et qu'il sera à jamais impossible, qu'ils y soient également représentés et, par conséquent, n'étant pas du tout séparés par un océan de mille lieues. Que les prédécesseurs royaux de Sa Majesté, pour cette raison, étaient gracieusement heureux de former ici une législature subordonnée, afin que leurs sujets puissent également jouir du droit inaliénable d'une représentation, que compte tenu de l'impossibilité totale de leur être jamais pleinement et également représentés au Parlement, et la grande dépense que doit inévitablement y assister même une représentation partielle, cette Chambre pense qu'une taxation de leurs commettants, même sans leur consentement, si pénible soit-elle, serait préférable à toute représentation qui pourrait y être admise pour eux.

Sur ces principes, et considérant également que le droit au Parlement était toujours aussi clair, pourtant, pour des raisons évidentes, il serait au-delà des règles d'équité que leurs électeurs soient taxés ici sur les produits manufacturés de la Grande-Bretagne, en plus des droits ils paient pour eux en Angleterre, et d'autres avantages découlant de la Grande-Bretagne, des actes de commerce, cette Chambre a préféré une pétition humble, dévouée et loyale, à notre souverain le plus gracieux, et a fait de telles représentations aux ministres de Sa Majesté, comme ils craignaient qu'ils tendent à obtenir réparation. Ils ont également soumis à l'examen, si un peuple peut être considéré comme jouissant d'un degré de liberté si la Couronne, en plus de son autorité incontestable de constituer un gouverneur, devrait lui nommer une telle allocation qu'elle juge appropriée, sans le consentement de le peuple, et à ses frais et si, tandis que les juges du pays, et autres officiers civils, ne détiennent pas leurs commissions pendant bonne conduite, leurs salaires fixés pour eux par la Couronne, indépendamment du peuple, n'a pas tendance à subvertir les principes d'équité, et mettre en danger le bonheur et la sécurité du sujet.

En plus de ces mesures, la Chambre a écrit une lettre à leur agent qu'il est chargé de déposer devant le ministère dans laquelle ils prennent note des difficultés de la loi pour prévenir la mutinerie et la désertion, qui oblige le gouverneur et le conseil à fournir des articles énumérés pour les troupes de marche du roi, et le peuple pour payer les dépenses et aussi, la commission des messieurs nommés commissaires des douanes, pour résider en Amérique, qui les autorise à faire autant de nominations qu'ils jugent à propos, et à payer les nommés quelle somme leur plaira, pour la mauvaise conduite de qui ils ne sont pas responsables d'où il peut arriver que les officiers de la couronne se multiplient au point de devenir dangereux pour la liberté du peuple, en vertu d'une commission qui ne paraît pas à cette Assemblée de tirer des avantages commerciaux comme beaucoup l'ont supposé.

Tels sont les sentiments et les démarches de cette Chambre et comme ils ont trop de raisons de croire que les ennemis des colonies les ont représentés aux ministres de Sa Majesté et au Parlement comme factieux, déloyaux et disposés à se rendre indépendants. de la mère patrie, ils ont pris l'occasion, dans les termes les plus humbles, d'assurer Sa Majesté et ses ministres, que, à l'égard du peuple de cette province, et, comme ils n'en doutent pas, de toutes les colonies, la charge est injuste. La Chambre est pleinement convaincue que votre assemblée est trop généreuse et libérale de sentiment pour croire que cette lettre procède d'une ambition de prendre la tête ou de dicter aux autres assemblées. Ils soumettent librement leurs opinions au jugement des autres et prendront la bonté dans votre maison de leur signaler tout ce qui pourrait être jugé nécessaire.

Cette Chambre ne peut conclure, sans exprimer sa ferme confiance dans le roi, notre chef et père commun, que les supplications unies et dévouées de ses sujets américains en détresse rencontreront son acceptation royale et favorable.


Lettre circulaire du Massachusetts

La lettre circulaire du Massachusetts a été écrite par Samuel Adams au nom de la législature du Massachusetts en réaction aux lois impopulaires de Townshend adoptées par le Parlement en 1767. Datée du 11 février 1768, la lettre affirmait que le Parlement n'avait pas le droit d'imposer les Américains, car ils n'étaient pas représenté par cet organe législatif. De plus, comme le Parlement était séparé des colonies par 3 000 milles d'océan et ne pouvait jamais les représenter correctement, le pouvoir législatif était confié à une «législature subordonnée» dans chaque colonie, qui seule avait le droit de taxer les colons. Des objections ont également été soulevées contre la nomination par la Couronne de gouverneurs, de juges et d'autres officiers aux dépens des colonies sans leur consentement. La lettre se terminait par des professions de loyauté envers la Couronne et l'espoir que les « supplications unies et dévouées » des colons seraient accordées par le roi. Des copies de la lettre ont été envoyées aux assemblées législatives de la plupart des colonies nord-américaines.

La lettre circulaire fut reçue en Caroline du Nord le 1er avril 1768 par John Harvey, président de la Chambre. Le gouvernement britannique était très inquiet à l'idée que les colonies américaines s'unissent pour résister à leurs directives. L'Assemblée du Massachusetts avait reçu l'ordre de retirer la lettre, et les autres législatures coloniales avaient reçu l'ordre de l'ignorer sous peine de « prorogation ou dissolution immédiate ». Le comte de Hillsborough, secrétaire d'État aux colonies, a chargé le gouverneur William Tryon de mettre fin à la présente session de l'Assemblée s'il pensait qu'elle était susceptible d'agir sur la lettre du Massachusetts, il l'a fait fin avril, avant la législature. n'a pris aucune mesure.

Lorsque l'Assemblée s'est réunie à nouveau en novembre, Harvey a présenté la lettre circulaire du Massachusetts aux délégués. Harvey et quelques autres ont préconisé une réponse forte, mais la majorité des délégués a voté pour la modération. Ils ont demandé verbalement au Président de répondre à la lettre et ont nommé un comité pour composer « une adresse humble, dévouée et loyale » au roi. La réponse plutôt douce a irrité Samuel Johnston et Joseph Hewes, qui ont refusé de siéger au comité. L'adresse au roi, bien que polie, affirmait fermement la conviction de l'Assemblée que les lois Townshend étaient illégales parce que « les hommes libres ne peuvent être légalement taxés que par eux-mêmes ou leurs représentants ». L'Assemblée a également chargé l'agent de la colonie, Henry Eustace McCulloh, de travailler avec les agents des autres colonies pour tenter de persuader le Parlement d'abroger les lois Townshend.

La réponse du président Harvey à la législature du Massachusetts était datée du 11 février 1769, un an après la date de la lettre circulaire du Massachusetts. Harvey a appelé à une amitié plus forte entre la Caroline du Nord et les autres colonies, en particulier le Massachusetts. Il a écrit que « l'Assemblée de cette colonie recevra en tout temps avec plaisir l'opinion de votre maison sur les questions d'intérêt général pour l'Amérique, et sera également disposée à chaque occasion à communiquer ses sentiments », et il a promis que la Caroline du Nord « soyez toujours prêt, fermement à s'unir avec leurs colonies sœurs, en poursuivant toutes les mesures constitutionnelles pour la réparation des griefs dont on se plaint si justement. Après la réception de la lettre de Harvey au Massachusetts, le Poste du soir de Boston a écrit : « Les colonies, non plus déconnectées, forment un seul corps. La lettre circulaire du Massachusetts a forgé un lien précoce entre la Caroline du Nord et les autres colonies dans leur résistance unie aux politiques britanniques.

Henry Steele Commager, éd., Documents d'histoire américaine (1968).


[Cette description est tirée du projet : L'avènement de la Révolution américaine ]

Cette lettre, écrite par Samuel Adams et James Otis, a été envoyée de la Chambre des représentants du Massachusetts aux fonctionnaires des autres colonies pour protester contre les lois Townshend. La lettre traite, entre autres, de l'injustice d'imposer des taxes aux colons qui ne sont pas représentés au Parlement.

"à une colonie sœur"
Le Massachusetts proteste avec véhémence contre les mesures de la Townshend Act auprès du gouvernement britannique. Puis elle tend la main à ses douze "colonies sœurs" à travers cette lettre signée par le président de la Chambre Thomas Cushing. Les auteurs de la lettre sont Samuel Adams et James Otis et dans ce document, ils exposent leur argument le plus puissant et le plus persuasif. La Grande-Bretagne essaie d'arrêter la circulation et l'impact de cette lettre. Le secrétaire d'État aux Colonies, Lord Hillsborough, ordonne au gouverneur du Massachusetts de dissoudre la Cour générale de la colonie (dont la Chambre des représentants fait partie) à moins que la lettre ne soit annulée et ordonne aux gouverneurs des autres colonies d'empêcher leurs assemblées de l'approuver . Mais est-il trop tard?

1. Que signifie « circulaire » ou « circulatoire » ? Pourquoi cette lettre a-t-elle été écrite ? Qu'est-ce que ses expéditeurs espèrent qu'il en résultera ? A qui s'adresse cette lettre et dans quel but ?

2. Décrivez l'argument présenté dans ce document. Pourquoi les Américains méritent-ils les mêmes droits que les Anglais ? A quoi ont-ils droit ? Pourquoi ne sont-ils pas suffisamment représentés au Parlement?

3. Quelle justification est donnée à la légalité des assemblées provinciales dans les colonies ?

4. Quelles représentations MIS cette lettre essaie-t-elle de corriger ?

5. Quelles hypothèses les législateurs du Massachusetts font-ils à propos de leurs homologues des « colonies sœurs » ? Que voudraient-ils que leurs homologues fassent ?

6. Pourquoi la lettre se termine-t-elle par une expression de confiance envers le roi ?

7. Recherchez l'effet de cette lettre dans chacune des autres colonies. Quelles colonies l'ont approuvé et quels étaient les arguments pour et contre ?

8. La Chambre des représentants du Massachusetts a-t-elle accédé à la demande du gouverneur et annulé la lettre ? Que s'est-il passé?

9. Qu'est-ce qu'une « lettre circulaire » ? Comment ces lettres ont-elles été envoyées et comment ont-elles atteint leur public cible ?

10. Pourquoi les noms d'Adams et d'Otis n'apparaissent-ils pas sur la lettre ? Comment sait-on qu'ils en sont les auteurs ?


Lettre circulaire du Massachusetts [11 février 1768] - Histoire

Lettre circulaire du Massachusetts aux législatures coloniales

La Chambre des représentants de cette province a pris sérieusement en considération les grandes difficultés qui doivent s'accumuler pour eux-mêmes et leurs électeurs par l'application de plusieurs lois du Parlement, imposant des droits et taxes aux colonies américaines.

Comme c'est un sujet auquel chaque colonie est profondément intéressée, ils n'ont aucune raison de douter, mais votre maison est profondément impressionnée par son importance, et que de telles mesures constitutionnelles seront prises comme il convient. Il semble nécessaire que tous les soins possibles soient pris pour que les représentants des diverses assemblées, sur un point si délicat, s'harmonisent les uns avec les autres. Par conséquent, la Chambre espère que cette lettre ne sera franchement considérée que comme exprimant une disposition à communiquer librement leur esprit à une colonie sœur, sur une préoccupation commune, de la même manière qu'ils seraient heureux de recevoir les sentiments de votre ou de toute autre maison d'assemblée sur le continent.

La Chambre a humblement représenté au ministère ses propres sentiments, que la haute cour du Parlement de Sa Majesté est le pouvoir législatif suprême sur tout l'empire que dans tous les États libres la constitution est fixée, et comme le législatif suprême tire son pouvoir et son autorité de la constitution, il ne peut pas franchir les limites de celle-ci sans détruire son propre fondement que la constitution établit et limite à la fois la souveraineté et l'allégeance, et, par conséquent, les sujets américains de Sa Majesté, qui se reconnaissent liés par les liens d'allégeance, ont un droit équitable à la la pleine jouissance des règles fondamentales de la constitution britannique qu'il s'agit d'un droit essentiel et inaltérable dans la nature, greffé dans la constitution britannique, en tant que loi fondamentale, et toujours considéré comme sacré et irrévocable par les sujets du royaume, que ce qu'un homme a honnêtement acquis est absolument le sien, qu'il peut donner librement, mais ne peut lui être enlevé sans son consentement que le Les sujets américains peuvent donc, à l'exclusion de toute considération des droits de charte, avec une fermeté décente, adaptée au caractère des hommes et des sujets libres, faire valoir ce droit naturel et constitutionnel.

C'est d'ailleurs leur humble opinion, qu'ils expriment avec la plus grande déférence pour la sagesse du Parlement, que les actes qui y sont faits, imposant des devoirs au peuple de cette province, dans le seul et exprès de lever un revenu, sont violations de leurs droits naturels et constitutionnels parce que, comme ils ne sont pas représentés au Parlement britannique, les communes de sa majesté en Grande-Bretagne, par ces lois, accordent leur propriété sans leur consentement.

Cette Assemblée est en outre d'avis que leurs électeurs, compte tenu de leurs circonstances locales, ne peuvent en aucun cas être représentés au Parlement et qu'il sera à jamais impossible, qu'ils y soient également représentés et, par conséquent, n'étant pas du tout séparés par un océan de mille lieues. Que les prédécesseurs royaux de Sa Majesté, pour cette raison, étaient gracieusement heureux de former ici une législature subordonnée, afin que leurs sujets puissent également jouir du droit inaliénable d'une représentation, que compte tenu de l'impossibilité totale de leur être jamais pleinement et également représentés au Parlement, et la grande dépense que doit inévitablement y assister même une représentation partielle, cette Chambre pense qu'une taxation de leurs commettants, même sans leur consentement, si pénible soit-elle, serait préférable à toute représentation qui pourrait y être admise pour eux.

Sur ces principes, et considérant également que le droit au Parlement était toujours aussi clair, pourtant, pour des raisons évidentes, il serait au-delà des règles d'équité que leurs électeurs soient taxés ici sur les produits manufacturés de la Grande-Bretagne, en plus des droits ils paient pour eux en Angleterre, et d'autres avantages découlant de la Grande-Bretagne, des actes de commerce, cette Chambre a préféré une pétition humble, dévouée et loyale, à notre souverain le plus gracieux, et a fait de telles représentations aux ministres de Sa Majesté, comme ils craignaient qu'ils tendent à obtenir réparation. Ils ont également soumis à l'examen, si un peuple peut être considéré comme jouissant d'un degré de liberté si la Couronne, en plus de son autorité incontestable de constituer un gouverneur, devrait lui nommer une telle allocation qu'elle juge appropriée, sans le consentement de le peuple, et à ses frais et si, tandis que les juges du pays, et autres officiers civils, ne détiennent pas leurs commissions pendant bonne conduite, leurs salaires fixés pour eux par la Couronne, indépendamment du peuple, n'a pas tendance à subvertir les principes d'équité, et mettre en danger le bonheur et la sécurité du sujet.

En plus de ces mesures, la Chambre a écrit une lettre à leur agent qu'il est chargé de déposer devant le ministère dans laquelle ils prennent note des difficultés de la loi pour prévenir la mutinerie et la désertion, qui oblige le gouverneur et le conseil à fournir des articles énumérés pour les troupes de marche du roi, et le peuple pour payer les dépenses et aussi, la commission des messieurs nommés commissaires des douanes, pour résider en Amérique, qui les autorise à faire autant de nominations qu'ils jugent bon, et à payer les nommés quelle somme leur plaira, pour la mauvaise conduite de qui ils ne sont pas responsables d'où il peut arriver que les officiers de la couronne se multiplient au point de devenir dangereux pour la liberté du peuple, en vertu d'une commission qui ne paraît pas à cette Assemblée de tirer des avantages commerciaux comme beaucoup l'ont supposé.

Tels sont les sentiments et les démarches de cette Chambre et comme ils ont trop de raisons de croire que les ennemis des colonies les ont représentés aux ministres de Sa Majesté et au Parlement, comme factieux, déloyaux et disposés à se rendre indépendants. de la mère patrie, ils ont pris l'occasion, dans les termes les plus humbles, d'assurer Sa Majesté et ses ministres, que, à l'égard du peuple de cette province, et, comme ils n'en doutent pas, de toutes les colonies, la charge est injuste. La Chambre est pleinement convaincue que votre assemblée est trop généreuse et libérale de sentiment pour croire que cette lettre procède d'une ambition de prendre la tête ou de dicter aux autres assemblées. Ils soumettent librement leurs opinions au jugement des autres et prendront la bonté dans votre maison de leur signaler tout ce qui pourrait être jugé nécessaire.

Cette Chambre ne peut conclure, sans exprimer sa ferme confiance dans le roi, notre chef et père commun, que les supplications unies et dévouées de ses sujets américains en détresse rencontreront son acceptation royale et favorable.


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Lettre circulaire du Massachusetts

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Lettre circulaire aux gouverneurs en Amérique

Wikimedia Commons

En réponse à la lettre circulaire du Massachusetts de Samuel Adams au début de 1768 qui demandait à d'autres colonies de se joindre à la résistance à la loi de Townshend du Parlement, le comte de Hillsborough, le nouveau secrétaire aux colonies, a écrit cette lettre adressée aux gouverneurs coloniaux exigeant qu'ils dissolvent les assemblées de leur colonie s'ils a montré son soutien à la lettre d'Adams.

J'ai l'ordre de Sa Majesté de vous transmettre la copie ci-jointe d'une lettre du président de la Chambre des représentants de la colonie de Massachusetts Bay, adressée par ordre de cette Chambre au président de l'assemblée de chaque colonie sur le continent du Nord Amérique.

Comme Sa Majesté considère que cette mesure est d'une tendance des plus dangereuses et factieuse, calculée pour enflammer l'esprit de ses bons sujets dans les colonies, pour promouvoir une combinaison injustifiable, et pour exciter et encourager une opposition ouverte et un déni de l'autorité de Parlement, et pour subvertir les vrais principes de la constitution, il est du plaisir de Sa Majesté que vous exerciez immédiatement après la réception des présentes votre plus grande influence pour faire échouer cette tentative flagrante de troubler la paix publique en obligeant l'Assemblée de votre province à ne pas en tenir compte. de celui-ci, qui le traitera avec le mépris qu'il mérite.

Les preuves répétées qui ont été données par l'Assemblée de [ ] de leur révérence et respect pour les lois, et de leur fidèle attachement à la constitution, laissent peu de place dans la poitrine de Sa Majesté pour douter de leur montrer un ressentiment approprié de cette tentative injustifiable pour raviver ces distractions qui ont opéré si fatalement au préjudice de ce royaume et des colonies et en conséquence Sa Majesté a la plus pleine confiance en leurs affections. Mais si, malgré ces attentes et vos efforts les plus sérieux, il devait apparaître dans l'Assemblée de votre province une disposition à recevoir ou à donner quelque appui à ce papier séditieux, il sera de votre devoir d'empêcher toute poursuite par une prorogation immédiate ou dissolution.


Les formes de foule

Les tensions à Boston restent élevées en 1770 et s'aggravent le 22 février lorsque le jeune Christopher Seider est tué par Ebenezer Richardson. A customs official, Richardson had randomly fired into a mob that had gathered outside his house hoping to make it disperse. Following a large funeral, arranged by Sons of Liberty leader Samuel Adams, Seider was interred at the Granary Burying Ground. His death, along with a burst of anti-British propaganda, badly inflamed the situation in the city and led many to seek confrontations with British soldiers. On the night of March 5, Edward Garrick, a young wigmaker's apprentice, accosted Captain Lieutenant John Goldfinch near the Custom House and claimed that the officer had not paid his debts. Having settled his account, Goldfinch ignored the taunt.

This exchange was witnessed by Private Hugh White who was standing guard at the Custom House. Leaving his post, White exchanged insults with Garrick before striking him in the head with his musket. As Garrick fell, his friend, Bartholomew Broaders, took up the argument. With tempers rising, the two men created a scene and a crowd began to gather. In an effort to quiet the situation, local book merchant Henry Knox informed White that if he fired his weapon he would be killed. Withdrawing to safety of the Custom House stairs, White awaited aid. Nearby, Captain Thomas Preston received word of White's predicament from a runner.


What the Circular Letter of 1768 Signified

You may have noticed how in all these postings about the Massachusetts House’s Circular Letter of 1768, quoting politicians on the circular letter and on the debate over the circular letter, I’ve never actually quoted the circular letter.

That’s because the letter itself doesn’t strike me as particularly interesting or inciting. It went through the familiar argument that Parliament had no right to tax colonists because colonists couldn’t vote for Parliament. In February that position got the pithy formulation “No Taxation without Representation.”

The letter also complained about the new salaries that royal appointees were due to receive from the Townshend duties, asking whether “their having Salaries appointed for them by the Crown independent of the people hath not a Tendency to subvert the principles of equity.”

One fresh idea that the letter addressed was the notion of American colonists being represented in Parliament. Gov. Francis Bernard had floated that possibility privately in 1764, and later in 1768 a former governor, Thomas Pownall, would propose it in print. But the House ruled out the idea:

The letter also made several nods to the Crown’s primacy, including calling the colonial assemblies “a Subordinate Legislative” and concluding by “expressing their firm Confidence in the King, our common Head and Father, that the united & dutiful supplications of his distressed American Subjects will meet with his Royal and favorable acceptance.”

It’s possible that the first draft reported out of committee and voted down on 21 Jan 1768 was more confrontational in its language or proposals than the final text. Gov. Bernard reported that opponents of that draft argued that it “would be considered at home [i.e., in Britain] as appointing another congress” like the Stamp Act Congress of 1765. Which hadn’t actually accomplished much, but was seen as radical.

The only action the circular letter ended up proposing was that each colony’s legislature petition the Crown using the same arguments. As a result, the responses from other colonies to the Massachusetts House were positive but bland and pointed to no further action.

What turned the circular letter into the Circular Letter was the Earl of Hillsborough’s response to it in April. As a new Secretary of State, he wanted to strengthen the authority of the imperial government over the North American colonies. He interpreted Bernard’s reports on the Massachusetts legislature as even worse than they were. He didn’t think he could just ignore this document.

Once Hillsborough demanded that the Massachusetts House rescind the letter, however, he moved the argument beyond what would be a fair system of taxation in a worldwide empire. He turned the conflict into one over whether the Crown could compel some of its North American subjects into abjuring their established speech and principles.


Massachusetts Circular Letter

After the Massachusetts General Court received the text of the Townshend Acts, the assembly put together a committee for a response which was the circular letter. Being "circular" means that it should be circulated or distributed. Other colonies reviewed the letter with positive responses, including Connecticut, Virginia, and New Jersey. [2]

In the letter, it was argued that the new duties were unconstitutional, it also argued that the salary payments to governors and judges undermined local popular control of government. [3]

In Britain, Lord Hillsborough, who was at the time the Secretary of State for the Colonies, was incensed and outraged over the circular. He immediately demanded that the assembly recall the letter. [4] The assembly overwhelmingly refused the royal command, by a vote of 92 to 17. [5] In response, Lord Hillsborough ordered Governor Francis Bernard to dissolve the legislature. [6]

No longer having any legal way to channel their grievances, the colonists entered a period of discontent with belligerent mobs gathering and protesting British officials. [7] [8]

These acts of protest and defiance were answered by the British government, who ordered a fleet of ships to sail into Boston harbor, with two regiments of Regulars and cannons. Paul Revere, who was a witness to the events, made an engraving of the event which he called an "insolent parade". [9] The presence of British soldiers remained, and tensions continued to increase until the Boston Massacre in 1770.


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